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La Traversée de Paris

La Traversée de Paris

Un Long métrage de Claude Autant-Lara

Sortie en France : 26/10/1956

    Synopsis

    Martin, ancien chauffeur de taxi en chômage (nous sommes à Paris, en 1942), est devenu un homme à tout faire du marché noir à qui l'on confie le soin de transporter quatre valises pleines de porc, à l'autre bout de Paris. Son acolyte habituel, s'étant fait arrêter, Martin propose à un inconnu, Grandgil, de l'accompagner. Mais l'homme se révèle très vite odieux, faisant chanter l'épicier, et proposant à l'« honnête » Martin de s'approprier la précieuse marchandise pour la revendre à leur compte. Après avoir provoqué une bagarre dans un café et avoir assommé un agent, Grandgil entraîne Martin chez lui et révèle sa véritable identité. Peintre connu, il s'est offert le luxe de jouer pour un soir le rôle d'un trafiquant. Ecoeuré, Martin continue pourtant son voyage avec cet étrange compagnon, mais tous deux sont arrêtés par une patrouille allemande. Grangil sera relâché, grâce à ses relations, tandis que Martin sera déporté. A la Libération, les deux hommes se retrouvent par hasard, Grangil toujours fortuné et Martin, vieilli et affaibli, porteur à la gare de Lyon. Et le film se termine sur cette réplique amère : « Alors Martin, toujours dans les valises » « Toujours. les valises des autres ».

    © Fiches du Cinéma

    Videos

    25/02/2015

    La Traversée de Paris

    Trailer (english trailer)

    Acteurs (37)

    Production et distribution (3)

    Productions Étrangères :

    Continental Produzione, Franco-London Films

    Distribution France :

    Gaumont

    Exportation / Vente internationale :

    Gaumont

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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    Propos

    Un parcours initiatique

    La traversée de Paris est sans aucun doute un parcours initiatique. Grandgil, peintre, dont la création est temporairement suspendue à cause de la guerre, se distrait et forme par la provocation Marcel Martin, un chauffeur de taxi au chômage introverti.

    Cette longue marche de nuit à travers les quartiers de Paris va permettre à Grandgil d’exposer à Martin par des exemples concrets les limites de la race humaine. La scène du café où Grandgil se lâche en compagnie d’un Martin temporairement libéré de ses préjugés est un exemple parfait de ce débordement verbal et physique.

    Martin est bousculé par les extravagances outrancières de Grandgil. Il se prend au jeu de la puissance que représente ce peintre désabusé qui s’amuse à déstabiliser ses contemporains, qu'il juge faibles et sans envergure, par des remarques acerbes.

    Ce cheminement dans Paris, surtout dans sa conclusion, va cependant replacer Grandgil dans un rôle responsable où il devra faire preuve de sagesse et de réflexion pour sauver la vie de son camarade.

    Autour du film

    Une légende tenace veut que le film eut un succès public mitigé ; c'est faux puisqu'avec 4 893 174 entrées, le film se place 4e au box-office de 1956.
    Le choix de Bourvil pour le rôle de Martin fit l’objet d’une opposition si violente de la part de

    Marcel Aymé qu’il finit par inquiéter la production. Claude Autant-Lara, qui tenait à son choix, dut diminuer son budget de plus de 50 %, renonçant ainsi à la couleur, pour obtenir toute liberté quant à la distribution. Marcel Aymé reconnut par la suite son erreur concernant Bourvil, ajoutant de plus : « C'est vraiment la toute première fois qu'on ait fait au cinéma quelque chose tiré d'un de mes livres qui soit non seulement bien, mais d'une très grande qualité. Et dans ce cas particulier, ce n'était pas facile ».

    Avant ce film, Bourvil n’avait jamais travaillé avec Jean Gabin. Leur première scène fut justement celle de la première rencontre entre Martin et Grandgil. Lorsque Gabin rentre (de dos) dans le bistrot et lance un "Bonsoir" inquiétant : l’acteur Bourvil était terrifié.

    L’équipe technique est visible à deux reprises dans le film. Lorsque Jeannette Batti tend un savon à Jean Gabin au début du film : on peut parfaitement voir, l’espace d’une seconde, l’ombre portée de la caméra sur l’actrice. Lorsque Bourvil aperçoit Jeannette Batti qui s’apprêtait à le quitter, Gabin sort de l’immeuble seul. Lorsque Gabin quitte le couloir : on voit très clairement qu’un assistant referme la porte derrière lui.

    Le budget serré du film encouragea Max Douy (célèbre chef décorateur) à réaliser des quartiers entiers de Paris en studio. Les influences expressionnistes de l’artiste (déjà visibles dans d’autres films) explosent dans certaines séquences de La Traversée de Paris. De plus, le film est certainement l’une des visions les plus justes et les plus saisissantes de la période de l’occupation au cinéma. La force du traitement réside évidemment dans la présence d’un noir et blanc très contrasté et inquiétant.

    Claude Autant-Lara aurait attendu cinq ans avant de tourner les retrouvailles finales gare de Lyon, minutées par le départ du train de Grandgil (il avait acquis les droits en 1950). Cette issue désabusée se démarque complètement de la nouvelle de Marcel Aymé dans laquelle Grandgil est tué par Martin qui incarne l'honneur du prolétariat contre le cynisme d'une bourgeoisie oisive.

    Au crépuscule de sa carrière, Claude Autant-Lara réalisa un remake inavoué de La Traversée de Paris. Il s’agit du film Les Patates, d'après le roman de Jacques Vaucherot, réalisé en 1969 avec Pierre Perret et Henri Virlojeux.

    Source : Wikipedia

    Générique détaillé (14)

    Assistante à la réalisation :

    Ghislaine Autant-Lara

    Producteur :

    Henry Deutschmeister

    Directeur de la photo :

    Jacques Natteau

    Cadreur :

    Gilbert Chain

    Monteuse :

    Madeleine Gug

    Auteur de la musique :

    René Cloerec

    Photographe de plateau :

    Jean-Louis Castelli

    Auteur de l'œuvre originale :

    Marcel Aymé

    Scénaristes :

    Jean Aurenche, Pierre Bost

    Ingénieur du son :

    René-Christian Forget

    Directeur de production :

    Yves Laplanche

    Scripte :

    Geneviève Cortier

    Chef décorateur :

    Max Douy

    Régisseur général :

    André Hoss

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie dramatique

    Thèmes :

    Guerre

    Langue de tournage :

    Français

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1956

    Sortie en France :

    26/10/1956

    Durée :

    1 h 20 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    18104

    Visa délivré le :

    07/09/1956

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono

    Interdiction :

    Aucune

    Affiches (4)

    Réalisateur

    Actualités (2)

    Sélections en festivals (2)

    MyFrenchFilmFestival.com - 2012

    MyFrenchFilmFestival.com (Pays non renseigné, 2012)

    Sélection

    Films hors compétition

    Mostra internationale de cinéma de Venise - 1956

    Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1956)

    Sélection

    Compétition Officielle

    Palmarès (2)

    Prix Méliès - 1957

    Prix Méliès (1957)

    Prix

    Prix Méliès

    Mostra internationale de cinéma de Venise - 1956

    Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1956)

    Prix

    Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine : Bourvil