En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]
La Bande des quatre

La Bande des quatre

Un Long métrage de Jacques Rivette

Produit par Pierre Grise Productions

Sortie en France : 08/02/1989

    Synopsis

    Anna, Joyce, Claude, Lucia sont élèves du court d'art dramatique de Constance Dumas, l'un des plus reputés, ou seules les filles sont admises. Constance Dumas leur fait repeter, entre autres, "La double inconstance" de Marivaux, qui constituera la piece de présentation de leur promotion. Les quatre amies habitent ensemble, dans un pavillon de la banlieue nord. Plus exactement, Lucia, d'origine portugaise, vient d'emménager au moment ou notre recit commence. Elle remplace une cinquieme amie - egalement élève chez Constance Dumas - Cécile, laquelle vivant apparemment un grand amour, a décide d'aller vivre avec son mystérieux et invisible amant.

    Acteurs (16)

    Production et distribution (4)

    Production Déléguée :

    Pierre Grise Productions

    Exportation / Vente internationale :

    Celluloid Dreams

    Coproductions :

    Limbo Film, Arte France Cinéma

    Distribution France :

    Les Films du Losange

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international (6)

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

    Voir tout

    Voir moins

    Désolé, aucun résultat ne correspond à votre recherche.

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    La Bande des quatre est sans doute l'un des films les plus évidents, mais aussi les plus secrets de Jacques Rivette. Evident par son thème explicite, qui reprend et résume toute l'oeuvre du cinéaste, depuis son premier long métrage, Paris nous appartient : la question du théâtre, autrement dit moins celle de la représentation ou de la fiction que celle de la vérité même du cinéma, observée à travers son double ou son frère ennemi. Dans La Bande des quatre, le dispositif théâtral (le "documentaire" sur un cours de théâtre dirigé par Constance/Bulle Ogier) donne lieu à quelques scènes magnifiques dans lesquelles Rivette explore le langage de certains de ses auteurs favoris, Marivaux ou Racine. Mais ce théâtre est aussi un gynécée qui, comme la maison en banlieue, deuxième décor du film, est un monde sans hommes. Il y a seulement deux hommes dans La Bande des quatre : l'un est un fantôme, celui d'un évadé en fuite qu'on ne verra jamais, mais qui sera à la fois l'amant d'une des jeunes filles (Nathalie Richard) et le "macguffin" de l'intrigue ; l'autre (Benoît Régent) est un manipulateur universel ("On trouve tout chez cet homme là, c'est la Samaritaine ! " s'exclame une des jeunes filles), flic et voyou, menteur et honnête, cynique et amoureux et, jusqu'à la fin de l'histoire, opaque. Mais surtout, l'homme est un intrus, et La Bande des quatre raconte la manière dont, dans l'univers rivettien, les filles conspirent à éliminer des hommes qui sont toujours de trop. Ce film réussit ainsi une sorte d'équilibre miraculeux et gracieux entre une fable politique (le film est dédié " aux prisonniers, à celles et ceux qui les attendent "), un thriller balzacien (c'est dans La Bande des quatre qu'on entend pour la première fois parler du Chef-d'oeuvre inconnu, la nouvelle de Balzac qui servira de point de départ à La Belle Noiseuse), un documentaire nervalien sur Paris et ses marges, et une observation, digne de Marivaux, des différents âges de la femme, et surtout des métamorphoses enchanteresses des actrices.

    Jacques Rivette, "Libération", 10 février 1989, entretien avec Louis Skorecki :
    « J'ai longtemps voulu filmer une histoire autour d'un cours d'art dramatique. Plus récemment, j'ai eu envie de parler d'une femme qui serait professeur dans ce cours en m'attachant à sa vie privée. C'est Jeanne Moreau qui devait jouer le rôle. Je ne sais pas si elle s'est fâchée ou quoi, mais elle a disparu à quelques semaines du tournage. À ce moment, j'ai proposé le rôle à une autre actrice, tout en étant certain, parce que le personnage était pensé pour Jeanne, que cette actrice allait refuser. C'est exactement ce qu'elle a fait. J'ai alors décidé de faire le contraire et de reconstruire l'histoire à partir des élèves. (...) Chaque fois qu'un personnage est seul sur l'écran, nous entrons dans sa tête. C'est ce qu'il voit que nous voyons. Nous sommes avec lui. (...) L'une des plus belles scènes de La Bande des quatre s'éclaire : la petite Portugaise est seule dans sa chambre, d'horribles bruits de lutte et de mort déchirent la bande-son. Lucie prie, fait des incantations rituelles, se recueille. Au-dessus d'elle, soudain, le vacarme cesse. Une clé tombe dans la cheminée. Plus de vampire, ils ont passé le pont, tout le monde peut dormir. (...) C'est elle qui entend ce son terrifiant, nous sommes entrés dans sa tête, elle avait peut-être envie de fantômes cette nuit-là. (...) Celui de mes films qui ressemble le plus à La Bande des quatre, c'est peut-être Le Pont du Nord. Une femme plus âgée essayait d'en protéger une plus jeune; c'est le contraire ici mais il y a, encore, la présence de Bulle Ogier. (...) La Bande des quatre, c'est une répétition, ce n'est pas encore du théâtre. Le théâtre viendra plus tard dans la fiction, quand on n'y sera plus, une fois le film terminé. Le travail est toujours plus intéressant à montrer que le résultat. Un chaudronnier dans un film de Rouquier, je peux le regarder trois heures. Un chaudron, même si c'est le plus beau du monde, j'en ai fait le tour en trois minutes. »

    Jacques Rivette, "Les Cahiers du cinéma", n°416, février 1989, entretien avec Marc Chevrie :
    « Si on prend un sujet qui traite du théâtre de près ou de loin, on est dans la vérité du cinéma. Parce que c'est le sujet de la vérité et du mensonge et qu'il n'y en a pas d'autre au cinéma : c'est forcément une interrogation sur la vérité avec des moyens qui sont forcément mensongers. (...) Le théâtre, c'est la version civile du cinéma, c'est son visage de la communication avec le public; alors qu'une équipe de film, c'est un complot, c'est complètement fermé sur soi, et personne n'est encore arrivé à filmer la réalité du complot. »

    Source : cineclubdecaen.com

    Générique détaillé (13)

    Assistante à la réalisation :

    Lorraine Groleau

    Scénaristes :

    Jacques Rivette, Pascal Bonitzer, Christine Laurent

    Directrice de la photo :

    Caroline Champetier

    Directeur de production :

    Christian Lambert

    Assistante monteuse :

    Maguelone Pouget

    Chef décorateur :

    Emmanuel de Chauvigny

    Photographes de plateau :

    Denis Darzacq, Hermine Karagheuz

    Productrice :

    Martine Marignac

    Coproducteur :

    Luciano Gloor

    Assistants opérateurs :

    Jean-Philippe Bouyer, Catherine Strem

    Monteuse :

    Catherine Quesemand

    Scripte :

    Lydie Mahias

    Costumière :

    Laurence Struz

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Thèmes :

    Amitié, Théâtre

    Langue de tournage :

    Français

    Origines :

    France, Suisse

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    Majoritaire français (France, Suisse)

    Année de production :

    1988

    Sortie en France :

    08/02/1989

    Durée :

    2 h 40 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    66937

    Visa délivré le :

    10/01/1989

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Couleur

    Cadre :

    1,85

    Format son :

    Mono

    Affiches (1)

    Réalisateur

    Sélections en festivals

    Berlinale - 1989

    Berlinale (Allemagne, 1989)

    Sélection

    Compétition officielle

    Palmarès

    Berlinale - 1989

    Berlinale (Allemagne, 1989)

    Prix (2)

    Prix FIPRESCI de la Critique Internationale

    Mention spéciale