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Nous ne vieillirons pas ensemble

Nous ne vieillirons pas ensemble

Un Long métrage de Maurice Pialat

Produit par Lido Films

Sortie en France : 09/05/1972

  • Sommaire

Acteurs (10)

Production et distribution (4)

Production Déléguée :

Lido Films

Exportation / Vente internationale :

Gaumont

Production Étrangère :

Empire Films

Distribution France :

Les Films Corona

Box Office : cumulé

Box Office : chronologie

Sorties à l'international

PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

Jean, « vieil adolescent de quarante ans » et cinéaste raté, est marié à Françoise, une femme de son âge avec qui il continue à vivre, sans doute plus par besoin de protection que par affection. Il a depuis six ans une maîtresse de vingt-cinq ans, Catherine, très amoureuse de lui et qu'il traite avec peu de ménagement, bien qu'il lui soit attaché. Le film est l'histoire de la mort de ce couple à travers des heurts, des disputes, des séparations et des retours, le tout ponctué par la haine des parents de Catherine pour Jean. Jusqu'à ce que, lassée et plus amoureuse, dit-elle, Catherine décide de se marier avec un homme socialement plus respectable que Jean (mais que nous ne voyons jamais) avec qui elle va partir en Afrique, laissant Jean désespéré.

Source : cineclubdecaen.com

 

Propos

Jean Yanne a obtenu le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 1972 pour Nous ne vieillirons pas ensemble.

Récit douloureux des trois derniers mois d'une liaison, Nous ne vieillirons pas ensemble est un récit ouvertement autobiographique que Pialat prolongera superbement, de manière plus moderne et avec une mise en scène plus ample, dans son dernier film Le garçu en 1995.

Tout entière centrée sur la crise du couple, la narration se compose d'une succession de scènes de ruptures et de réconciliations. Cette répétition se retrouve dans l'utilisation de plans presque identiques : une vingtaine où le couple est filmé derrière le pare-brise et une dizaine où l'un est dans la voiture, regardant l'autre à l'extérieur. Pour contrebalancer cet effet de fractionnement et d'émiettement, tous les plans sont assez longs.

C'est parfois un plan séquence. Ainsi lorsque Jean et Catherine sont filmés au sortir de l'eau rejoignant la R16 bleu et s'installant à leur place. La voiture recule ensuite, s'ensable et finit par quitter le plan.

C'est presque toujours un plan suffisamment long pour que le corps de Jean ou sa parole viennent menacer Catherine. La violence sonore semble aussi menacer leur relation : le bruit du sèche-cheveux le matin, ceux de l'avion et des bateaux dans la chambre d'hôtel du port, celui du vent lors de la rupture à saint Pat.

L'histoire de Jean et Catherine, enfermés dans leur passion, semble ne pas avancer. Elle se dénoue pourtant lorsque Jean part voir son père pour obtenir sa bague de fiançailles. Il revient sans trouver Catherine et lui met la main dans la culotte pour savoir si elle a fait l'amour lors de son retour à cinq heures du matin.

La jouissance d'invective, de goujaterie et de violence révoltante de Jean se transforme alors en détresse pendant que Catherine retrouve une vie normale et assume son image solaire.

Au corps massif et intrusif de Jean, Catherine avait toujours opposé sa légèreté, son goût pour le soleil et une joie innocente presque enfantine. Autant de bonheur possible que Jean avait filmé sur la plage sans la voir et qui constitue la dernière séquence du film. L'image passe alors au noir et blanc disant plus encore que l'éloignement de Catherine en Afrique la fin de leur amour, inscrit dorénavant dans le passé.

Tournage difficile car Jean Yanne faisait l'aller et retour entre le plateau et l'hôpital où sa femme, gravement malade, allait décéder. La légende dit que Pialat aurait utilisé la voix blanche de Yanne après la mort de sa femme pour l'une des séquences du film.

Jean Yanne s'est répandu en invectives et insultes sur Pialat, l'accusant de ne pas savoir diriger un acteur alors, qu'ironie du sort, il recevra le prix d'interprétation masculine à Cannes.

J.- L. L. le 22/01/2008

Source : cineclubdecaen.com

Générique détaillé (12)

Assistants à la réalisation :

Jean-Claude Bourlat, Alain Etève, Jean-Luc Millorit, Daniel Imbert

Directeur de la photo :

Luciano Tovoli

Assistant opérateur :

Jacques Labesse

Directeur de production :

Alain Coiffier

Assistant monteur :

Bernard Dubois

Mixeur :

Jacques Maumont

Scénariste :

Maurice Pialat

Ingénieurs du son :

Daniel Brisseau, Claude Jauvert

Cadreur :

Lionel Legros

Monteuses :

Arlette Langmann, Corinne Lazare

Scripte :

Anne Mirman

Photographe de plateau :

Bernard Prim

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Thèmes :

Divorce

Langue de tournage :

Français

Origines :

France, Italie

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Italie)

Année de production :

1972

Sortie en France :

09/05/1972

Durée :

1 h 50 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

38823

Visa délivré le :

02/05/1972

Agrément :

Oui

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Format son :

Mono

Interdiction :

Aucune

Affiches (1)

Réalisateur

Sélections en festivals (2)

Golden Horse Film Festival de Taïpei - 2015

Golden Horse Film Festival de Taïpei (Taiwan, 2015)

Sélection

Hommage à Maurice Pialat

Festival international du film de Cannes - 1972

Festival international du film de Cannes (France, 1972)

Sélection

Compétition officielle

Palmarès

Festival international du film de Cannes - 1972

Festival international du film de Cannes (France, 1972)

Prix

Prix d'interprétation masculine : Jean Yanne