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New York, N.Y.

New York, N.Y.

Un Court métrage de Raymond Depardon

Produit par Palmeraie et Désert, Double D Copyright Films

Année de production : 1985

    Synopsis

    Le cinéaste raconte, en trois courts plans séquence, son incapacité à rendre compte de l'énergie dégagée par New York, son impossibilité de filmer la ville.

    Production et distribution

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Point de vue

    Durant le premier plan, voyage téléphérique de jour entre les rues et gratte-ciel de la ville, la voix off, celle de Raymond Depardon lui-même, souligne son incapacité à s’accaparer de ce lieu, à filmer son énergie, son unité, à faire un film sur New York. Il dit avoir filmé un peu chaque jour durant quelques mois en ayant l’impression continue de le faire inutilement, de faire quelque chose qui irait à l’encontre de ce qu’il cherche, à savoir le film comme un reflet. Ces quelques mots qui accompagnent les premières secondes de ce non-film prennent alors une valeur tragique, désespérée. La ville est trop forte pour la filmer. Sa magie est telle que le cinéaste est obligé de capituler. Il rentre à Paris. De ce projet de long-métrage sur New York, Raymond Depardon gardera trois plans et en gardera le geste de celui qui reconnaît son impuissance, un court métrage de neuf minutes. Trois plans : un aller et un retour, en miroir, dans le téléphérique de la ville, le jour puis la nuit. Et un plan central d’une rue piétonne. Il a été choisi le noir et blanc comme pour souligner son inaccessibilité, son intemporalité, une ville si puissante qu’on n’ose lui mettre de couleur. A la manière du News from Home de Chantal Akerman, ce film témoigne d’un passage en ce lieu, trop fort pour le cinéma à chaque fois puisque dans l’un ce n’était pas le format qui dépareillait mais l’utilisation des mots, cette parole quasi inaudible, qui lisait des lettres envoyées en France mais se perdaient dans le bruit de la ville. New York N.Y. dit finalement beaucoup de ce que recherche Depardon par le cinéma, qui existe en écho à cet autre court métrage qu’est Dix minutes de silence pour John Lennon, dans lequel se produit exactement l’inverse, quelque chose germe, une sensation, une ambiance, une symbiose qui rend compte de la force de l’instant. Cette force là, Depardon ne l’aura trouvée qu’à Central Park, ce jour-là si précis. En l’absence d’un événement prémédité (rappelons qu’il avait aussi filmé la minute de silence pour Ian Palach à Prague) cette force, cette magie du cinéma n’ont pas séduit l’auteur, la grande pomme n’a rien voulu lui partager.

    Source : silencio.unblog.fr

    Photos

    Générique détaillé (4)

    Productrice :

    Pascale Dauman

    Monteur :

    Roger Ikhlef

    Scénariste :

    Raymond Depardon

    Narrateur :

    Raymond Depardon

    Mentions techniques

    Court métrage

    Genre(s) :

    Documentaire

    Thèmes :

    Ville

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1985

    Durée :

    10 min

    Numéro de visa :

    55438

    Visa délivré le :

    21/02/1985

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,66

    Format son :

    LT-RT

    Réalisateur

    Sélections en festivals

    Les César du Cinéma Français - 1986

    Les César du Cinéma Français (France, 1986)

    Sélection

    Meilleur court-métrage documentaire

    Palmarès

    Les César du Cinéma Français - 1986

    Les César du Cinéma Français (France, 1986)

    Prix

    César du meilleur court-métrage documentaire