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Le Ruisseau

Le Ruisseau

Un Long métrage de Maurice Lehmann, Claude Autant-Lara

Produit par Productions Maurice Lehmann

Sortie en France : 29/10/1938

    Synopsis

    Lorsque Paul, un officier, découvre, à bord de son navire, Denise, une jeune orpheline échappée de son orphelinat, il profite de sa naïveté pour la séduire avant de se raviser et de l'envoyer vivre avec sa mère tandis qu'il navigue. Décidée à empêcher le mariage de son fils, pour qui elle a de hautes ambitions, avec une orpheline, la mère, qui dirige une revue, dénonce la jeune fille. De nouveau échappée de l'orphelinat, Denise n'a d'autre choix que de devenir entraineuse sous la houlette de Ginette, une prostituée au grand cœur. Lorsque Paul refait surface, la jeune orpheline n'est, cette fois, pas loin de la prostitution. Celui-ci se détourne d'elle lorsque le comte Édouard de Bourgogne, un déclassé que la mère de Paul a pensé acheter pour le faire reconnaitre son fils, va prendre les choses en main…

    Source : Wikipedia

    Acteurs (18)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Productions Maurice Lehmann

    Distribution France :

    Les Distributeurs Français

    Propos

    Point de vue

    Voilà un film qui, à son tour, sort de l'ombre. Je n'écrirais pas aujourd'hui qu'il s'agit d'une perle, voire d'un chef-d'oeuvre. C'est une de ces fictions réalisée par ces metteurs en scène qui deviendront des as dans leurs domaines. Ici, Maurice Lehmann, secondé par un Claude Autant-Lara (et non pas le contraire !) pas même mentionné sur les affiches. Et pourtant la filmographie d'Autant-Lara est beaucoup plus impressionante que celle de son compère. Mais nous sommes là, à l'aube de deux carrières. Et les deux hommes nous concoctent ce ruisseau, oeuvre sans grande ambition mais pas dénuée d'intérêt. Bien sur, nous ne rêvassons près d'un ruisseau qui sillonne tranquillement nos campagnes mais nous trempons bien nos pieds dans le synonyme des bas-fonds...

    Un scénario des plus élémentaire, pour ne pas dire succinct, mais qui nous offre la possibilité de voyager dans un milieu oû les truands, maquereaux, et petites frappes sont plutôt bons enfants et nous apparaissent même assez sympahiques. Le genre Fric-frac que Lehmann abandonnera en cours de tournage à son ami Autant-Lara pour incompatibilité d'humeur avec messieurs Fernandel et Michel Simon. Un Michel Simon, ici plus roublard que jamais, et qui joue dans les traits, les postures, la voix, la démarche d' Irwin Molyneux, rôle qui l'avait interprété à peine un an plus tôt dans drôle de drame. Il nous donne vraiment l'impression de n'avoir pas pu quitter ce rôle ! On dirait vraiment une continuité. D'autant qu'il donne la réplique à une Françoise Rosay brillantissime comme dans drôle de drame et qui porte ce film d'un bout à l'autre. Quel talent ! Ces deux êtres, au sommet de leurs art, grignotent (gentiment) une très jeune Gaby Sylvia qui ressemble étrangement à Danielle Darrieux jeune. Elle n'est pas dénuée de talent. Un peu perdue façon Les voyages de Gulliver au milieu de ces géants, mais elle possède un jeu qui lui vaudra une jolie carrière tant au cinéma qu'au théâtre. Gaby Silvia ?? Mais oui, rappellez vous, la patronne de Daniel (Brasseur) dans Nous irons tous au paradis ! Elle l'épousera et se rétractera le jour même du mariage ! Elle avait 58 ans...Dans notre Ruisseau, elle en a 18, et elle est vraiment charmante. Au même titre que Ginette Leclerc, pute au grand coeur, à la chevelure rare et à l'oeillet que l'on devine rouge vif. Mais, détail important, elle est "chez elle" au milieu de ce milieu...

    Une ballade, donc, dans l'univers glauque des boites de nuit. Lehmann ne lésine pas sur les numéros de music hall et Françoise Rosay nous gratifiera même d'une jolie mélodie . Je ne peux pas vous garantir que c'est elle qui chante mais je sais que son ambition première était de devenir cantatrice. Alors pourquoi pas. Paul Cambo, lui, remarqué auprès de Jouvet dans Ramuntcho reste toujours un point ou deux en deça de tous les autres. Ce comédien ne prendra de l'étoffe que sur le tard.

    Une sorte de timidité constante l'empêche de s'exprimer pleinement. Dans le même registre, Jean-Pierre Aumont était mauvais, lui est juste timide. Maladroit. Et ce n'est pas devant l'ostentatoire déploiement de sa Francoise Rosay de mère que celà va s'arranger...Je ne vous parle pas de Blier qui apparait, deux secondes et demi, en chauffeur de taxi, mince et si jeune...

    Mais tous ces braves gens n'ont pas à rougir du spectacle offert. Ils se fendront même une belle morale. Mon Dieu, que demander de plus. Un DVD ? Peut-être pas. Il y a plus urgent à éditer. Mais un sympa moment de cinéma est toujours bon à prendre. Une tiède soirée passée au bord d'un ruisseau, sans ennui. Tranquille...

    Source : dvdtoile.com

    Générique détaillé (7)

    Adaptateur / Dialoguiste :

    Jean Aurenche

    Producteur :

    Maurice Lehmann

    Ingénieur du son :

    Robert Yvonnet

    Auteur de la musique :

    Vincent Scotto

    Auteurs de l'oeuvre originale :

    Michel Duran, Pierre Wolff

    Directeurs de la photo :

    Philippe Agostini, Michel Kelber

    Décorateur :

    René Renoux

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1938

    Sortie en France :

    29/10/1938

    Durée :

    1 h 40 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    1139

    Visa délivré le :

    08/11/1943

    Agrément :

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono