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Le Crime de Monsieur Lange

Le Crime de Monsieur Lange

Un Long métrage de Jean Renoir

Produit par Films Obéron

Sortie en France : 08/01/1941

    Synopsis

    Le directeur d'une petite entreprise de publications populaires, Batala, exploite honteusement son personnel. Il édite aux moindres frais "Arizona Jim", un western écrit par l'un de ses employés, le sympathique M. Lange, tout en lardant sa prose de slogans publicitaires. Entre deux affaires véreuses, il viole l'innocente Estelle, employée de la blanchisserie du rez-de-chaussée dont la patronne, Valentine, est elle-même amoureuse de Lange. D'autres intrigues se nouent gentiment dans la cour de l'immeuble.

    Acculé à la faillite, Batala prend le large. Son train déraille. Il passe pour mort. En réalité, il a volé les vêtements et usurpé l'identité d'un ecclésiastique qui voyageait avec lui. En son absence, l'affaire est renflouée et sainement gérée par les ouvriers réunis en coopérative. On s'apprête à tirer un film d'"Arizona Jim". C'est le moment que choisit l'ignoble Batala pour reparaître et faire valoir ses droits. Lange, effondré, le tue. Après quoi il s'enfuit en compagnie de Valentine et passe aisément la frontière.

    Source : cineclubdecaen.com

    Acteurs (24)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Films Obéron

    Exportation / Vente internationale :

    STUDIOCANAL

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Propos d'André Bazin  :

    "Le scénario original s'appelait Sur la cour. L'idée générale du film est de grouper autour de cette cour intérieure un certain nombre de personnages et d'activités, bref de peindre dans un esprit quasi unanimiste une de ces petites communautés parisiennes née spontanément de la topographie urbaine. Il y a ceux qui habitent et travaillent " sur la cour " : les concierges, la blanchisseuse, Lange et ceux qui viennent seulement y travailler : les typographes, les ouvrières de Valentine, etc. mais tout ce petit monde ne nous est (à quelques "extérieurs" près) connu que par ses rapports constants ou occasionnels avec la cour et les activités dont elle est le centre.

    Or, cette réalité dramatique a été concrétisée en fait par un décor, non point morcelé entre plusieurs plateaux du studio, mais construit effectivement en entier dans la cour du studio de Billancourt. Dans ce vaste complexe, chaque partie importante du décor (la conciergerie, la blanchisserie, le grand escalier, la salle de composition, le bureau de Batala…) occupait sa place réelle autour de la cour dont le centre devenait le lieu géométrique de toute l'action. Notons un détail significatif : le pavage de ladite cour est concentrique.

    On comprend dès lors que si la profondeur de champ est, en effet, le modèle de prise de vue toujours logique lorsque l'action se passe dans l'un des éléments périphériques du décor, le panoramique soit le mouvement d'appareil spécifiquement imposé par cette disposition générale lorsque l'action est saisie depuis la cour.

    D'où le trait de génie final de la mise en scène, le point d'orgue, l'accord parfait qui va cristalliser toute la structure spatiale du film le panoramique à 360° et à contresens, prenant Lange dans le bureau de Batala nous le faisant suivre à travers l'atelier puis l'escalier enfin débouchant sur le perron. Mais, lors du plan suivant, la caméra l'abandonne et, au lieu de continuer sur ses pas, vire en sens contraire balayant toute la cour et recadrant l'acteur dans l'angle opposé où il vient de rejoindre Batala pour le tuer. Cet étonnant mouvement d'appareil apparemment contraire à toute logique a peut-être des justifications secondaires, psychologiques ou dramatiques (il donne une impression de vertige, de folie, il crée un suspense) mais sa raison d'être est plus essentielle ; il est l'expression spatiale pure de toute la mise en scène.


    Il est vrai que ce panoramique non immédiatement justifié pourrait paraître arbitraire et sentir la rhétorique. Aussi Renoir nous a-t-il préparés inconsciemment à l'admettre dans la scène du concierge ivre traînant les poubelles autour de la cour. Le mouvement circulaire est ainsi dans notre œil et c'est sa persistance mentale qui contribue sans doute a faire admettre l'abstraction du panoramique qui va suivre."

    Source : cinclubdecaen.com

    Générique détaillé (12)

    Adaptateur / Dialoguiste :

    Jacques Prévert

    Producteur :

    André Halley des Fontaines

    Scénaristes :

    Jean Renoir, Jacques Prévert

    Ingénieurs du son :

    Louis Boge, Roger Loisel

    Scripte :

    Marguerite Houllé-Renoir

    Chef décorateur :

    Robert Gys

    Dialoguiste :

    Jacques Prévert

    Producteur exécutif :

    Jean Renoir

    Directeur de la photo :

    Jean Bachelet

    Monteuses :

    Marguerite Houllé-Renoir, Marthe Huguet

    Auteurs de la musique :

    Jean Wiener, Joseph Kosma

    Photographe de plateau :

    Jean Bachelet

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Drame

    Langue de tournage :

    Français

    Autre pays coproducteur :

    France (100.0%)

    EOF :

    Oui

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1935

    Sortie en France :

    08/01/1941

    Durée :

    1 h 19 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    1800

    Visa délivré le :

    30/09/1939

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono