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Vive le Tour

Un Court métrage de Louis Malle

Année de production : 1962

  • Sommaire

Synopsis

Impressions sur le Tour de France, documentaire axé sur les spectateurs, les journalistes qui suivent la compétition et le calvaire des coureurs.

Propos

Après sept ans consacrés à la fiction, Louis Malle revient au documentaire. Ce sera pour Vive le Tour. Un film d'intérêt limité. Et pourtant, déjà, quelques enseignements essentiels peuvent en être tirés. Louis Malle ne s'est intéressé jusqu'alors au Tour de France que par curiosité : pour l'épreuve sportive et pour la fête populaire. Amené à rencontrer le patron du Tour, lui vient l'idée d'y aller voir de plus près, et toutes les autorisations et facilités lui sont accordées. Le voilà déjà assuré de vivre trois semaines passionnantes, avec deux autres opérateurs, une voiture et deux motos. Il passera ses journées sur le tansad de sa moto à filmer avec sa caméra 16 mm, à triple foyer : c'est déjà du bonheur. En même temps, se confirme le bien-fondé de son intuition initiale : filmer vous ouvre toutes les portes. Ses cartes d'accréditation, les panneaux sur les véhicules constituent des clés magiques : sésame, ouvre-toi ! Le Tour n'aura plus guère de secrets pour lui. Il amasse dix-sept heures de cinéma...

Première leçon : le cinéma est un laissez-passer. Deuxième leçon : l'ivresse de filmer soi-même, 16 mm ou 35 mm, caméra à l'épaule, et nouveau pouvoir ainsi conquis : ce cinéma permet des rencontres, d'interpeller qui on veut, d'ouvrir des dialogues. Troisième leçon : n'être pas familier des sujets qu'on aborde, voilà la position la plus créative. Les questions sont plus importantes que les réponses. Pour faire découvrir une face de la réalité aux autres, le plus efficace, c'est de découvrir soi-même. Quatrième leçon : filmer, c'est regarder. Et que regarde-t-on ? Des gens qui vous regardent. Malle filme des coureurs cyclistes : la foule est là qui regarde les coureurs, de même que les coureurs regardent le public, et que le cinéaste regarde les gens qui regardent... Cette dialectique du regard, Malle l'approfondira peu après, à l'occasion d'un "reportage" en Asie (Bons baisers de Bangkok , pour la télévision), quand il découvrira que la vieille femme, qu'il filme au bord de la mer, pleure parce qu'il la filme.

Source : bifi.fr

Générique détaillé (4)

Directeurs de la photo :

Ghislain Cloquet, Jacques Ertaud, Louis Malle

Auteur du commentaire :

Louis Malle

Monteuses :

Suzanne Baron, Kenout Peltier

Auteur de la musique :

Georges Delerue

Mentions techniques

Court métrage

Genre(s) :

Documentaire

Sous-genres :

Reportage

Thèmes :

Sport

Langue de tournage :

Français

Autre pays coproducteur :

France

EOF :

Inconnu

Nationalité :

100% français (France)

Année de production :

1962

Durée :

18 min

Numéro de visa :

31.332

Visa délivré le :

31/12/1965

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Interdiction :

Aucune

Réalisateur

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