En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]

La Dixième symphonie

Un Long métrage de Abel Gance

Produit par Le Film d'Art (Vandal et Delac)

Sortie en France : 01/11/1918

    Synopsis

    Eve Dinant (E. Lynn) ne supporte plus la vie dépravée de son mari Fred Ryce (J. Toulout). Elle tue la soeur de Ryce qui la menaçait. Elle paye le silence de Ryce et divorce. Bien des années plus tard, remariée à un compositeur Enric Damor (Séverin-Mars), elle se retrouve face à face avec l'ignoble Ryce qui veut épouser sa belle-fille...

    Source : annhardingstreasures.blogspot.fr

    Acteurs (5)

    Production et distribution (2)

    Production Déléguée :

    Le Film d'Art (Vandal et Delac)

    Distribution France :

    Pathé Films

    Propos

    Points de vue

     

    Nous sommes vraiment en plein mélodrame, pas flamboyant, mais extrêmement excessif ! Gance ne cherchait pas à manier les subtilités, mais, il recherche les personnages exacerbés. Toulout est ignoble à souhait. La scène de quasi viol avec Emmy Lynn semble avoir été inspirée par The Cheat (1915) de DeMille, jusque dans les éclairages. la musique est très importante dans le film et elle a ici été composée par Amaury du Closel. Il s'inspire largement de thèmes de Beethoven, Wagner et Strauss. Mais, bizarrement, il ne réussit pas à apporter cette unité stylistique que j'avais admirée dans sa partition pour Michel Strogoff. Un film très ambitieux que je ne trouve pas totalement réussi contrairement à La Roue.

     

    Source : annhardingstreasures.blogspot.fr

     

    ---

    Sublime mélodrame, La dixième symphonie contient déjà la quintessence d’Abel Gance. La naïveté de l’inspiration n’a d’égale que l’inventivité des formes. Par exemple, dix ans avant Napoléon et son triple-écran, le cinéaste a l’intuition du Cinémascope au cours de plans où des bandes colorées (sans doute au pochoir) s’intercalent en haut et en bas de l’image d’une naïade dansante de manière à figurer visuellement la dixième symphonie du titre! Plus encore que risible, la scène est géniale car force nous est de constater le bouillonnement créatif d’un précurseur déterminé à explorer toutes les possibilités de son art voire à en repousser les limites (en l’occurrence, le son lui manquait).

    Le film est saturé d’idées de montage, de cadrages, de narration, bref de cinéma. N’était la folle conviction de son auteur dans l’histoire qu’il raconte, La dixième symphonie aurait pu verser dans la vanité de l’exercice de style avant-gardiste. Mais le visionnaire Abel Gance n’a jamais été un tenant de « L’art pour l’art ». Les acteurs sont habités par leur rôle. Séverin-Mars, futur héros de J’accuse et de La roue, entamait magnifiquement une fructueuse collaboration avec le réalisateur et la jolie Emmy Lynn est filmée avec gourmandise. Le très beau plan où ses épaules sont dénudées en annonce bien d’autres dans l’oeuvre du futur auteur de Lucrèce Borgia…On notera aussi que dans la première partie, le jeu très sophistiqué sur les points de vue et les flashbacks donne une vertigineuse profondeur au récit. En quelque sorte et jusqu’à exhumation d’un précurseur antérieur, Gance invente ici le suspense hitchocko-rohmérien, celui où les personnages se font leur propre cinéma à partir de ce qu’ils ont vu. Bref: à l’opposé d’une curiosité réservée aux rats de cinémathèque, La dixième symphonie est véritablement un très grand film.

    Source : films.nonutc.fr

     

    Générique détaillé (4)

    Producteur :

    Louis Nalpas

    Directeur de la photo :

    Léonce-Henri Burel

    Scénariste :

    Abel Gance

    Monteuse :

    Marguerite Beaugé

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Langue de tournage :

    Muet

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1918

    Sortie en France :

    01/11/1918

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Agrément :

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1.37

    Format son :

    Muet