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En passant par la Lorraine

Un Court métrage de Georges Franju

Produit par Forces et Voix de la France

Année de production : 1950

    Synopsis

    A travers son agriculture traditionnelle et son industrie florissante, une découverte de la Lorraine et de son sous-sol riche en charbon et en minerai de fer. Visite de Merlebach, le centre minier le plus important de France et des forges et des aciéries d'Hagondange.

    Production et distribution

    Production Déléguée :

    Forces et Voix de la France

    Propos

    Après le succès teinté par le scandale du Sang des bêtes, dû en partie à la critique favorable que Jean Coteau rédige pour un quotidien parisien (...), le nom de Franju circule au CNC et dans les administrations qui trouvent un intérêt à subventionner des courts métrages réalisés professionnellement afin d'être distribués et projetés à l'occasion des efforts continus du gouvernement pour encourager la population française à reconstruire et moderniser son pays. Les six films de Franju qui suivent sont tous des commandes financées par un des ministères concernés.

    Pour son premier "film de commande", En passant par la Lorraine, Franju, qui doit structurer des thèmes disparates – les aspects historiques, économiques et touristiques de la région qu'il présente (...) – choisit le tritre pour souligner que compte tenu de la taille de la province et de ses 500 ans d'histoire, un court métrage ne peut qu'effleurer le sujet. Les fonds dont il dispose ne lui permettent que quatre jours de repérages en Lorraine. Les deux lieux de tournage principaux sont un village à quelques kilomètres de Metz, et la région minière de Merlebach, présentée comme l'une des plus grandes régions minières de France.

    (...) Le film tout entier est structuré en contrepoint : la sobriété de la section dédiée à l'industrie lorraine, qui est la plus longue du film, contraste avec les festivités villageoises certes traditionnelles, mais qui tranchent sur le quotidien, cependant que le ton enjoué de ces scènes est à son tour contrarié par l'image du garçon rescapé [unique survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane], témoin vivant de la Seconde Guerre mondiale terminée depuis seulement cinq ans, et des séquelles spirituelles qu'il reste à la France à soigner, tout comme sont à reconstruire son économie et son industrie.

    La section centrale d'En passant par la Lorraine, la plus longue, suit de près les étapes du travail minier et sidérurgique : la transformation du charbon en coke destiné aux hauts fourneaux, le transport en péniche jusqu'aux usines puis le long d'un tapis roulant surélevé, la fonte des métaux et la production de tôles. (...) Les spectateurs qui avaient en mémoire les juxtapositions surprenant du prologue du Sang des bêtes ont dû être frappées par les réunions d'atmosphères discordantes lorsqu'une péniche noircie avance dans une campagne idyllique baignée de soleil, et que les cheminées des usines se profilent à l'horizon d'un vaste champ de blé.

    © Kate Ince : “Georges Franju : Au-delà du Fantastique", L'Harmattan, pp. 34-35

    Générique détaillé (7)

    Assistant à la réalisation :

    André Joseph

    Directeur de la photo :

    Marcel Fradetal

    Auteur du commentaire :

    Georges Franju

    Narrateur :

    Georges Hubert

    Producteur :

    Paul Legros

    Monteur :

    André Joseph

    Auteur de la musique :

    Joseph Kosma

    Mentions techniques

    Court métrage

    Genre(s) :

    Documentaire

    Sous-genres :

    Reportage

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1950

    Durée :

    31 min

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Format son :

    Mono