Jules et JimUn film de François Truffaut Produit par : Les films du Carrosse Genre(s) : Fiction - Durée :
1h 42mn
Sortie en France :
23/07/1962
Année de production :
1961
Réalisateur Acteurs Synopsis Jules est allemand, Jim, francais. Ces deux amis artistes évoluent dans le Paris des années 1900. La photographie d'une sculpture de femme à l'étrange sourire les fascine et les entraine jusqu'en Grèce. De retour à Paris, ils rencontrent Catherine, qui ressemble étrangement à la sculpture. Jules l'épouse. Puis la guerre éclate. Après l'armistice, Jim retrouve ses amis dans un chalet, en Suisse, où ils vivent avec leur fille, Sabine. Catherine se met à aimer Jim. Propos
Jules et Jim sont deux personnages très proches au début du film, leur relation fait même naître certaines rumeurs dans Paris, toutefois lorsqu'ils partent en vacances avec Catherine les deux personnages deviennent distants et leur amitié cède place au trio. Il existe une part de fatalité dans la première moitié du film, lorsque Jules avertit Jim que Catherine sera sa femme et qu'en conséquence il ne doit pas la séduire, le spectateur prend immédiatement conscience de l'aspect tragique du film. S'ensuit une période trouble durant la Première Guerre mondiale où Catherine prend des amants et s'éloigne des deux amis hantés par la peur que l'un tue l'autre au combat. Après l'armistice, la complicité entre Jim et Catherine devient croissante, ils en viennent à désirer un enfant, toutefois le couple qu'ils forment ne dérange pas Jules, celui-ci promettant d'aimer Catherine quoi qu'il advienne. La fougue et la passion liant les deux amants s'estompe et laisse place à un climat tendu et orageux. Catherine menace de tuer Jim. Le pire ne peut être évité : elle se donne la mort avec celui-ci en braquant le volant de sa nouvelle automobile au milieu d'un pont. Jules assiste impuissant à la catastrophe. Autour du film Pour son roman, Henri-Pierre Roché puise dans une veine largement autobiographique : Jim (ici, Henri Serre), c'est lui, ou presque; et Jules (Oskar Werner) et Kathe (dans le livre) / Catherine (Jeanne Moreau) sont directement inspirés par l'écrivain allemand (autrichien dans le livre) Franz Hessel et Helen Grund (Berlinoise, fille d'un banquier prussien protestant), parents de Stéphane Hessel, normalien, résistant et diplomate né à Berlin en 1917 (comme il l'a confirmé lui même dans certains de ses écrits publiés1 et des interviews2). Ce n'est en fait qu'après la mort d'Helen Hessel (née Grund), morte en 1982 à l'âge de 96 ans, que fut révélée publiquement l'identité des personnes ayant inspiré ce célèbre trio, en particulier dans les carnets de Henri-Pierre Roché intitulés Carnets, Les années Jules et Jim, Première partie, 1920-1921, carnets publiés en 1990 avec une préface de François Truffaut, ou encore par la publication en 1996 de certaines des lettres d'Helen Hessel à Henri-Pierre Roché dans les Lettres d'Helen, lettres à Henri-Pierre Roché, 1920-1921. Le tournage du film a débuté en avril 1961. Le chalet, au bord du Rhin en Autriche dans le récit, où Jim rejoint Jules et Catherine, est en fait le refuge Sihlbach du Molkenrain. Le cimetière militaire que Jim visite avant de rendre visite à Jules et Catherine est le cimetière du Vieil-Armand (Hartsmannwillerkopf), situé dans le Haut-Rhin. Serge Rezvani joue le personnage d'Albert, qui dans le film écrit la chanson Le Tourbillon pour Catherine. Il a réellement écrit cette chanson sept ans plus tôt, en référence justement au couple que formaient Jeanne Moreau et son compagnon de l'époque Jean-Louis Richard, qui était aussi le meilleur ami de Serge3. « Jules et Jim est un hymne à la vie et à la mort, une démonstration par la joie et la tristesse de l'impossibilité de toute combinaison amoureuse en dehors du couple », écrivait Truffaut un an avant le tournage. Jules et Jim constitue un parti pris esthétique de François Truffaut. Plutôt que de remplacer les scènes difficilement adaptables du roman par des scènes équivalentes, procédé qu'il avait dénoncé dans un article célèbre Une certaine tendance du cinéma français4, François Truffaut a préféré lire en voix off des passages du roman de Henri-Pierre Roché. Ce procédé permet de rendre à l'écran la saveur littéraire du roman. Le groupe anglais Groove Armada a utilisé des passages du film pour l'introduction de son titre Shameless avec Bryan Ferry : « Je m'empare de toi mon amour [...] je te presse absolument nue contre moi. » En 1980, Paul Mazursky a réalisé Willie et Phil où il rend un hommage appuyé à Jules et Jim pour évoquer la révolution sexuelle des années soixante et soixante dix. Le scénario révèle en fin de compte combien cette seconde révolution sexuelle moderne, qui a touché un nombre de gens beaucoup plus important que la jeunesse cosmopolite du Montparnasse des années vingt, a été inversement bien moins subversive et plus fade que celle qu'a décrit François Truffaut. Le film est évoqué à plusieurs reprises dans un autre film, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Le film est évoqué dans le film The Bubble d'Eytan Fox : Noam dit à Lulu, sur leur route vers Naplouse : « Tu es Jeanne Moreau, je suis Jules, nous allons retrouver Jim et mourir d'amour » Le film est évoqué dans Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy. Solange ouvre la porte et découvre les forains, elle leur dit en s'amusant « voila Jules et Jim ». Le film est évoqué dans la série Queer as Folk (version US), lors de la saison 2. Avant même sa sortie en 1962, le film est évoqué dès 1961 dans le film Une femme est une femme de Jean-Luc Godard. Alfred, personnage incarné par Jean-Paul Belmondo, croise Jeanne Moreau dans un café et lui demande si "ça marche avec Jules et Jim" ; l'actrice répond "moderato", allusion cette fois-ci à un film de Peter Brook sorti en 1960 et inspiré d'un roman de Marguerite Duras, Moderato cantabile, où Jeanne Moreau tient le premier rôle. Source : Wikipedia Photos de film (5)
Galerie affiches (8) Production et distribution Production déléguée : Les films du Carrosse Exportation/Ventes internationales : Mk2
Auteur de l'œuvre originale : Henri-Pierre Roché Producteur : Marcel Berbert Scénariste : François Truffaut, Jean Gruault Directeur de la photo : Raoul Coutard Monteuse : Claudine Bouché Auteurs de la musique : Georges Delerue, Serge Rezvani Narrateur : Michel Subor
Long-métrage Genre(s) : Fiction Sous-genres :
Drame
Langue de tournage : Français Nationalité :
100% français (France)
Année de production :
1961
Sortie en France :
23/07/1962
Durée :
1h 42mn
Etat d'avancement :
Sorti
Agrément :
Oui
Formats de production :
35 mm Type de couleur(s) :
Noir & blanc
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