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Détruire, dit-elle

Détruire, dit-elle

Un Long métrage de Marguerite Duras

Produit par Madeleine Films, Ancinex

Sortie en France : 17/12/1969

    Synopsis

    Une grande maison directoire dans un parc ombragé, semé de chaises longues, de tables et de parasols, où les hôtes - pensionnaires, estivants, malades? - peuvent se reposer à leur gré. Une femme solitaire, silencieuse, étendue de longues heures sur un fauteuil de repos, intrigue deux clients de cet hôtel : Stein, istraélite qui se dit "toujours tremblant, dans une incertitude tremblante", et Max Thor, jeune professeur et écrivain en puissance. Les deux hommes en viennent assez vite aux confidences...

    Acteurs (5)

    Production et distribution (2)

    Productions Déléguées :

    Madeleine Films, Ancinex

    Exportation / Vente internationale :

    Films Benoît Jacob

    Propos

    « Détruire, dit-elle est un quatuor. L'héroïne, Elizabeth Alione, enfoncée dans une profonde mélancolie qu'elle traîne dans les couloirs, le parc et la salle à manger d'un hôtel, faible, alanguie, ouverte, Alissa, dure, belle, féroce, sensuelle, affranchie des convenances. Deux femmes en apparence si loin l'une de l'autre. Max Thor et Stein, deux intellectuels, voyeurs, chasseurs, destructeurs. Chacun se noie dans le désir de l'autre. Max Thor dans celui de Stein, Elizabeth dans celui d'Alissa. Les deux hommes, amants d'Alissa, sont tous deux épris d'Elizabeth, leur nouvelle proie. Détruire, dit-elle célèbre le culte du néant sur fond de voyeurisme. Tout est décrit sur fond d'absence. Un brouillard enveloppe les personnages qui se débattent maladroitement pour continuer à vivre. Duras le dit elle-même : "J'ai voulu montrer un monde plus tard, après Freud, un monde qui aurait perdu le sommeil". »

    — Laure Adler, Marguerite Duras

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    Réception critique

    Détruire, dit-elle bénéficie d'un accueil critique contrasté. Dans Le Nouvel Observateur, Philippe Sollers évoque « le grand bouleversement formel » que porte ce « film très sexuel avec ce très beau final où le défoncement qui arrive très soudainement, le bruit et la musique qui indiquent comme une sorte d'orgasme terminal, une sorte de décharge finale. » Le Monde parle quant à lui d'un « film ténébreux, vénéneux, vertigineux », tout en avouant qu'il faut une bonne dose de courage pour s'enfoncer dans ses méandres et beaucoup de perservérance pour ne pas quitter la salle. La revue Jeune cinéma défend quant à elle cette « superbe audace visuelle » et cette « tentative réussi d'approcher la vérité. »

    Toutefois, dans Le Figaro, le film est critiqué pour l'ennui qu'il provoque chez le spectateur et le narcissisme de son propos. La Quinzaine littéraire évoque elle aussi le laconisme du ton et souligne le manque de sérieux des thèses politiques proposées.

    Source : Wikipedia

    Générique détaillé (7)

    Auteur de l'œuvre originale :

    Marguerite Duras

    Scénariste :

    Marguerite Duras

    Ingénieur du son :

    Luc Perini

    Monteur :

    Henri Colpi

    Producteurs :

    Nicole Stéphane, Gilbert de Goldschmidt

    Directeur de la photo :

    Jean Penzer

    Directrice de production :

    Monique Montivier

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction, Expérimental

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1969

    Sortie en France :

    17/12/1969

    Durée :

    1 h 30 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    35.800

    Agrément :

    Inconnu

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Format son :

    Mono