Construire un feu

Un Court-métrage de Claude Autant-Lara

Année de production : 1928

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Acteurs (3)

Synopsis

Dans le Grand Nord, par un froid glacial, un chercheur d'or, accompagné de son chien, tente de gagner à pied son claim, distant d'une quarantaine de kilomètres.  L'homme, peu habitué à la région et aux rigueurs de la température, se rend compte de son imprudence mais ne peut revenir en arrière.  Malencontreusement, il tombe dans un trou d'eau glacée. Pour éviter de geler sur place, il tente en vain d'alimenter un feu qu'il a eu toutes les peines du monde à faire prendre.  Mais il n'a plus d'allumettes. Il se rappelle alors que l'un de ses camarades lui a raconté s'être un jour réchauffé dans la peau d'un bœuf sauvage récemment tué.  L'homme tente de tuer son chien qui se défend et lui échappe. Il succombe peu à peu à l'engourdissement sous les yeux de la bête qui hurle à la mort.

Source : cinema-francais.fr

Propos

Construire un feu (1927-1928), occupe une place considérable presque mythique. Avec ce film en effet, Autant-Lara expérimentait une invention technique due au Professeur Chrétien, l'hypergonar. Ce procédé d'anamorphose de l'image par un objectif – dont le CinémaScope reprendra le principe dans les années cinquante – permettait d'une part d'élargir l'image au double à la projection après l'avoir réduite à la prise de vue et d'autre part de pouvoir disposer sur la pellicule non plus une seule mais trois images, de faire de la sorte éclater l'espace de la représentation. Gance avait abordé le problème en recourant à trois écrans et trois projecteurs. Lara expérimentait une solution d'un autre ordre en ne recourant qu'à une seule pellicule démultipliée. Le film adaptait une nouvelle de Jack London contant la marche vers la mort d'un chercheur d'or du Grand Nord surpris par le froid et opposant à son destin une détermination finalement vaine. Malheureusement le film, dont quelques projections privées rencontrèrent l'admiration de plusieurs, eut une carrière avortée et se vit éclipsé par l'arrivée des films parlants. Le négatif fut détruit par le laboratoire. Le réalisateur, endetté et incompris fut manifestement très affecté par cet enchaînement fatal d'accidents et de déconvenues. Il s'exila aux États-Unis où il tourna des versions françaises de films comiques – dont deux Keaton – avant de revenir en France reprendre difficilement une carrière interrompue qui ne prit son essor que durant l'Occupation et après la guerre dans une direction très différente de ses débuts.

Source : 1895.revues.org

Générique détaillé (3)

Auteur de l'œuvre originale :

Jack London

Directeurs de la photo :

Henri Barreyre, Maurice Guillemin

Producteur :

Renée Meyer-See

Mentions techniques

Court-métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Drame

Langue de tournage :

Muet

EOF :

Inconnu

Nationalité :

100% français (France)

Année de production :

1928

Durée :

22 min

Type de couleur(s) :

Noir & blanc

Cadre :

1,33

Format son :

Muet