En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]
Le Signe du Lion

Le Signe du Lion

Un Long métrage de Éric Rohmer

Produit par Ajym Films

Sortie en France : 02/05/1962

    Synopsis

    Pierre Wesserlin, musicien américain, mène une joyeuse vie de bohème à Paris et dépense sans compter, en attente d'un héritage. Il accumule ainsi les dettes... jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il n'est pas héritier. Ses créanciers lui coupent alors les vivres et ceux qui se prétendaient ses amis le quittent. En plein mois d'août, sous un soleil brûlant, il se retrouve seul et démuni dans la capitale désertée et ne cherche plus qu'à survivre, mais refuse de travailler. Devenu clochard, il touche le fond, mais son signe astral le protège.

    Videos

    20/11/2014

    Le Signe du Lion

    Bande annonce (française)

    Acteurs (22)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Ajym Films

    Exportation / Vente internationale :

    Les Films du Losange

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international (3)

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

    Voir tout

    Voir moins

    Désolé, aucun résultat ne correspond à votre recherche.

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Premier long métrage d'Éric Rohmer, Le Signe du Lion s'inscrit dans la Nouvelle Vague par sa technique (tournage économique en décors réels), faisant de Paris et de la Seine des acteurs au même titre que le personnage qui y erre et y déchoit. Mais il révèle aussi, selon Jean Douchet, l'originalité de l'approche rohmerienne pétrie de jansénisme. Pierre Wesserlin croit en sa bonne étoile. Il est confronté à des coups du sort (héritage attendu, perdu, retrouvé), soudain isolé dans un Paris estival déserté par ses amis. L'errance, la déchéance physique et morale le réduisent au rang de faire-valoir d'un clochard (extraordinaire numéro de Jean Le Poulain)1.

    Or, à aucun moment, il n'envisage un travail physique, fût-il momentané, pour s'extraire de ce maëlstrom. Tenté par un petit trafic, il se rend cependant en banlieue, fait chou-blanc et n'insiste pas. C'est qu'il attend la grâce, le don du ciel ou d'ailleurs qui seul peut le sortir de la mélasse. On le suit dans son parcours las, traversant sans communiquer des tranches de vie, des dialogues dont il est le témoin muet et impuissant, dans la chaleur d'un Paris où il a perdu ses repères et s'écoule sans plus d'initiative que la Seine.

    Et le don arrive... retour des amis, mort « providentielle » du cohéritier rival. Mais cela n'est pour lui que l'ordre naturel des choses : il reprend sa bamboche où il l'avait interrompue par panne d'argent, sans rien avoir appris ni compris de l'épreuve. Le plan final, les galaxies, la constellation du Lion, renvoie à ses délires astrologiques de la séquence fête, au début du récit. Amer bouclage : on n'avance pas, seule la grâce sauve et permet de boucler la boucle2.

    Le film est avant tout une réflexion amère sur la solidarité humaine, ou plutôt son absence. Cependant l'optimisme finit par l'emporter sur le désespoir et quelques exceptions sauvent un portrait peu flatteur de l'espèce humaine, même si ce sont plutôt les astres et le hasard qui sont salvateurs. Courte apparition de Godard en Sisyphe de l'électrophone ! Peut-on l'interpréter comme spectateur désabusé de l'absurdité de la condition humaine ?

    Le film ne fut pas un succès commercial : sans doute Pierre Wesserlin paraissait-il encore plus antipathique, anti-héros dans la France des « trente glorieuses » où trouver un emploi ne posait aucune difficulté. Le spectateur d'alors comprenait d'autant moins que le protagoniste se laisse ainsi aller du landau où le clochard éblouissant le trimballe comme un paquet de chiffons jusqu'au caniveau où, rageur, il pleurniche sur « la pierre... les gens... ».

    L'effet est d'ailleurs renforcé par le choix pour ce rôle de Jess Hahn, force de la nature, que le public était habitué à voir dans des rôles de bagarreur. Pourtant on n'imagine pas un autre acteur de l'époque, même dans les grands, pour ce rôle d'un colosse touchant de spontanéité et de générosité, mais aussi extrêmement fragile. D'origine américaine, Jess Hahn est arrivé en France en 1944 avec les Alliés, lors du Débarquement de Normandie, et y est resté. Rohmer est un des rares cinéastes français à lui avoir donné un rôle principal. Il fut souvent cantonné dans des seconds rôles, voire des rôles secondaires... Robert Enrico lui offrira aussi une belle composition dans Les Grandes Gueules.

    Source : Wikipedia

    ---

    Point de vue

    Tourné en 1959, entre Les quatre cents coups, de Truffaut et A bout de souffle, de Godard, le premier long métrage d'Eric Rohmer ne devait sortir que trois ans plus tard à la sauvette et dans une version tronquée. Sans doute parce qu'il n'avait ni la brillance de l'un ni la charge émotionnelle de l'autre.

    A le revoir aujourd'hui, on est en effet frappé par la retenue du ton et la noirceur du propos. A Paris, un musicien américain, insouciant et bohème, apprend qu'il va hériter d'une fortune. Il tape un copain, réunit tous ses amis et fait la fête. Ses amis partent en vacances. Il est déshérité. Et, peu à peu se clochardise. C'est un film sur l'indifférence. Sur la solitude. Et quand le conte - car c'est déjà un conte que nous conte Rohmer - connaît, grâce au hasard, un dénouement heureux, notre clochard redevenu milliardaire se montrera lui aussi indifférent envers le seul type qui l'aura aidé.

    Le goût de la déambulation, cette façon de filmer l'essence même des lieux, le rôle accordé au hasard - ou au destin -, tout cela nous le retrouverons, vingt-deux ans plus tard, dans les Comédies et proverbes. La noirceur en moins. La grâce en plus.

    © Claire Vassé

    Photos (4)

    Générique détaillé (16)

    Producteur délégué :

    Claude Chabrol

    Adaptateur / Dialoguiste :

    Paul Gégauff

    Scénariste :

    Éric Rohmer

    Directeur de la photo :

    Nicolas Hayer

    Assistants opérateurs :

    Robert Caristan, Alain Levent

    Directeur de production :

    Jean Cotet

    Assistantse monteuses :

    Monique Gaillard, Monique Teisseire

    Photographe de plateau :

    André Dino

    Assistants à la réalisation :

    Philippe Collin, Jean-Charles Lagneau

    Producteur :

    Roland Nonin

    Voix :

    Albert Augier

    Ingénieur du son :

    Jean Labussière

    Cadreur :

    Pierre Lhomme

    Monteuses :

    Anne-Marie Cotret, Marie-Josèphe Yoyotte

    Scripte :

    Helly Stérian

    Régisseur général :

    Jean Lavie

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Drame

    Thèmes :

    Errance

    Langue de tournage :

    Français

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1959

    Sortie en France :

    02/05/1962

    Durée :

    1 h 42 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    22388

    Visa délivré le :

    30/10/1959

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1.66

    Format son :

    Mono

    Interdiction :

    Aucune

    Affiches (1)

    Réalisateur

    Sélections en festivals (2)

    Golden Horse Film Festival de Taïpei - 2010

    Golden Horse Film Festival de Taïpei (Taiwan, 2010)

    Sélection

    Hommage à Eric Rohmer

    Festival du Film Francophone de Grèce  - 2010

    Festival du Film Francophone de Grèce (Grèce, 2010)

    Sélection

    Hommage à Eric Rohmer