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Section spéciale

Section spéciale

Un Long métrage de Costa Gavras

Produit par Galatée Films, KG Productions, Les Productions Artistes Associés, Reggane Films

Sortie en France : 23/04/1975

  • Sommaire

Acteurs (62)

Production et distribution (4)

Productions Déléguées :

Galatée Films, KG Productions, Les Productions Artistes Associés, Reggane Films

Exportation / Vente internationale :

Galatée Films

Productions Étrangères :

Janus Film Und Fersehen, Goriz Films

Distribution France :

Les Productions Artistes Associés

Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

Le 21 août 1941, à Paris, un officier allemand est tué sur le quai du métro Barbès par un jeune militant communiste. Dans la soirée, à Vichy, le gouvernement tient un conseil extraordinaire à l'issue duquel les pleins pouvoirs sont donnés au Ministre de l'Intérieur, Pierre Pucheu. Dès lors, cet homme n'aura de cesse de faire voter une loi d'exception, qu'il a lui-même mise au point et que la menace allemande d'exercer des représailles consécutives à l'attentat, va permettre de promulguer dans les plus brefs délais. Invoquant la raison d'Etat, Pucheu exerce une pression constante pour que le pouvoir judiciaire, représenté par le Garde des Sceaux, assume la responsabilité totale de la loi et se charge des modalités d'application. Ainsi, une cour spéciale aux pouvoirs illimités est instaurée au sein de chaque Cour d'Appel. Des magistrats acceptent d'y siéger et bientôt, conformément aux décisions arrêtées par les autorités, six "terroristes" communistes - déjà jugés, mais les textes s'appliquent rétroactivement - sont extraits de leurs cellules et présentés devant le tribunal. Ils savent que les jugements seront sans recours et immédiatement exécutoires. Au soir du premier jour, trois condamnations ont été prononcées avant que la machine ne s'enraye, par la suite de la défection des assesseurs, outrés par ces méthodes. Le recours en grâce est rejeté dans la nuit et le lendemain, 28 août, les trois prisonniers sont guillotinés. Il n'aura fallu que sept jours pour légaliser et appliquer l'inconcevable!

© Fiches du Cinéma

Propos

• Prix de la mise en scène ex-aequo pour Costa-Gavras au Festival de Cannes 1975.
• Nommé au Golden Globe Award du Meilleur film étranger en 1976.
• Troisième meilleur film étranger au National Board of Review 1975.

Autour du film

Section Spéciale s'inscrit dans le cycle des films politiques de Costa-Gavras : Z (1969), L'Aveu (1970), État de siège (1973), ainsi que le film d'Henri Verneuil, I... comme Icare (1979) tous les quatre avec Yves Montand dans le rôle principal, alors qu'ici ce dernier n'apparaît que de manière fugace. Ces films ont pour fil conducteur les rapports entre le monde politique et la justice, et Section Spéciale n'y fait pas exception. Cependant, contrairement à ses prédécesseurs, Section Spéciale n'est pas une demi-fiction réalisée au départ d'événements réels, mais une reconstitution minutieuse d'événements historiques, essentiellement établie d'après l'œuvre de Hervé Villeré qui s'est basé non pas sur les archives judiciaires françaises – dont l'accès lui a été refusé – mais sur des archives allemandes.

L'affaire des sections spéciales sera pour beaucoup dans la condamnation à mort de Pierre Pucheu à Alger, en mars 1944. Elle constitue une base de départ pour une discussion à caractère historique sur la politique de collaboration : les collaborateurs y voyaient un moyen de limiter les représailles des Allemands, et surtout de diriger celles-ci vers des Français « d'une moindre qualité » ; les partisans de De Gaulle lui reprochaient non seulement de soumettre la Justice française à l'occupant, mais surtout d'établir d'odieuses distinctions entre Français.

Cette affaire met en évidence le rôle personnel joué par Pétain. Il ne subit en cette occasion aucune pression directe des Allemands, contrairement aux événements du 13 décembre 1940 par exemple. Costa-Gavras « représente » Pétain en ne le montrant pas : on entend sa voix, on voit ses mains et ses manches (constellées d'étoiles), mais on ne voit jamais son visage. L'effet de ce procédé est assez inhabituel et impressionnant. Costa-Gavras dépeint l'atmosphère très particulière de Vichy en 1941. Trois aspects sont mis en exergue : le caractère presque ridicule de l'entassement d'un gouvernement dans une petite ville de province, l'importance capitale, pour la population des deux zones, des décisions prises dans un contexte aussi inapproprié, et la quasi-déification de Pétain, paraissant planer au-dessus des événements. Alors que le sujet du film est plutôt « ciblé », pratiquement toutes les « personnalités » du régime de Vichy défilent à l'écran, y compris Fernand de Brinon (dont on précise qu'il a restauré son château de la Chassagne à (Felletin dans la Creuse) grâce aux fonds secrets), Jean-Pierre Ingrand et Georges Dayras pour la zone occupée. Même l'ambassadeur des États-Unis, l'amiral William Leahy apparaît dans le film.

Les rôles les plus importants ne sont pas dévolus aux acteurs les mieux connus : des célébrités comme Michel Galabru, Yves Robert, Pierre Dux, Bruno Crémer et Jacques Perrin n'y tiennent que des seconds rôles.

Le morceau Impromptus Hongrois (Moment musical op.94 n°3 en fa mineur D.794) de Schubert est interprété lors du dîner réunissant le commandement militaire allemand.

Source : Wikipedia

Générique détaillé (23)

Producteur délégué :

Jacques Perrin

Dialoguiste :

Jorge Semprun

Productrice :

Michèle Ray Gavras

Producteur exécutif :

Gérard Crosnier

Producteur étranger :

Giorgio Silvagni

Ingénieur du son :

Harald Maury

Cadreur :

Jean Harnois

Monteuse :

Françoise Bonnot

Scriptes :

Sylvette Baudrot, Dominique Piat

Auteur de la musique :

Éric Demarsan

Costumière :

Hélène Nourry

Photographe de plateau :

Vincent Rossell

Assistants à la réalisation :

Denys Granier-Deferre, Jean-Michel Lacor

Auteur de l'œuvre originale :

Henri Villeré

Producteur associé :

Claude Heymann

Scénaristes :

Costa Gavras, Jorge Semprun

Directeur de la photo :

Andréas Winding

Assistant son :

Jean Fontaine

Directeurs de production :

Bernard Bouix, Gérard Crosnier

Monteuse son :

Françoise London

Décorateur :

Max Douy

Bruiteur :

Daniel Couteau

Mixeur :

Jacques Maumont

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Drame, Historique, Thriller

Langue de tournage :

Français

Origines :

France, Italie, Allemagne

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Italie, Allemagne)

Année de production :

1975

Sortie en France :

23/04/1975

Durée :

1 h 50 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

43219

Visa délivré le :

14/04/1975

Agrément :

Inconnu

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

1,33

Format son :

Mono

Affiches (1)

Réalisateur

Sélections en festivals

Festival international du film de Cannes - 1975

Festival international du film de Cannes (France, 1975)

Sélection

Compétition officielle

Palmarès

Festival international du film de Cannes - 1975

Festival international du film de Cannes (France, 1975)

Prix

Prix de la mise en scène