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Études / Bilans

14 novembre 2018 à 14:46

L’exportation des courts-métrages français en 2017

UniFrance publie l’étude annuelle sur la diffusion commerciale à l’étranger des œuvres de court métrage français.

L’analyse des résultats* de l’exportation des courts-métrages français à l’international dévoile un chiffre d’affaires global de 543 392€, en baisse de 8,6** points par rapport à celui engendré en 2016. De leur côté, les nombres de ventes (1 435) et de titres (656) suivent la tendance traditionnelle – soit une progression constante – et s’élèvent à respectivement +4,8%** (+16,2% de locations) et +6,5% en 2017. Tout cela influe sur le prix moyen par transaction évalué à 379€ sur l’exercice étudié, de 13,7% inférieur à celui de l’année précédente (439€). La baisse du prix moyen est encore plus flagrante si on rappelle qu’en 2008 il atteignait 871€, le chiffre le plus élévé depuis qu’UniFrance réalise cette étude. L’augmentation du volume des locations, la réduction des investissements des acheteurs (notamment les chaînes télévisées) et la diversification des typologies de droits cédés (comme les redevances des droits VOD) figurent parmi les principaux facteurs qui expliquent cette baisse.

En 2017, 445 acheteurs étrangers différents ont acquis les droits de 656 courts français. Bien qu’ils ne composent que 7% de l’échantillon, les groupes de télévision apportent la moitié du chiffre d’affaires annuel et 23,6% des ventes. En 2017, leurs investissements diminuent de 15,2%, alors que sont recensées 8,6% de transactions en plus : les opérations de vente et de rachat des groupes de télévision affectent la disponibilité et la répartition des ressources, ainsi que le choix des contenus. Les festivals internationaux et les associations représentent 64,1% des acheteurs et sont à l’origine de 668 ventes (+15,8% par rapport à 2016), dont 94% de locations de copies, et de 10,8% du cumul des recettes, en sensible hausse (+3,4%). Intéressés surtout par l’animation, ils sont présents à travers les 5 continents et figurent comme la presque totalité des diffuseurs de courts français en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Océanie. Grâce à la prise en compte des redevances VOD, la part des plateformes VOD connaît une croissance vertigineuse qui les place en 3e position par part de chiffre d’affaires. Le deuxième facteur clé est l’arrivée du chinois Jia Screen sur le marché de la VOD (2% du chiffre d’affaires global annuel).

L’Europe occidentale demeure la zone leader par investissements, même si ces derniers se réduisent progressivement depuis 2015. L’arrivée de Jia Screen permet à l’Asie de garder ses parts de marché presque inchangées malgré la légère baisse d’acquisitions de Pacific Voice Inc., qui se confirme comme étant néanmoins le 1er acheteur de courts-métrages français à l’international. La répartition des recettes et des ventes par pays et par acheteur place de nouveau le Japon au sommet et dévoile une forte progression des États-Unis (notamment grâce à la prise en compte des redevances VOD car les principales plateformes sont basées dans ce pays) et du Royaume-Uni (1er par nombre d’achats, fort de la hausse des investissements de Shorts International). Fondamentale est l’action des distributeurs français de courts-métrages, car ils représentent 88,1% des titres, 72,5% des recettes et 74,6% des ventes.

L’ensemble des données est à retrouver dans l’étude en pièce jointe, « L’exportation des courts-métrages français en 2017» (en version française uniquement).


* Cette étude porte uniquement sur les résultats objectifs des ventes, titre par titre, déclarées par chacune des sociétés de production et de distribution ayant transmis leurs chiffres. Compte tenu du volume de ventes non négligeable qu’elles représentent et de leur caractère incontournable pour de nombreux producteurs, notre étude prend en compte, depuis 2010, les locations en festivals et les ventes promotionnelles auprès d’acteurs institutionnels à l’étranger, et, depuis cette année, les redevances des droits VOD et les premiers résultats de la réalité virtuelle (VR) à l’export. Les ventes auprès d’ARTE, Canal+ Afrique et TV5 Monde sont également recensées et intégrées aux résultats. Ces derniers concernent certes des ventes auprès d’acheteurs résidant en France, mais n’en restent pas moins un vecteur important de la diffusion des films de court métrage hors Hexagone.

** L’évolution est calculée en excluant les royalties VOD car non comptabilisées avant 2017.

 

Auteur : Andrea Sponchiado

Dernière mise à jour : 29 novembre 2018 à 14:46 CET

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