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Quatorze Juillet - Poster France

Quatorze Juillet

Un Long métrage de René Clair

Produit par Films Sonores Tobis

Sortie en France : 13/01/1933

    Synopsis

    Lors d'un bal du 14 juillet, Jean, chauffeur de taxi, et Anna, fleuriste, s'avouent leur amour. Mais le lendemain, ils apprennent que Pola, l'ancienne maîtresse de Jean, a reconquis son amant. Mais elle le délaissera vite. Sans amour, Jean sombre dans la délinquance. Jean et Anna rallumeront finalement leur flamme, née sous le signe de la fête nationale...

    Acteurs (26)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Films Sonores Tobis

    Exportation / Vente internationale :

    TF1 Studio (ex-TF1 International)

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Quatorze Juillet est un exemple manifeste de la place singulière du style de René Clair, à mi-chemin entre Marcel Carné et Jacques Tati. On y retrouve en effet la même poésie, à la fois enfantine, authentique dans sa simplicité, et qui ne sombre jamais dans la superficialité ou la caricature.

    Si les mots de Prévert semblent flotter sur Quatorze Juillet, c’est paradoxalement par l’image et non le son que René Clair les prononce. Ayant commencé sa carrière en 1925 (avec le surréaliste Entr’acte), il apparaît rapidement que le cinéaste connaît la langue du cadrage, du mouvement, du montage, et la maîtrise à merveille. Ici, nous pensons rapidement aux univers de Hôtel du Nord et Le Jour se lève, que Quatorze Juillet précède d’une demi-décennie. Tout d’abord, l’analogie sur la forme se justifie notamment par les présences du grand décorateur Alexandre Trauner, et du musicien Maurice Jaubert, que l’on retrouvera par la suite tous deux chez Carné. Mais c’est dans la description caractéristique des personnages que les films de René Clair ont certainement inspiré l’auteur de Quai des brumes.

    Comme souvent chez le cinéaste, le style est minimaliste et les sous-entendus apportent des nuances à la remarquable finesse. Et c’est bien dans ses petits regards, ses mouvements tout en douceur ou ses immobilités lourdes de sens que le talent de René Clair explose. Ici, il est au service d’une histoire de jeunes amants qui aurait pu sombrer dans la romance artificielle, transcendé par une fascinante ambiance ouatée. L’enfance, ici perdue, est fortement présente tout au long de la narration, que ce soient les jeunes du quartier jouant dans la cour ou bien là encore la figure particulière des personnages.

    Comme chez Tati, les personnages principaux sont décrits comme de grands enfants. Mais là où chez le premier, c’est au service du rire, dans Quatorze Juillet, c’est d’une certaine manière avec mélancolie que René Clair nous décrit ses personnages qui, sans être des adolescents, semblent évoluer entre la pureté et la spontanéité enfantine d’une part (choquant au passage les concierges, les voisins et les familles bourgeoises lors de baisers volés sous les préaux) et les douloureuses découvertes du monde d’adulte d’autre part (le rang social, l’appât du gain, les déceptions amoureuses). Lui (George Rigaud, à fleur de peau) est le voyou aux grandes envies de liberté et elle (la belle Annabella) rêve d’amour éternel.

    De Tati, il y a aussi cette propension à agrémenter la narration de petites sous-intrigues distillées dans le récit, via des personnages secondaires vivant des aventures parallèlement à la romance des deux personnages, comme les sympathiques pickpockets (que l’on retrouvera par la suite), le milliardaire alcoolique ou la voisine conversant avec la concierge. Des digressions, qui sont plus exactement des excroissances jamais gratuites de l’univers enfantin des personnages.

    Source : 1kult.com

    Générique détaillé (10)

    Assistant à la réalisation :

    Albert Valentin

    Scénariste :

    René Clair

    Ingénieur du son :

    Hermann Storr

    Monteur :

    René Le Hénaff

    Chef décorateur :

    Lazare Meerson

    Adaptateur / Dialoguiste :

    René Clair

    Directeur de la photo :

    Georges Perinal

    Cadreur :

    Louis Page

    Auteurs de la musique :

    Maurice Jaubert, Jean Grémillon

    Costumier :

    René Hubert

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie dramatique

    Langue de tournage :

    Français

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1932

    Sortie en France :

    13/01/1933

    Durée :

    1 h 37 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    2423

    Visa délivré le :

    02/10/1946

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono