La Sirène du MississipiUn film de François Truffaut Genre(s) : Fiction - Durée :
1h 42mn
Sortie en France :
18/06/1969
Année de production :
1969
Réalisateur Acteurs Synopsis Louis Mahé, un français installé à la Réunion où il est le patron d'une fabrique de cigares, attend le"Mississipi", navire qui doit lui amener sa fiancée, Julie Roussel, dont il a fait la connaissance gr ce à une petite annonce matrimoniale. Mais la jeune femme qui arrive ne ressemble pas à la photo qu'il avait d'elle : Julie explique qu'elle n'avait pas osé envoyer la sienne, mais celle d'une amie. Louis n'est pas décu, car la jeune femme est beaucoup plus belle que sur la photo. Le mariage a lieu, mais quelques jours plus tard, Julie part avec tout l'argent du compte en banque de Louis... Propos
Commentaire Une église de Sainte-Anne dans laquelle fut tournée la scène du mariage. Ce film, dont l'action se déroule à La Réunion, est la deuxième adaptation par Truffaut d'un roman noir de William Irish après La mariée était en noir. Jean-Paul Belmondo surprend dans un rôle plutôt inhabituel de victime devenant consentante et presque complice de sa propre fin. Les frontières sont floues entre escroquerie et amour, douleur et plaisir, tu et vous, distance et intimité. Saluons la performance posthume du corps de Julie Roussel, qui, jeté à la mer sur le parcours Nouvelle Calédonie-Réunion, sera retrouvé dans le port de... Djibouti. Truffaut s'intéressait plus à l'âme humaine qu'à la géographie. La pousse au crime et l'homme plein de principes Réalisé sept ans avant la création des Césars, le film La Sirène du Mississipi n'en aurait pas moins été un très bon concurrent pour les statuettes, tant l'interprétation des deux acteurs principaux est pleine de nuances et de contrastes. Dans le rôle de la femme pernicieuse et prompte à tuer, Catherine Deneuve livre une grande performance, n'éprouvant que peu de scrupules face au cadavre de Comoli. Alors, est-elle une pousse au crime ou une véritable meurtrière qui se joue de son mari jusqu'à l'empoisonner sans manifester une quelconque émotion ? Le film ne nous livre que peu d'indices mais l'absence filmée du premier meurtre peut pousser les spectateurs les plus méfiants à opter pour le second choix. Belmondo, quant à lui, livre une composition loin de ses rôles lisses de héros. Son personnage est celui d'un empoté, prisonnier de ses principes et de son envie d'être amoureux. Tous les détails que l'acteur exécute montrent un anti-héros, conscient de sa valeur – au début du film, il est un industriel très riche – et qui enrage si ses habitudes sont modifiées. Au final, on découvre un personnage conformiste, convaincu par des niaiseries – sa tirade sur « les femmes dans les aéroports » en est une manifestation –, prêt à tuer au nom de ses principes. Beaucoup de passages sont révélateurs de sa façon de penser : lorsque sa femme est à ses côtés dans la rue, il faut qu'elle lui donne le bras ; quand il va vendre ses parts à son associé, il commente son malheur en lui déclarant : « Vous n'êtes pas de cette race », comme s'il croyait appartenir à une élite, alors qu'il n'a plus rien. L'implication des actes L'interaction des actes des deux personnages fera toute la romance du film et ses rebondissements. Tout porte à croire que l'enchaînement des événements se calque sur le déroulement d'une tragédie grecque comme si « ce qui devait arriver arrive ». Au final, c'est la question principale de savoir si Marion Bergamo est une meurtrière où une pousse au crime qui ressurgit, avec le passage central du seul meurtre filmé. Michel Bouquet, lui aussi d'une régularité parfaite dans son interprétation, met la pression sur un Belmondo acculé, muré dans son silence et ses principes néfastes. Toute la cruauté du film tient dans cette exposition de deux personnages qui, livrés à eux-mêmes, font ce qu'ils peuvent malgré leur amour, ou en fonction de leur amour. C'est un enchaînement d'actions qui, en fonction de leur caractère, va donner son épaisseur à l'histoire. Pour ne donner rien que du mauvais. Orthographe du titre Dans le titre du film, « Mississipi » est écrit avec un seul « p », qui est une orthographe désuète, et ce contrairement au nom du fleuve américain Mississippi et au titre du roman de William Irish. Source : Wikipedia Galerie photos (6)
Galerie affiches (6) Production et distribution Exportation/Ventes internationales : Mk2
Auteur de l'œuvre originale : William Irish Producteurs : Marcel Berbert, François Truffaut Scénariste : François Truffaut Voix off : Alexandra Stewart, Delphine Seyrig Directeur de la photo : Denys Clerval Monteuse : Agnés Guillemot Auteur de la musique : Antoine Duhamel Costumes : Yves Saint Laurent
Long-métrage Genre(s) : Fiction Langue de tournage : Français Nationalité :
100% français (France)
Année de production :
1969
Sortie en France :
18/06/1969
Durée :
1h 42mn
Agrément :
Inconnu
Type de couleur(s) :
Couleur
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