En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]
Dracula Père et Fils

Dracula Père et Fils

Un Long métrage de Édouard Molinaro

Produit par Gaumont, Production 2000

Sortie en France : 15/09/1976

  • Sommaire

Acteurs (44)

Production et distribution (3)

Productions Déléguées :

Gaumont, Production 2000

Distribution France :

Gaumont

Exportation / Vente internationale :

Gaumont

Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

Dracula a failli. Emoustillé au XVIIIè siècle par les charmes avantageux d'une sémillantes poitrine, il a commis l'acte sexuel. De ces amours insolites est née une manière de vampire indigne qui, "jeune" de deux siècles, boit encore le sang au biberon et ne sait pas mordre comme il le devrait. La démocratie populaire de Roumanie et ses expropriations routières sont incompatibles avec la dignité de la vie vampire. Après avoir saigné deux marins et revêtu leurs uniformes, les Dracula émigrent. Immergés, ils dérivent de façon indépendante. Le Prince échoue en Angleterre où il deviendra vedette du cinéma d'horreur. Le fils débarque en France où il découvre d'entrée que la terre légendaire des libertés et de la fraternité est aussi celle du racisme et des ratonnades. Exploité par un petit chef véreux, Dracula fils doit vite abandonner un emploi pourtant idéal pour un mort vivant : gardien de nuit. De nombreuses mesaventures attendent le rejeton timoré qui souvent souffre de la faim. Il provoque un scandale dans un inf me clandé pour immigrés où les nombreux miroirs ne peuvent refléter son image au grand effroi d'une innommable putain. Il brise une de ses longues canines sur un cadavre congelé à la morgue, se fait griffer par le chat dont il parviendra à se nourir. Enfin, humiliation suprême et sacrifice pathétique pour un vampire affamé et gaffeur, il doit donner son précieux sang. Seule douceur en ce monde très dur, l'amitié dévouée et chaleureuse que lui offrent ses frères parias, les travailleurs "bicots-nègres". Un jour, il retrouve son père et va mener vie fastueuse dans un cercueil de luxe. Il découvre aussi l'amour et doit défendre l'élue de son coeur contre les entreprises de son père. Tout s'achèvera pourtant par un retour à la norme : le fils se découvrant homme. Quand à son père, il succombe, brulé par le soleil dans un monde décidement impossible pour les vampires.

Propos

Analyse

Inspiré du roman "Paris Vampire" de Claude Klotz, le film d'Édouard Molinaro n'a jamais eu la prétention d'assurer une suite, même parodique, aux aventures du comte Dracula telles qu'envisagées par les productions Hammer. Ni dans son apparence, ni même dans son appellation, le personnage joué par Christopher Lee ne s'y réfère. Contre l'avis même de l'acteur, la production Gaumont jugea commercialement plus judicieux de sortir le film avec le titre Dracula père et fils, sous lequel, du reste, le roman sera ultérieurement réédité.

Jouant sur le même ressort comique qu'une précédente parodie de films de vampires avec Christopher Lee, Les Temps sont durs pour les vampires (1959) de Steno, où le Comte était également confronté à une partie moins noble de sa famille, Dracula père et fils opte tout bonnement pour l'affrontement filial. Dans le rôle de la triste progéniture, Bernard Menez renouvelle sa prestation de rejeton velléitaire de son précédent film, L'Éducation amoureuse de Valentin (1975). Un inévitable rapport de force œdipien ne tarde d'ailleurs pas à se dessiner, quand père et fils deviennent rivaux amoureux auprès de la même jeune femme, jouée par Marie-Hélène Breillat, elle-même sosie de la mère (jouée par sa propre sœur, Catherine Breillat).

Inscrit dans un contexte géopolitique propre aux années 1970, le scénario met ses héros vampires en position de réfugiés politiques. La Roumanie, « mère-patrie » de tous les vampires selon la légende, et depuis tombée aux mains des bolcheviques, ne leur constitue plus en effet un cadre très favorable, les forçant à s'expatrier. Le film s'attarde donc sur un commentaire critique du sort réservé aux travailleurs immigrés, automatiquement assimilés à des "parasites" (d'où peut-être une symbolique à tirer justement de cette image de « vampires »). Paradoxalement, la France, réputée « terre d'accueil », se montre ici la moins hospitalière : alors que le père, accostant par hasard en Grande-Bretagne, devient vedette de cinéma, le fils, débarquant sur une côte française, tombe dans la marginalité et souffre les pires humiliations. Or son manque manifeste de caractère et d'ambition pèse bien moins dans son revers de fortune qu'une conjoncture et une population globalement hostiles. Au passage, la peinture d'une communauté maghrébine défavorisée n'est pas sans partager, par moments, la noirceur d'une chronique sociale telle qu'Élise ou la vraie vie de Michel Drach (1970).

Si quelques scènes de comédie pure parsèment le film, une légère amertume domine en fait le ton d'ensemble. Le mythe du vampire, mis à mal par une ambiance contestataire et antitraditionnaliste, semble ici tourner une page, pour se fondre dans une normalité personnifiée par le fils, Ferdinand. Disgracié par sa condition de vampire, ce dernier ne trouvera son salut en effet qu'en abandonnant sa nature première pour devenir « Monsieur tout le monde ».

Autour du film

C'est la toute dernière fois que Christopher Lee incarne un rôle de vampire au cinéma.
Avant ce film, Bernard Menez était déjà apparu dans une autre parodie française de films de vampires, Tendre Dracula (1973).
Gérard Jugnot apparaîtra dans une autre parodie française de films de vampires, Les Charlots contre Dracula (1980).
Après Les Mains D'Orlac (1960), c'est le deuxième film entièrement tourné en français par Christopher Lee.
Bien qu'ayant assuré la postsynchronisation du film en langue anglaise, Christopher Lee sera doublé par un autre acteur pour la copie diffusée aux États-Unis. Le montage de cette dernière sera en outre réduit à 75 minutes (contre 100 minutes dans sa copie originale), altérant sensiblement son ton et son intrigue.
On dénombre trois autres comédies dans lequel Christopher Lee incarne un vampire: Les Temps sont durs pour les vampires (1959), Magic Christian (1969) et One More Time (1970). Des extraits du film Les Cicatrices de Dracula figurent en outre dans les comédies fantastiques Vampire, vous avez dit vampire? (1985) et J'ai épousé une extra-terrestre (1988), sans que l'acteur ne soit mentionné au générique. Il apparaît en revanche à celui de Innocent Blood (1992), variation semi-parodique du mythe du vampire, pour un extrait de Le cauchemar de Dracula utilisé dans le film.
Si dans son intervention à l'émission le Club de la chaine câblée Ciné Cinéfil vers la fin des années 1990, le cinéaste Édouard Molinaro n'hésita pas à qualifier Dracula Père et Fils de « film raté », l'acteur Bernard Menez, en revanche, profita de son passage à un autre numéro de cette même émission pour affirmer en être particulièrement fier.

Source : Wikipedia
 

Générique détaillé (10)

Auteur de l'œuvre originale :

Claude Klotz

Directeur de la photo :

Alain Levent

Assistant opérateur :

Philippe Houdart

Auteur de la musique :

Vladimir Cosma

Costumier :

Jacques Fonteray

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Comédie

Langue de tournage :

Français

EOF :

Inconnu

Nationalité :

100% français

Année de production :

1976

Sortie en France :

15/09/1976

Durée :

1 h 50 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

45158

Visa délivré le :

15/09/1976

Agrément :

Inconnu

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Format son :

Mono