La principauté de Travancore avait son bourreau professionnel. Par tradition, le doyen d'une famille avait cette charge par la grâce du prince. Le bourreau devait vivre à l'extérieur du village, ne pouvait avoir aucun relation ni de près, ni de loin avec les personnes susceptibles d'être jugées. En contrepartie des contraintes de sa tâche, le bourreau bénéficiait de privilèges : un lopin de terre, une pension annuelle, et une compensation financière après chaque exécution.
Néanmoins, rien ne pouvait le soustraire au sentiment de culpabilité qui le hantait et lui pourrissait la vie.