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César et Rosalie

César et Rosalie

Un Long métrage de Claude Sautet

Produit par Fildebroc Productions

Sortie en France : 27/10/1972

    Synopsis

    Rosalie vit depuis quelques temps avec César, vendeur en métaux de récupération. Le jour du remariage de sa mère, Rosalie retrouve un ami d'autrefois, David. Celui-ci, au cours de la réception qui suit, avoue à César qu'il aime encore Rosalie. A partir de ce moment, César fait tout pour éloigner David, mais il irrite si profondément Rosalie que celle-ci part vivre auprès de David. César n'abandonne pas pour autant la partie, et rejoint le couple sur la côte. C'est au tour de David de rompre avec Rosalie. Le temps passe. Un jour, dans son atelier de dessin à Paris, David voit arriver César. Celui-ci s'inquiète : Rosalie, peu heureuse, semble bien avoir besoin de David. César conjure David de se rendre auprès d'elle. David refuse d'abord, mais César y met une telle violence qu'il part avec ce dernier rejoindre Rosalie en Vendée... où l'amitié des deux hommes s'approfondit. Mais, lequel des deux Rosalie aime-t-elle vraiment ?

    © Fiches du Cinéma

    Acteurs (31)

    Production et distribution (3)

    Production Déléguée :

    Fildebroc Productions

    Distribution France :

    Cinema International Corporation (CIC)

    Productions Étrangères :

    Mega Films, Paramount Orion Filmproduktion

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international (2)

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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    Diffusions TV : Cumulé

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    Propos

    Analyse d'une scène

    Dans César et Rosalie (1972), Claude Sautet raconte une histoire d'amour digne d'une cavalcade. Dès les premières images, César (Yves Montand) règle d'un pas vif et d'un bagou allègre un marché de ferraille, file au petit trot chez sa maîtresse Rosalie (Romy Schneider) dont la mère se remarie, organise tambour battant la cérémonie, transforme le cortège de voiture en rallye de compétition, anime le banquet de noces au pas de charge et chante Jean Sébastien Bach "Allegro molto con fuoco"... César mange, boit, fait l'amour et des affaires à 200 km à l'heure. C'est lui qui donne au film son mouvement perpétuel et qui entraîne Rosalie au rythme pétaradant de sa formidable vitalité. Mais un grain de sable vient faire grincer cette mécanique. David (Sami Frey), un artiste énigmatique et charmeur, surgit du passé de Rosalie. Elle quittera César pour David, puis David pour César puis César et David jusqu'au jour ou l'amour se fait amitié, tendresse, intime connivence.

    Le contexte

    César et Rosalie est le sixième film de Claude Sautet. Il aurait dû être un de ses premiers, mais son développement fut très long. Dès 1964, le scénario de Sautet est écrit, mais pendant huit ans, aucun producteur n'est intéressé. Même Raymond Danon, qui a produit ses deux films précédents, le refuse. C'est Michelle De Broca qui décide enfin de le produire.

    On y retrouve ce qui caractérise les films de Claude Sautet: les scènes de café, les scènes de groupe, la solitude dans le groupe, la fugacité du bonheur... César et Rosalie, dont la gestation a été particulièrement douloureuse, et ce pour toute l'équipe tant l'angoisse de Sautet était grande, est finalement son film le plus gai, le plus apprécié et le plus représentatif des années 70.

    La scène

    Comme souvent chez Sautet, la scène se passe dans une brasserie. César et Rosalie sont attablés et engagent la conversation sur David. Face au regard attentif et au sourire calme et lumineux de Rosalie, César va perdre pied, ce à quoi il n'est pas habitué. Il croit gérer ses affaires de coeur comme ses affaires de ferrailles... Désemparé il veut couper court à cette conversation, et finit par se battre avec la motte de beurre qu'il a commandée au serveur, furieux contre lui-même. Sans effet...

    Face à lui, Romy Schneider n'a jamais été si belle, émouvante et attentive. Son étonnement triste, son désarroi à peine esquissé, sont dignes d'une oeuvre d'art. Sautet disait d'elle: "Elle est altière comme un allegro de Mozart, et consciente du pouvoir de son corps et de sa sensualité. Rosalie ne supporte pas la médiocrité!"

    L'analyse

    Le climat est installé dès les premières secondes de la scène: la musique est discrète, la lumière chaude et tamisée, les couverts cliquetiquent légèrement.

    César est très chic avec une chemise blanche taillée sur mesure. Rosalie, muette, est en amorce du champ. Dans sa mise en scène le réalisateur privilégie les dialogues et les non dits. La caméra va garder une distance stratégique par rapport aux personnages, tantôt loin tantôt proche, et devient une machine à penser. Les champs et contre-champs se transforment en affrontements au fil de la scène.

    Claude Sautet a été critique musical au journal résistant Combat, il avait ainsi une vraie passion pour le jazz et pour Bach. Aussi, on comprend le rythme ici très particulier: la scène est musicale, on pourrait presque la chanter. César: "Je ne fais pas des petits dessins dans les coins moi, je gagne de l'argent, (il claque dans ses doigts), de l'argent." Rosalie: "Très chic ! Refais ce geste". A ce moment, la scène une mélodie accordée aux précipitations des sentiments.

    La genèse des personnages

    Claude Sautet s'est exprimé à plusieurs reprises pour expliquer ces deux personnages. "Je cherchais à l'époque pour un film sur lequel j'étais assistant, une voiture accidentée et je me suis retrouvé chez un ferrailleur local. Il y avait un type très élégant avec des chaussures noires impeccables qui est devenu César. Trois ou quatre types l'entouraient. Tandis que j'attendais, je l'ai vu monter avec une blonde dans une voiture superbe et je me souviens m'être demandé à cet instant, si je tombais amoureux de la fille, ce que je ferais avec ce type là en face de moi !"

    "Jean-Loup Dabadie et Claude Néron, les scénaristes, percevaient très bien César, mais il butait sur Rosalie. A leurs yeux, c'était une emmerdeuse. Telle était leur théorie sur le personnage et il m'a fallu les convaincre que c'était plutôt elle qui était emmerdée. Pour Dabadie ce renversement a été un déclic." 

    Source : lexpress.fr

    Générique détaillé (19)

    Productrice déléguée :

    Michelle de Broca

    Scénaristes :

    Jean-Loup Dabadie, Claude Sautet

    Ingénieur du son :

    William-Robert Sivel

    Cadreurs :

    Henri Clairon, Christian Guillouet

    Monteuse :

    Jacqueline Thiedot

    Assistante monteuse :

    Marie-Thérèse Pernet

    Auteur de la musique :

    Philippe Sarde

    Costumière :

    Annalisa Nasalli-Rocca

    Narrateur :

    Michel Piccoli

    Régisseur général :

    Paul Lemaire

    Assistants à la réalisation :

    Agnès Folgoas, Jacques Santi, Jean-Claude Sussfeld, Jean-Claude Ventura

    Directeur de la photo :

    Jean Boffety

    Assistants opérateurs :

    François Lartigue, Guy Lecouvette, Jean-Claude Marisa

    Directeur de production :

    Henri Jaquillard

    Monteuse son :

    Noelle Balenci

    Scripte :

    Geneviève Cortier

    Chef décorateur :

    Pierre Guffroy

    Mixeur :

    Maurice Gilbert

    Photographe de plateau :

    Georges Pierre

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie dramatique

    Thèmes :

    Couple

    Langue de tournage :

    Français

    Origines :

    France, Allemagne, Italie

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    Majoritaire français (France, Allemagne, Italie)

    Année de production :

    1972

    Sortie en France :

    27/10/1972

    Durée :

    1 h 50 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    39678

    Visa délivré le :

    20/10/1972

    Agrément :

    Inconnu

    Type de couleur(s) :

    Couleur

    Cadre :

    1,66

    Format son :

    Mono