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Tirez sur le pianiste

Tirez sur le pianiste

Un Long métrage de François Truffaut

Produit par Films de la Pléiade

Sortie en France : 25/11/1960

    Synopsis

    Charlie Kohler joue du piano dans le bar-dancing populaire de Plyne. Son frère Chico, poursuivi par les gangsters Ernest et Momo, vient trouver refuge auprès de lui. Après avoir réglé la situation, Charlie regagne son domicile et retrouve son amie Clarisse, une jolie prostituée voisine de palier. Léna, la serveuse du bar, est intriguée par la timidité et le mutisme de Charlie.

    Au cours d'une promenade, elle parvient à lui arracher quelques confidences... Avant de jouer chez Plyne, Charlie était un grand pianiste virtuose, connu sous le nom d'Édouard Saroyan. Un jour, sa femme Thérésa lui avoua qu'elle avait contribué à la fulgurante promotion de Saroyan en devenant la maîtresse de son imprésario. Elle s'était ensuite suicidée en se jetant par une fenêtre.

    Léna veut aider Charlie, mais la jalousie de Plyne provoque une bagarre au cours de laquelle Charlie devient meurtrier malgré lui. Ernest et Momo ont enlevé Fido, le jeune frère de Charlie. Une fusillade éclate autour du chalet alpin où se sont réfugiés Léna et Charlie. Léna s'effondre dans la neige, touchée mortellement. Charlie se remettra au clavier du piano bastringue.

    Source : cineclubdecaen.com

    Acteurs (16)

    Production et distribution (3)

    Production Déléguée :

    Films de la Pléiade

    Distributions France :

    NEF Diffusion, Cocinor

    Exportation / Vente internationale :

    MK2 Films (ex MK2)

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Analyse

    Le film se présente comme un parcours du noir vers le blanc, de la nuit des premières scènes vers la maison dans la neige ; comme une ascension des profondeurs de la cave, où se tapit Charlie après sa bataille avec Plyne, vers la luminosité éblouissante des montagnes.

    Le film est, avant tout, un voyage vers le passé, un retour vers les origines, vers l'enfance de Charlie ; mais ce retour est aussi le retour du refoulé, retour de la violence de l'enfance à laquelle le héros avait cru pouvoir échapper en quittant jadis ses frères.

    Construit autour d'un long flash-back qui occupe un tiers du film, le récit se joue sur la répétition d'un temps cyclique. A l'histoire de Charlie, Léna et Plyne répond, dans le passé, celle d'Edouard, Thérésa et Lars Schmeel. Dans les deux cas, le désir d'un autre homme vient détruire l'harmonie du couple. Dans les deux cas, la mort de la femme ponctue le dénouement du drame. Par sa construction narrative, le récit élude la possibilité d'une progression linéaire, d'une résolution qui ne soit pas une répétition.

    Le film dans son ensemble manifeste une crainte fondamentale envers le féminin. A l'exception du passant rencontré par Chico, qui a réussi à surmonter son ambivalence et à trouver le bonheur dans le mariage (il évoque, au seuil du récit, un idéal irréalisable), le film présente une galerie d'hommes incapables de vivre harmonieusement leur rapport avec la femme. Les gangsters et les frères du pianiste ont des fixations libidinales infantiles. Lars Schmeel et Plyne convoitent des femmes qu'ils ne peuvent pas avoir. La menace représentée par le corps féminin, qui, par un retour classique de la fiction, se transforme en menace contre le corps de la femme, se manifeste dans un réseau d'images, les barreaux derrière lesquels se profile souvent sa silhouette. Lorsque Charlie montera pour la première fois chez Léna, la caméra offrira un gros plan des jambes de la jeune femme filmées à travers les rampes de l'escalier. Les allées et venues de Clarisse sur le palier qui mène à la chambre seront filmées selon le même dispositif. Lors de leur première promenade, Léna et Charlie, poursuivis par les gangsters, se réfugieront derrière la haute grille dont les barreaux jettent en premier plan leur ombre sur le couple et quand Léna viendra rejoindre le pianiste dans la maison sous la neige, il l'apercevra à travers les grilles de la fenêtre. Ces images qui représentent une des constantes de l'oeuvre de Truffaut, consacrent l'union du désir et de l'interdit.

    Source : cineclubdecaen.com

    Photos (5)

    Générique détaillé (17)

    Administrateur de production :

    Roger Fleytoux

    Adaptateur / Dialoguiste :

    Marcel Moussy

    Auteur de l'œuvre originale :

    David Goodis

    Scénaristes :

    François Truffaut, Marcel Moussy

    Assistant opérateur :

    Jean-Louis Malige

    Directeur de production :

    Serge Komor

    Scripte :

    Suzanne Schiffman

    Musique additionnelle :

    Félix Leclerc, Boby Lapointe

    Secrétaire de production :

    Luce Deuss

    Assistant à la réalisation :

    Robert Bober

    Dialoguiste :

    François Truffaut

    Producteur :

    Pierre Braunberger

    Directeur de la photo :

    Raoul Coutard

    Cadreur :

    Claude Beausoleil

    Monteuses :

    Claudine Bouché, Cécile Decugis

    Auteur de la musique :

    Georges Delerue

    Photographe de plateau :

    Robert Lachenay

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Film noir

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Année de production :

    1959

    Sortie en France :

    25/11/1960

    Durée :

    1 h 18 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    22.836

    Visa délivré le :

    11/07/1960

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    Scope

    Format son :

    Mono

    Interdiction :

    Aucune

    Affiches (8)

    Réalisateur

    Sélections en festivals