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Coup de torchon

Coup de torchon

Un Long métrage de Bertrand Tavernier

Produit par Les Films de la Tour

Sortie en France : 04/11/1981

    Synopsis

    En 1938, dans la petite ville de Bourkassa Ourbangui, en Afrique Noire, Lucien Cordier (Philippe Noiret) le policier exerce (fort mal) son autorité. Sa femme, Huguette (Stéphane Audran) se moque ouvertement de lui et son beau-frère, Nono (Eddy Mitchell), n'est pas le dernier à perturber la vie du ménage. Finalement, ce concert de critiques fait basculer Lucien Cordier. Il va garder son apparence balourde et confuse mais en réalité, il entreprend une véritable mission de nettoyage. Les deux maquereaux du Pays qui controlent le bordel de l'endroit en seront les première victimes. Ensuite, ce sera au tour de Marcaillou (Victor Garrivier) l'horrible mari de Rose (Isabelle Hupper) pour qui Cordier nourrit les sentiments les plus vifs. Elle est en fait sa maitresse. Lucien Cordier est convaincu qu'il faut éliminer les méchants, ceux qui font souffrir les autres et il tient de grands propos quasi philisophiques à l'institutrice du village : Anne (Irène Shobline). Elle est la seule sans doute à le comprendre. Les autres ne comprendront jamais rien. Seule Rose découvrira la vérité, mais elle sera obligée de quitter le pays au moment où retentissent les premiers appels de la mobilisation générale et quelques jours après l'annonce de l'accord de Munich.

    Acteurs (15)

    Production et distribution (4)

    Production Déléguée :

    Les Films de la Tour

    Exportation / Vente internationale :

    StudioCanal Films Limited

    Coproductions :

    Little Bear, Films A2

    Distribution France :

    Parafrance

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    A propos du film

    Le film est né de plusieurs inspirations littéraires : un polar majeur, "1275 âmes" de Jim Thompson (auteur qui a également inspiré Série noire d'Alain Corneau), le "Voyage au bout de la nuit" de Céline, et le "Voyage au Congo" de Gide.

    Le film bénéficie aussi des dialogues dignes de Queneau - " arrête de m'ombrager ", " tu m'interlocutes ", " l'action se torse ", " colonel Tramichel, tra comme tralala et Michel comme la mère Michel "... - et l' idée du scénariste Jean Aurenche du retour du "fantôme" interprété par Jean-Pierre Marielle.

    Dès la première séquence, où Lucien Cordier observe des enfants noirs affamés lorsque survient une éclipse de soleil, Tavernier donne à son film une dimension surréel, et met de côté la psychologie et la rationalité, en mettant en scène un monde colonial à la fois infernal et "joyeux" - ce qui est toujours la patte de Tavernier, même lorsqu'il traite de sujet noirs.

    Cordier, qui déclare n'être " ni courageux, ni honnête, ni travailleur ", est entouré de monstres bien pires que lui, qui ne suivent que leurs pulsions, et des instincts plus proches de l'animal que l'humain. Perdu dans sa bourgade africaine, il n'a aucuncompte à rendre, ni vis-à-vis de l'administration, ni vis-à-vis de la loi, ni vis-à-vis de lui-même, puisqu'il se sert du mépris dont il fait l'objet comme alibi pour ses meurtres, et semble persuadé qu'il s'agit d'une délivrance pour les victimes et d'unacte de salubrité pour le monde. Le réalisateur ne tisse aucune complicité avec le spectateur : à aucun moment, on ne sait exactement si les meurtres sont planifiés ou pas, si Cordier est vraiment fou, et ce qui le fait passer à l'acte.

    Du coup, ce qui aurait pu être une épopée expressionniste, avec une lutte du bien contre le mal, devient un cauchemar naturaliste, plein d'humour noir et sans repères moraux clairs. Comme le répète l'aveugle dans le train, " nous entrons dans la forêt vierge ", et nous n'en sortirons plus, malgré la présence de la jeune institutrice, qui représente un idéal et un espoir de salut pour Cordier, mais que celui-ci tient à distance pour ne pas la faire chuter dans son enfer. Elle-même se protège et tient à demeurer dans le monde " normal " : lorsqu'elle lit sur son tableau noir la confession écrite par Cordier et signée " Jésus-Christ ", elle se retourne tout de suite vers ses élèves, et leur apprend " La Marseillaise "... Même le prêtre est sans s'en rendre compte un des inspirateurs de la tuerie : " chaque chose en son temps, chacune à son tour, et d'abord l'ignoble Marcaillou " !

    La réédition en DVD par StudioCanal, techniquement superbe, fut l'occasion pour Tavernier de montrer en bonus la fin initialement prévue et qu'il regrette d'avoir coupée : dans le bal final, des lépreux noirs arrivent et Cordier leur parle ; puis par la suite, il y avait l'idée, qui confirme le naturalisme surréaliste de l'oeuvre, de faire entrer deux grands singes, avec les participants au bal qui se transforment en squelettes puis disparaissent, et les deux singes qui se disent : " m... il va falloir tout recommencer ".

    Source : cineclubdecaen.com

    Générique détaillé (14)

    Producteurs délégués :

    Henri Lassa, Adolphe Viezzi, Bertrand Tavernier

    Adaptateurs / Dialoguistes :

    Bertrand Tavernier, Jean Aurenche

    Scénaristes :

    Jean Aurenche, Bertrand Tavernier

    Ingénieur du son :

    Michel Desrois

    Directeur de production :

    Louis Wipf

    Monteuse son :

    Catherine d'Hoir

    Auteur de la musique :

    Philippe Sarde

    Assistant à la réalisation :

    Jean Achache

    Auteur de l'œuvre originale :

    Jim Thompson

    Directeur de la photo :

    Pierre-William Glenn

    Assistant opérateur :

    Michael Coulter

    Monteur :

    Armand Psenny

    Décorateur :

    Alexandre Trauner

    Costumière :

    Jacqueline Moreau

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie dramatique, Humour noir

    Thèmes :

    Histoire, Meurtre

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1981

    Sortie en France :

    04/11/1981

    Durée :

    2 h 10 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    53772

    Visa délivré le :

    18/09/1981

    Agrément :

    Inconnu

    Type de couleur(s) :

    Couleur

    Affiches (1)

    Réalisateur

    Actualités (2)

    Sélections en festivals (9)

    Festival du Film Français de Cuba - 2012

    Festival du Film Français de Cuba (Cuba, 2012)

    Sélection

    Cycle Isabelle Huppert

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    Festival du Film français en Israël (Israel, 2011)

    Sélection

    Hommage à Isablle Huppert

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    Festival international du film de Rio de Janeiro (Brésil, 2009)

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    Retrospective Isabelle Huppert

    Hong Kong French Film Festival  - 2007

    Hong Kong French Film Festival (Hong-kong, 2007)

    Sélection

    Focus on French Film

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    Festival du film français de Richmond (Etats-unis, 2006)

    Sélection

    Sélection longs-métrages

    Festival du Film français en Israël  - 2005

    Festival du Film français en Israël (Israel, 2005)

    Sélection

    Sélection Officielle

    Oscars du Cinéma - 1983

    Oscars du Cinéma (Etats-unis, 1983)

    Sélection

    Nomination Oscar du Meilleur film en langue étrangère

    Les César du Cinéma Français - 1982

    Les César du Cinéma Français (France, 1982)

    Sélection (9)

    Meilleur montage : Armand Psenny

    Meilleur décor : Alexandre Trauner

    Meilleur réalisateur : Bertrand Tavernier

    Meilleure actrice dans un second rôle : Stéphane Audran

    Meilleur acteur dans un second rôle : Jean-Pierre Marielle

    Meilleur acteur dans un second rôle : Eddy Mitchell

    Meilleure actrice : Isabelle Huppert

    Meilleur acteur : Philippe Noiret

    Meilleur film

    Berlinale - 1982

    Berlinale (Allemagne, 1982)

    Sélection

    Hors compétition

    Palmarès

    Prix Méliès - 1981

    Prix Méliès (1981)

    Prix

    Prix Méliès