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Au revoir les enfants

Au revoir les enfants

Un Long métrage de Louis Malle

Produit par NEF - Nouvelles Éditions de Films

Sortie en France : 07/10/1987

  • Sommaire

Acteurs (16)

Production et distribution (5)

Production Déléguée :

NEF - Nouvelles Éditions de Films

Productions Étrangères :

Stella Film, Rai - Radiotelevisione Italiana

Distribution France :

mk2

Coproduction :

mk2

Exportation / Vente internationale :

Gaumont

Box Office : cumulé

Box Office : chronologie

Sorties à l'international (26)

PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

En janvier 1944, dans un collège catholique aux environs de Paris, Julien Quentin voit arriver un nouvel élève, Jean Bonnet, qui, par bien des cotés, est différent des autres. Sa curiosité est aussitot éveillée et, au fur et à mesure qu'il apprend qui est Jean Bonnet, et la menace tragique qui pèse sur lui, une amitié profonde se développe entre les deux enfants. Il s'agit d'une chronique de l'époque, de la vie particulière d'un pensionnat de garçons, de l'éveil d'un enfant devant la brutalité et la violence du monde des adultes.

Propos

Genèse

Ce film est en partie autobiographique. Louis Malle a vécu cette histoire qui a longuement occupé son esprit, selon ses propres dires : « Pendant longtemps, j'ai purement et simplement refusé de m'y attaquer, parce que cet événement m'avait traumatisé et qu'il a eu une énorme influence sur ma vie. »

Le projet de départ s'intitulait d'ailleurs My Little Madeleine (en référence à la madeleine de Proust) avant de s'intituler Le Nouveau puis finalement Au revoir les enfants.

Néanmoins, le réalisateur n'a jamais prétendu raconter la vérité à la façon d'un documentaire, c'est une fiction faite des souvenirs qu'il a de cette histoire vécue, à laquelle il a rajouté des éléments et anecdotes récupérés ailleurs, et des éléments purement de fiction.

De façon générale, l'amitié approfondie entre Julien et Jean est purement de fiction. Le jeune Malle n'a pas réellement développé d'amitié avec le vrai Bonnet (il déclarera dans plusieurs interviews que c'est ce regret qui a motivé le film). Le personnage de Julien corrige ce que Louis Malle n'a pas eu le temps, l'occasion ou la présence d'esprit de faire à l'époque. Sa façon de chercher des indices sur l'identité de Jean (à la façon d'un Sherlock Holmes - cité dans le film) peut être vue comme l'investigation que le réalisateur fait a posteriori sur son passé.
Liens avec d'autres films de Malle

Le réalisateur avait déjà abordé le sujet de la collaboration dans Lacombe Lucien où le personnage principal était le collaborateur. Il peut être fait un lien entre le personnage de Lucien et celui du collaborateur Joseph dans Au revoir les enfants. À l'époque de l'écriture de Lacombe Lucien, Louis Malle avait imaginé le personnage de Lucien à l'identique du futur Joseph, mais avait ensuite abandonné cette piste. Louis Malle décrit le personnage de Joseph comme « le petit cousin de Lucien ».

On peut aussi faire un parallèle entre Au revoir les enfants et un autre film de Malle, Le Souffle au cœur, concernant le thème de la relation fusionnelle entre la mère et le fils, le père absent et le milieu bourgeois. Dans les deux films se trouve aussi une scène quasi identique, lorsqu'un prêtre touche la jambe du garçon lors de la confession (dans le premier film cette scène évoque plutôt un attouchement alors que dans le second il s'agit d'un geste tout à fait innocent).

L'histoire réelle

Au revoir les enfants est une version romancée d'événements que Louis Malle a vécus. Dans les faits réels, le jeune Jean Bonnet s'appelait Hans-Helmut Michel (6 juin 1930 - 6 février 1944) et il est resté environ un an dans le collège d'Avon près de Fontainebleau. Il est en fait arrivé dans cet internat quelques mois avant Louis Malle et son frère Bernard.

Après que la Gestapo l'eut arrêté (avec les autres enfants et le père qui les quitte en disant simplement Au revoir) le 15 janvier 1944, il fut envoyé à Drancy puis déporté à Auschwitz où il fut immédiatement envoyé en chambre à gaz.

Le Père Jean du film a lui aussi existé et s'appelait Père Jacques (29 janvier 1900 - 2 juin 1945). Pour avoir caché les trois enfants juifs dans le collège d'Avon, il fut lui déporté à Mauthausen. Il mourut une semaine après la libération du camp. Il est honoré à Yad Vashem en tant que Juste parmi les nations.

Source : Wikipedia

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Point de vue

Le film démarre lentement comme une chronique de la vie d'un pensionnat d'enfants de riches que leurs parents ont mis là pour les protéger de la guerre. Le regard de Julien Quentin découvre banalement les joies et les mesquineries de l'existence. L'arrivée de Bonnet, juif que cache le père Jean , permet à Julien d'accéder à un autre regard sur le monde. Julien apprend en détournant les yeux, derrière une fenêtre, et surtout la nuit (lieu d'effroi et de honte, lié pour lui au pipi au lit). Il découvre un monde moins civilisé et plus féroce. La scène de la chasse au trésor qui se termine par la capture des enfants par les nazis est emblématique des forces pulsionnelles qui conduiront à l'extermination de la race juive. Julien détourne enfin les yeux devant l'innommable lorsqu'il découvre la trahison du serviteur.

Malle n'essaie pas, comme dans Lacombe Lucien, de faire une analyse psychologique des motivations de chacun pendant la guerre. Même s'il dénonce la lâcheté des miliciens et le drame des juifs, dans la scène du restaurant par exemple, dans la même scène, il justifie aussi l'attitude des non-résistants et des allemands. Il tente d'appendre à son spectateur que la psychologie ne suffit pas et que la dimension humaine se cherche dans la nature profonde de l'homme, celle qui, la nuit, le tient fraternel avec les autres hommes face à la la férocité des loups et des sangliers la nuit dans la forêt. Cette morale de l'apprentissage du regard, de la connaissance profonde de l'humanité est un message d'espoir qui contrebalance la fin tragique des héros du film.

Jean-Luc Lacuve le 18/03/2008

Source : cineclubdecaen.com

Photos (9)

Générique détaillé (20)

Assistants à la réalisation :

Mathieu Amalric, Yann Gilbert, Patrick Cartoux

Producteur associé :

Marin Karmitz

Directeur de la photo :

Renato Berta

Assistant son :

Jean-Pierre Duret

Directeur de production :

Gérald Molto

Monteuse :

Emmanuelle Castro

Scripte :

France Lachapelle

Casting :

Jeanne Biras

Costumière :

Corinne Jorry

Photographe de plateau :

Jeanne Louise Bulliard

Producteur :

Louis Malle

Scénariste :

Louis Malle

Ingénieur du son :

Jean-Claude Laureux

Assistants opérateurs :

Jean-Marie Fadier, Jean-Paul Toraille

Attachée de presse (film) :

Eva Simonet

Assistante monteuse :

Marie-France Poulizac

Bruiteur :

Daniel Couteau

Chef décorateur :

Willy Holt

Mixeur :

Claude Villand

Régisseur général :

Jean-Yves Asselin

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Comédie dramatique

Thèmes :

Adolescence, Guerre

Langue de tournage :

Français

Origines :

France, Allemagne, Italie

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Allemagne, Italie)

Année de production :

1987

Sortie en France :

07/10/1987

Durée :

1 h 45 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

64487

Visa délivré le :

31/07/1987

Agrément :

Oui

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

1,66

Format son :

Dolby

Interdiction :

Aucune

Affiches (3)

Réalisateur

Actualités (2)

Sélections en festivals (4)

Oscars du Cinéma - 1988

Oscars du Cinéma (Etats-unis, 1988)

Sélection (2)

Nomination Oscar du Meilleur scénario original : Louis Malle

Nomination Oscar du Meilleur film en langue étrangère

Les César du Cinéma Français - 1988

Les César du Cinéma Français (France, 1988)

Sélection (9)

Meilleur montage : Emmanuelle Castro

Meilleur son : Jean-Claude Laureux, Bernard Leroux, Claude Villand

Meilleur décor : Willy Holt

Meilleurs costumes : Corinne Jorry

Meilleure photo : Renato Berta

Meilleur scénario original ou adaptation : Louis Malle

Meilleur espoir masculin : François Négret

Meilleur réalisateur : Louis Malle

Meilleur film

Mostra internationale de cinéma de Venise - 1987

Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1987)

Sélection

Compétition Officielle

Palmarès (3)

Les César du Cinéma Français - 1988

Les César du Cinéma Français (France, 1988)

Prix (7)

César de la meilleure réalisation : Louis Malle

César du meilleur son : Jean-Claude Laureux, Bernard Leroux, Claude Villand

César du meilleur montage : Emmanuelle Castro

César des meilleurs décors : Willy Holt

César de la meilleure photographie : Renato Berta

César du meilleur scénario original ou adaptation : Louis Malle

César du meilleur film

Mostra internationale de cinéma de Venise - 1987

Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1987)

Prix (4)

Prix UNESCO

Prix OCIC

Ciak d'or spécial

Lion d'or

Prix Méliès - 1987

Prix Méliès (1987)

Prix

Prix Méliès