La ReligieuseUn film de Jacques Rivette Produit par : Rome Paris Films Genre(s) : Fiction - Durée :
2h 16mn
Sortie en France :
26/07/1967
Année de production :
1967
Réalisateur Acteurs Synopsis Les deux sœurs de Suzanne Simonin ont été richement dotées. Leur père n'a plus les moyens d'en faire autant pour Suzanne qui, de plus, n'est pas sa fille. La solution, au XVIIIe siècle, était simple, expéditive : mettre l'enfant mal-aimée au couvent. Suzanne refuse de prononcer ses vœux, mais nul ne l'entend et elle se retrouve, contre son gré, au couvent de Longchamp que dirige Mme de Moni. Cette dernière convainc la jeune fille d'accepter son destin et de prononcer ses vœux. Mais, après la mort de la Supérieure, Mère Sainte Christine impose une discipline de fer. Elle enferme Suzanne dans sa cellule et pour faire échec à sa tentative de résiliation de ses vœux, affirme qu'elle est possédée du démon. Innocentée, Suzanne est transférée au couvent d'Arpajon où règne une totale liberté instaurée par la supérieure, Mme de Chelles. Celle-ci s'intéresse beaucoup à Suzanne qui, pour échapper aux avances particulières de la religieuse, s'enfuit avec la complicité du Père Morel. Recueillie d'abord par des paysans, puis blanchisseuse, la jeune fille échoue enfin dans une "maison". Pour fuir une dernière fois son destin, Suzanne se jette par une fenêtre. Source : cineclubdecaen.com Propos
À la fin des années 1950, le producteur Georges de Beauregard, qui vient de lire le livre de Diderot, propose à Jacques Rivette de le réaliser. Après avoir reçu en 1962 un avis de précensure défavorable de la commission de contrôle, le scénario, rédigé par Rivette et Jean Gruault, est adapté en 1963 pour le théâtre au Studio des Champs-Élysées, sous la direction de Jean-Luc Godard et avec Anna Karina dans le rôle de Suzanne Simonin. La pièce ne déclenchera pas de scandale et ne remportera d'ailleurs aucun succès. La censure Comme le fit remarquer à l'époque François Mauriac dans "Le Figaro", l'appel à censurer La Religieuse a été lancé avant même que quiconque ait vu le film. La hiérarchie de l'Église catholique romaine, alors en plein concile de Vatican II (destiné à moderniser l'Église), n'a pas cherché le scandale, mais des associations de parents d'élèves de l'enseignement privé et, surtout, de sœurs s'alarment dès 1965 : la présidente de l'Union des supérieures majeures écrit le 12 octobre 1965 au ministre de l'Information Alain Peyrefitte pour lui faire part de son inquiétude : « un film blasphématoire qui déshonore les religieuses ». Le ministre la réconforte sans ambiguïté : « Je partage entièrement les sentiments qui vous animent » et lui donne l'assurance qu'il utilisera tous ses pouvoirs pour empêcher le film de nuire à l'image des religieuses. Certains (dont Jacques Rivette) pensent que l'intervention d'Yvonne de Gaulle, épouse du général et président, et ancienne élève des dominicaines, a aussi été déterminante. Le tournage sera un peu gêné (refus d'autoriser le tournage à l'abbaye de Fontevraud, dépendant des Monuments historiques). Le 22 mars 1966, la commission de contrôle autorise la distribution du film mais celui-ci doit être interdit aux moins de 18 ans. Une semaine plus tard, Yvon Bourges (secrétaire d'État à l'Information) réunit à nouveau la commission et y convoque le directeur de la sécurité nationale, Maurice Grimaud, afin d'exposer les troubles à l'ordre public que peut provoquer le film. La commission ne change cependant pas son vote, mais son avis n'est que consultatif et le soir du 31 mars 1966, Yvon Bourges interdit la distribution et l'exportation du film. Bataille légale La censure provoque un tollé : Jean-Luc Godard interpelle André Malraux qu'il appelle ministre de la Kultur. De nombreuses personnalités publiques, y compris des gens d'Église, s'insurgent. Malraux lui-même n'empêche pas le film d'être sélectionné pour le Festival de Cannes et d'y être projeté. Georges de Beauregard et son avocat Georges Kiejman se lancent dans une bataille juridique. En 1967, le tribunal administratif annule la décision d'interdiction, pour vice de forme. Le nouveau ministre de l'Information, Georges Gorse, lui accorde un visa d'exploitation mais confirme son interdiction aux moins de 18 ans. La décision d'annuler la censure du film sera définitivement confirmée par le Conseil d'État en 1975. Succès Le film sort le 26 juillet 1967 dans cinq salles parisiennes. Fort de sa publicité et de son aura scandaleuse, il enregistre 165 000 entrées en cinq semaines. Le roman de Diderot profite de ce succès et est réédité plusieurs fois. Le public découvre un film sobre et extrêmement fidèle au roman dont il est l'adaptation, ne méritant sans doute pas la publicité sulfureuse qui a entouré sa sortie et que Jacques Rivette expliquera ne jamais avoir cherchée. Source : Wikipedia Production et distribution Production déléguée : Rome Paris Films Coproduction : Société Nouvelle de Cinématographie (SNC) Exportation/Ventes internationales : StudioCanal Image Distribution France : Les Films Imperia
Assistant à la réalisation : Claude Bakka, Pierre Fabre, Philippe Fourastie, Alexis Poliakoff Auteur de l'œuvre originale : Denis Diderot Producteur : Georges De Beauregard Producteur associé : Roger Ferret Scénariste : Jean Gruault, Jacques Rivette Directeur de la photo : Alain Levent Ingénieurs du son : Michel Fano, Urbain Loiseau Directeur de production : Roger Scipion Assistant monteur : Anne Dubot, François Geiller Scripte : Lydie Mahias Auteur de la musique : Jean-Claude Eloy Chef décorateur : Jean-Jacques Fabre, Guy Littaye Mixeur : Guy Villette Photographe de plateau : Pierre Zucca
Long-métrage Genre(s) : Fiction Sous-genres :
Drame psychologique
Thèmes :
Religion
Langue de tournage : Français Nationalité :
100% français (France)
Année de production :
1967
Sortie en France :
26/07/1967
Durée :
2h 16mn
Etat d'avancement :
Sorti
Numéro de visa :
30828
Visa délivré le :
18/07/1967
Agrément :
Inconnu
Formats de production :
35 mm Type de couleur(s) :
Couleur
Cadre :
1,85
Format son :
Mono
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