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Pascal Baeumler
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Pascal Baeumler

Activités : Producteur délégué, Réalisateur, Assistant à la réalisation, Adaptateur / Dialoguiste, Scénariste, Exportateur

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Filmographie (10)

Portraits

Biographie

    Né à Nancy en 1954, passionné de cinéma, Pascal Baeumler fuit très vite les bancs de l’école de Jules Ferry qui le tétanisent.

     Après de multiples petits boulots, allant d’apprenti coiffeur pour dames à aide-magasinier chez Renault, il réalise ses premiers courts métrages et collabore à différentes fictions au sein même de France 3 Lorraine.

     Il rencontre des réalisateurs comme, Roger Viry Babel -également producteur et professeur de cinéma- avec qui il tourne Le violon du Diable sur lequel il fait la connaissance d’Ivry Gitlis, déjà acteur ! Il y aura aussi, Jean Dewever (Les Paysans), Bernard Toublanc Michel (Histoire de France) et Marcel Boudou (La Parenthèse), des réalisateurs de télévision qui le poussent à franchir le pas vers la Grande Aventure du Cinéma ! Et ça tombe bien, les fictions provinciales bien que de qualité, ne suffisent pas à l’enfant gâté qu’il est. Il veut tutoyer les stars le cancre ! Au grand dam de son père et de son frère Jean-Claude, Pascal décide donc en 1979 de quitter Nancy sa ville natale pour vivre sa passion à Paris.

    Il débute par des stages de montage, puis à force de « porte-à-porte », il décroche un premier stage à la réalisation sur Cocktail Molotov de Diane Kurys, avec François Cluzet, qui n’est pas encore intouchable.

    Les films de cinéma s’enchaînent alors à la vitesse de kangourous pourchassés par des tireurs professionnels dans les parcs nationaux de Canberra. Pascal accepte toutes sortes de propositions. Il veut bouffer du Cinéma ! Il est accessoiriste sur  La Petite Sirène de Roger Andrieu. Il y fait la connaissance de Philippe Léotard, avec qui il se lie d’une longue amitié qui défiera bien des nuits parisiennes.

     Puis c’est la rencontre avec Laurent Heynemann, où il travaille comme régisseur sur Il faut tuer Birgitt Hass, interprété par Philippe Noiret, Jean Rochefort, Lisa Kreuzer, Bernard Le Coq – pas encore Chirac – Roland Blanche et Monique Chaumette.

    Sa rencontre avec Claude Berri en 1981 est déterminante. Il fera plusieurs films avec ce réalisateur, ce producteur hors du commun, qui du Cinéma de papa est devenu le parrain du cinéma français. Avec Claude Berri, Pascal tourne Le Maître d’école, interprété par Coluche, Josiane Balasko, Roland Giraud et l’adorable Charlotte de Turckeim. Suivront

Jean de Florette et Manon des sources, où pendant 9 mois de tournage intense, Pascal côtoie : Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil et la belle Emmanuelle Béart. Toujours grâce à Claude Berri, Pascal sera assistant sur Valmont de Milos Forman. Rencontres anglo-saxonnes qui une fois encore ne manquent pas d’intérêt : Colin Firth, Annette Bening, Meg Tilly, Jeffrey Jones, sans oublier Nils Tavernier.

    Sa première rencontre avec Jean Carmet se fera sur le tournage de Trois morts à zéro de Jacques Renard avec Guy Marchand et Thierry Roland.

 

   Pascal retrouvera Coluche et son ami Philippe Léotard sur Tchao Pantin. Hors de la famille Langmann-Berri, il y aura aussi Qu’est ce qui fait courir David ? d’Elie Chouraqui, une autre école cinématographique qui l’invite sur la route de Francis Huster, Nicole Garcia, Charles Aznavour, Michel Jonasz, André Dussollier, Anouk Aimée, Nathalie Nell, Magali Noël, Charles Gérard, Danièle Delorme… Elie Chouraqui, ex-assistant de Claude Lelouch, une énergie à en faire pâlir Bernard Tapie et ses piles Wonder !

    Une autre énergie, non négligeable elle aussi, est celle de Jean-Pierre Mocky, que Pascal rencontre sur Y a-t-il un français dans la salle ? Interprété ici encore par la crème du cinéma français : Victor Lanoux  -sans son tube- Jacques Dutronc, Jacqueline Maillan, Michel Galabru, Dominique Lavanant  Andréa Ferréol, Jean-François Stévenin, -sans son Passe Montagne- Jean-Luc Bideau, Jacques Dufilho, Emmanuelle Riva… Pascal se souvient de ce jour arrosé d’une pluie glaciale où le tournage se déroulait dans une ancienne chocolaterie de Clichy, celle-là même où François Truffaut avait tourné son Dernier Métro… Il se souvient de cette Rolls dégoulinante qui se stationna à quelques mètres du plateau. Mocky comme à son habitude fut prêt à hurler, quand nous vîmes sortir de la veille anglaise, l’auteur en personne de Y a-t-il un français dans la salle ?  Monsieur Frédérique Dard qui avait quitté pour un moment son chalet de sa verte Suisse. La Suisse où les Fugitifs de Francis Veber trouveront refuge après leurs déboires avec les autorités françaises dans le film du même nom. Pascal retrouve Gérard Depardieu, fait la connaissance de Pierre Richard, Jean Carmet et sa cave, Michel Blanc qu’on ne trouvait pas encore très beau. Exceptionnelle rencontre ici encore avec Francis Veber, cet horloger hors pair de l’écriture scénaristique. Un peu plus tard Xavier Castano son ami, ancien assistant de Jean-Jacques Annaud, lui confiera le poste de  réalisateur deuxième équipe, sur son film Veraz, interprété par Kirk Douglas, Richard Bohringer et Marie Fugain, sœur de l’inoubliable Laurette ! Pascal n’a pas oublié non plus Michael Douglas rendant visite à son papa !

 

   L’année suivante Jean-Paul Salomé l’engage sur le film Crimes et Jardins avec Zabou Breitman, Magali Noël, Ginette Garcin, Daniel Gélin, Michel Robin, Jean-Pierre Aumont, Maurice Bacquet, également pour les Braqueuses avec la formidable Annie Girardot, Jacques Gamblin, Catherine Jacob, Clémentine Célarié, Alexandra Kazan, Nanou Garcia.

 

    Entre ces différents tournages où il apprend son métier, Pascal réalise ses propres films : L’Ombre du Fou en 1988, Retour à la Vie en 1999, avec Alain Bashung, Emmanuelle Laborit et Marisa Berenson, intarissable d’anecdotes concernant le tournage de Barry Lindon signé Stanley Kubrick !  À chaque réalisation Pascal confie la musique de ses films à son ami Hervé Legrand, compositeur comme son père Michel. En 2005 il crée avec sa compagne Maria une société de production et réalise Little Gang, interprété par Guy Carlier, Éric Métayer et Christophe Alévêque.

    Aujourd’hui Pascal s’est quelque peu éloigné du cinéma, ou c’est peut-être le cinéma qu’il l’a pour un temps délaissé. Il se consacre à présent à la littérature et publie 13H05 Ma Vie post-mortem -Éditions Mon Petit Éditeur- un premier roman mystique d’inspiration autobiographique, hommage à sa compagne Maria, décédée d’un cancer en 2007.

 

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