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L'Authentique Procès de Carl Emmanuel Jung

L'Authentique Procès de Carl Emmanuel Jung

Un Long métrage de Marcel Hanoun

Produit par Hanoun Productions

Sortie en France : 07/12/1977

    Synopsis

    Un couple part en voiture et s'arrête devant un grand bâtiment à majestueuse colonnade. L'homme entre tandis que son épouse poursuit sa route. Alors commence le procès imaginaire du personnage que nous venons de découvrir : Cari-Emmanuel Jung, ancien chef d'un camp de concentration et tortionnaire célèbre. Défilent les acteurs habituels d'une salle d'audience : juges, avocats, procureur, jurés, journalistes, et surtout témoins à charge. C'est un homme « normal » que nous découvrons ; ni meilleur ni pire que nous... et pourtant convaincu d'avoir fait subir ou cautionné durant plusieurs années les pires sévices à des milliers de déportés. Pourquoi ? A travers les divers témoignages, c'est tout l'univers du fascisme qui est disséqué et examiné.

    © Fiches du Cinéma

    Acteurs (12)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Hanoun Productions

    Distribution France :

    Hanoun Productions

    Propos

    « Ce procès est imaginaire », voilà les premiers mots du narrateur, qui poursuit en désignant les figures, procureur, avocats, journaliste, visages sur fond noir abstrait, concluant : « Faute d’avoir pu assister à un procès de cette sorte, je m’emprisonne, et je laisse délirer mon imagination. » Hanoun annonce d’emblée le projet de ce film a-naturaliste, financé par Godard, où Eustache fait une apparition. Il instaure son propre rapport à la vérité, dans une dialectique du dit, du su et du vu. Le procès de Carl- Emmanuel Jung, criminel de guerre nazi, se révèle celui d’un certain cinéma. S’appuyant sur des récits historiques, il retourne les usages du témoignage (glissements des voix, toujours off, d’un orateur à l’autre) comme les attendus de la preuve par l’image (refus de montrer les preuves visuelles annoncées). Film politique ancré dans le présent, il fait se chevaucher les espaces les uns sur les autres, de la salle d’audience vers l’extérieur, sur un mode déceptif pour la pulsion scopique du spectateur voyeur, faisant la part belle à l’écoute. Écho aux analyses d’Arendt, le pari, loin de tout spectaculaire et de la dramaturgie habituelle de la salle d’audience exhibée au cinéma, est celui de ces « paroles atonales, sans passion, pour dire l’horreur sans mesure du crime nazi. »

    Nicolas Feodoroff

    Source : fidmarseille.org

    Générique détaillé (7)

    Producteur délégué :

    Marcel Hanoun

    Directeur de la photo :

    Georges Strouvé

    Monteurs :

    Denise de Casabianca, Marcel Hanoun

    Musique additionnelle :

    Christoph Willibald Gluck, Jean-Sébastien Bach

    Scénariste :

    Marcel Hanoun

    Ingénieur du son :

    Michel Fano

    Décoratrice :

    Mireille Bouillé

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1966

    Sortie en France :

    07/12/1977

    Durée :

    1 h 6 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    50665

    Visa délivré le :

    27/02/1980

    Agrément :

    Inconnu

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Format son :

    Mono