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La Belle et la Bête (J. Cocteau)

La Belle et la Bête (J. Cocteau)

Un Long métrage de Jean Cocteau

Produit par Discina

Sortie en France : 29/10/1946

  • Sommaire

Acteurs (10)

Production et distribution (3)

Production Déléguée :

Discina

Distribution France :

Discina

Exportation / Vente internationale :

SND Groupe M6

Box Office : cumulé

Box Office : chronologie

Sorties à l'international (7)

PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

La fille d'un riche marchand demande simplement à celui-ci, revenant d'un long voyage, une rose comme cadeau. Ses soeurs se moquent d'elle, mais à partir de ce souhait inattendu tout devient merveilleux. Un homme est changé en bête, la maison est la proie des sortilèges, enfin le Prince Charmant surgit au dénouement pour ravir Belle.

Propos

L'élaboration du film :
Juste après la Deuxième Guerre mondiale, Jean Marais a proposé à jean Cocteau de faire un film qui se baserait sur deux œuvres du XVIIe siècle et XVIIIe siècle. L'une, dont le titre et la majeure partie du contenu narratif, est le conte de fées de Madame Le Prince de Beaumont, publié pour la première fois dans l'anthologie Le Magasin des Enfants, ou Dialogues entre une sage gouvernante et ses élèves, London 1757. La seconde source narrative du film est aussi un conte de fées : La Chatte Blanche de Madame Marie-Cathérine d'Aulnoy, publié quelque 60 ans auparavant, dans une des premières anthologies du genre des "Kunstmärchen" (contes littéraires) imprimées en France : Les Contes des Fées, Paris 1697-1698. De ce conte, un seul motif évocateur se trouve dans le film : les domestiques, ayant été transformés par magie, en sont réduits à leur seuls bras et mains, encore prêts à servir.

Cocteau a trouvé l'idée excellente : non seulement elle coïncidait avec les rêves qu'il avait eus dans son enfance, mais elle lui offrait une nouvelle possibilité cinématographique : mettre en scène des contes de fées. À première vue ce film est différent du précédent pour lequel Cocteau avait écrit le script et qu'il avait dirigé, mais tous les deux travaillent sur des mythes et créent une ambiance d'une beauté qui dérange. Dans son esprit le film reste fidèle à ces deux contes de fées mentionnées, mais la mise en image est de Cocteau et de personne d'autre. Il a ouvert une voie qu'emprunteront après lui des metteurs en scène, comme Ingmar Bergman, François Truffaut et Vincente Minnelli. L'œuvre d'Alexandre Arnoux, La belle et la bête, pièce de théâtre publiée en 1913 en Belgique, aurait aussi inspiré ce film1. L'intrigue du film étant plus proche de cette pièce que du conte original, notamment dans la mise en situation de l'intrigue, l'absence de la fée, etc.

Le maquillage :
Au départ, Jean Marais avait pensé à une tête de cerf. Il semble qu'en faisant cette proposition, il se souvenait d'un détail dans "La Chatte blanche", où le heurtoir à la porte du château magique de la Chatte Blanche/la princesse est en forme d'un pied de biche ou chevrette. Cette proposition suivait les lignes narratives de ce conte de fées, et aurait eu évoqué aussi de loin le mythe du Cernunnos, dieux celtiques des bois aux têtes de cerf ; mais Jean Cocteau pensait que les spectateurs trouveraient une telle tête ridicule pour une bête féroce et dangereuse. Moulouk, le chien de Jean Marais servit de modèle pour le visage de la bête.

Il fallait environ trois heures pour fixer le masque de la bête, et une heure pour chaque griffe. Les dents du monstre étaient accrochées à celles de l'acteur par de petits crochets, ce qui n'était pas très pratique pour manger. La "bête carnivore" se nourrissait donc essentiellement de nourriture en bouillie (on peut lire ces témoignages de Jean Marais dans l'autobiographie qu'il a rédigée).

Lieux de tournage :
Les scènes extérieures ont notamment été tournées dans l'Oise (au Château de Raray), dans le Val-d'Oise (à l'Abbaye de Royaumont), en Indre-et-Loire (Le Moulin de Touvoie à Rochecorbon est la maison de la Belle, Parçay-Meslay), et dans le Alpes-Maritimes (Eze)

Les scènes en studios ont été tournés aux Studios Franstudio de Saint-Maurice, aux Studios Eclair d'Epinay sur Seine et aux Studios de Joinville à Joinville le Pont

La réalisation :
Beaucoup de règles se sont vues brisées au cours de la réalisation de ce film, la musique d'Auric rompait les effets visuels plutôt qu'elle ne les soulignait. La cinématographie d'Alekan n'est pas conventionnelle, mais précise et claire - presque comme dans un documentaire. Le film a été tourné dans la campagne française, dans un environnement qui rend crédible non seulement la maison de la Belle et de sa famille, mais aussi le château de la Bête.

Dans son travail Cocteau a laissé jouer à la morale un rôle, un rôle soumis à la magie, au symbolisme, au surréalisme et à la psychanalyse. Le rôle de la Bête il l'a donné à un acteur qui était considéré alors comme l'homme le plus beau du monde, Jean Marais. Celui-ci interprète un rôle triple : la Bête, le soupirant de la Belle (Avenant) et le prince. En outre, il y a aussi dans le mur des bras d'homme qui en sortent et portent des chandeliers, ainsi que des cariatides dont les yeux bougent et une fumée qui s'exhale. Cocteau a placé aussi dans le film des talismans et des jardins enchantés.

Le film cherche à faire naître un sentiment de magie et d'ensorcellement. La technique cinématographique et les décors se réfèrent aux illustrations et aux gravures de Gustave Doré et, dans les scènes de ferme, aux tableaux de Johannes Vermeer2. L'utilisation des images par Cocteau a fait s'affronter les experts pour savoir si les significations cachées s'expliquaient par Jung ou par le surréalisme.

Le film dure environ 96 minutes, et il est le premier que Jean Cocteau a écrit et mis en scène depuis Le Sang d'un poète. Cocteau montre ici combien il est difficile de séparer le rêve de la réalité.

Le générique lance un clin d’œil vers l'enfance puisqu'ici le générique avec les comédiens et les autres collaborateurs s'écrit sous nos yeux à la craie sur un tableau noir.

Source : Wikipedia

Photos (13)

Générique détaillé (17)

Assistant à la réalisation :

René Clément

Dialoguiste :

Jean Cocteau

Producteur :

André Paulvé

Voix :

Jean Cocteau

Ingénieurs du son :

Jacques Carrère, Jacques Lebreton

Directeur de production :

Emile Darbon

Scripte :

Lucile Costa

Auteur de la musique :

Georges Auric

Interprète de la musique :

Roger Desormière

Adaptateur / Dialoguiste :

Jean Cocteau

Auteur de l'œuvre originale :

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont

Scénariste :

Jean Cocteau

Directeur de la photo :

Henri Alekan

Cadreurs :

Robert Foucard, Raymond Letouzey, Henri Tiquet

Monteur :

Claude Ibéria

Décorateurs :

Christian Bérard, René Moulaert, Lucien Carré

Costumiers :

Christian Bérard, Marcel Escoffier, Pierre Cardin

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Fantastique, Adaptation littéraire

Thèmes :

Amour

Langue de tournage :

Français

EOF :

Oui

Nationalité :

100% français

Année de production :

1946

Sortie en France :

29/10/1946

Durée :

1 h 26 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

782

Visa délivré le :

05/06/1945

Agrément :

Oui

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Noir & blanc

Cadre :

1,37

Format son :

Mono

Affiches (9)

Réalisateur

Sélections en festivals (7)

Festival du film Tribeca (New York) - 2017

Festival du film Tribeca (New York) (Etats-unis, 2017)

Sélection

Sélection officielle

CoLCoA - 2014

CoLCoA (Etats-unis, 2014)

Sélection

Sélection officielle

Festival international du film de Melbourne - 2011

Festival international du film de Melbourne (Australie, 2011)

Sélection

MIFF 60th Retrospective

Berlinale - 1985

Berlinale (Allemagne, 1985)

Sélection

Rétrospective

Festival international du film de Cannes - 1946

Festival international du film de Cannes (France, 1946)

Sélection

Compétition officielle

Palmarès

Prix Louis-Delluc - 1946

Prix Louis-Delluc (France, 1946)

Prix

Prix Louis-Delluc