Le Mariage de ChiffonUn film de Claude Autant-Lara Produit par Sirius Films Genre(s) : Fiction - Durée : 1 h 43 min Sortie en France : 06/08/1942 Année de production : 1942
RéalisateurActeursSynopsisPeinture attendrie d'une petite ville de garnison avant la Grande Guerre. Chiffon, adolescente de seize ans, est en révolte constante contre le milieu provincial et aristocratique où elle vit. Sa mère, la mondaine marquise de Bray, voudrait lui voir épouser le duc d'Aubieres, colonel du régiment de dragons. Chiffon aime celui qu'elle appelle oncle Marc, frère de son beau-père avec l'affectueuse complicité du colonel, elle finit par l'épouser. Propos Point de vue Adapté d’un roman de Gyp, Le mariage de Chiffon est un film moderne réalisé à partir d’éléments désuets. Les personnages sont peints par petites touches et la narration est quasi-impressionniste dans sa première partie. Claude Autant-Lara et Jean Aurenche, dont c’est la deuxième collaboration, ont une légère et saine distance par rapport à leur sujet. D’où une tonalité tendrement ironique qui n’a rien à voir avec l’aigreur dont ils feront preuve dans leurs films d’après-guerre. Pas encore académique, le style du réalisateur est ici superbement classique. La perfection des décors, des costumes et de la photo n’empêchent le rythme d’être enlevé ni n’étouffent le dynamisme et l’inventivité de la mise en scène qui abonde en détails concrets et réalistes (l’ouverture de la portière d’une voiture de la Belle-Epoque!). Odette Joyeux quoique douze ans trop vieille pour le rôle ne manque pas de fraîcheur. Les seconds rôles hauts en couleur sont délectables. Citons Robert Le Vigan en huissier pris de remords et Larquey en majordome bienveillant. La consistance de leur caractérisation prolonge parfois l’intrigue de ramifications nouvelles. L’histoire traite, mine de rien, des débuts de l’aviation tout autant que de la transformation d’une jeune fille en femme. Le tout aboutit à une gentille célébration des élans anticonformistes. Ce qui, outre le dynamisme de la mise en scène, distingue Le mariage de Chiffon des films d’Autant-Lara des années 50 fustigés par Truffaut est l’amabilité de l’ensemble des personnages (à l’exception certes de la mère crispée sur sa position sociale). Même le désir du colonel pour une femme qui pourrait être sa fille n’est pas montré comme sordide. Tout est léger, élégant, guilleret (et sauvé de l’inconséquence par la parfaite rigueur de l’écriture). Le talent classique qui éclate dans cette brillante fantaisie annonce le chef d’oeuvre dramatique Douce que le cinéaste réalisera un an plus tard avec la même actrice: Odette Joyeux. Source : films.nonutc.fr Production et distributionProduction déléguée : Sirius Films Exportation/Ventes internationales : Télédis Distribution France : Industrie cinematographique
Générique détailléAdaptation et/ou dialoguiste : Jean Aurenche, Maurice Blondeau Auteur de l'œuvre originale : Gyp Producteur : Pierre Guerlais Directeurs de la photo : Jean Isnard, Philippe Agostini Ingénieur du son : Robert Yvonnet Directeur de production : René Montis Monteur : Raymond Lamy Décorateur : Jacques Krauss Auteur de la musique : Roger Desormière Costumes : Claude Autant-Lara
Mentions techniquesLong-métrage Genre(s) : Fiction Sous-genres : Comédie sentimentale Langue de tournage : Français Nationalité : 100% français Année de production : 1942 Sortie en France : 06/08/1942 Durée : 1 h 43 min Etat d'avancement : Sorti Numéro de visa : 231 Visa délivré le : 23/09/1942 Agrément : Inconnu Formats de production :
35 mm Type de couleur(s) : Noir & blanc Format son : Mono
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