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Mise à sac

Mise à sac

Un Long métrage de Alain Cavalier

Produit par Les Films Ariane

Sortie en France : 15/11/1967

    Synopsis

    Georges, un « truand » professionnel, est convoqué par plusieurs confrères dans l'appartement d'Edgar. Celuî-ci est un amateur mais il a une idée d'un « coup » qui, sur le moment, paraît aux gangsters irréalisable. Mais Edgar est tellement convaincant et semble avoir si bien prévu tous les détails que, peu à peu, les hommes sont tentés par cette gageure : s'emparer des leviers de commande d'une ville de province (bureau de poste, de police, etc...) et tout dévaliser, en particulier les diverses banques, et surtout s'emparer de la paie des employés de la grande usine qui est la raison d'être de cette petite ville. Servage, la ville en question, est à partir de minuit une ville morte. Douze hommes suffiront pour faire le travail. Revêtus d'une cagoule de laine noire, ils entrent en action. C'est d'abord le commissariat qui est investi, puis le central téléphonique. Deux des trois employées sont ficelées et mises dans un placard. La troisième, Marie-Ange, transmet tous les appels à l'un des hommes, Maurice, le plus jeune de la bande. Pendant ce temps, les perceurs de coffre peuvent commencer leur besogne. Entre Maurice et Marie-Ange, restés face à face durant cette nuit d'attente, une sympathie naît et ils se mettent à bavarder. Marie-Ange révèle à Maurice qu'elle a reconnu en Edgar un ancien employé de l'usine. Le patron lui avait pris sa femme puis l'avait abandonnéee, et celle-ci s'était suicidée. Le motif majeur d'Edgar est donc moins l'appât du gain que le désir de se venger. C'est ce qui explique que, devenu fou, Edgar incendie la demeure du patron. Celui-ci, du balcon, tire sur lui un coup de fusil. (Les bandits sont obligés de se replier. Edgar mourra en route. Georges réussira à s'échapper. D'autres, moins chanceux, tomberont dans les filets de la police qui barre maintenant toutes les routes de la région.

    © Fiches du Cinéma

    Acteurs (22)

    Production et distribution (4)

    Production Déléguée :

    Les Films Ariane

    Production Étrangère :

    Registi Produttori Associati

    Propos

    Point de vue

    Claude Sautet et Alain Cavalier ont brillamment transposé un roman de Donald Westlake en Savoie. Mise à sac est peut-être le meilleur film de casse français (devant Du rififi chez les hommes) et un des meilleurs films de casse jamais tournés, principalement pour deux raisons. La première est l’excellente restitution de l’espace par le réalisateur. La présentation d’un bref schéma au début et, surtout, un découpage d’une parfaite clarté font que le spectateur se représente le village aussi bien que les voleurs de la fiction. De ce fait, il ressent les enjeux dramatiques, des enjeux qui sont tous plus ou moins liés à cet espace, avec une force peu commune. Ainsi du péril entraîné par le retard d’un personnage au moment de la fuite.

    Cette épure du découpage va évidemment de pair avec l’épure de la narration. Le scénario est dégraissé, la majeure partie du film est consacrée à la progression du travail et finalement, Cavalier montre ses voleurs comme il montrerait une équipe chargée de la construction d’un pont, avec les différents corps de métier qui la constituent . Il y a ici le maître d’ouvrage, le chef d’équipe, les perceurs de coffre, les guetteurs…Heureusement, la mise à sac d’une ville est évidemment plus imprévisible qu’une construction de pont.

    Cette absence de fioriture n’empêche pas les personnages d’avoir une consistance certaine et c’est là la deuxième qualité majeure du film. Au sein même du processus de mise à sac, les auteurs ont tissé de jolies ramifications narratives.  Une idée très intéressante -et assez inédite- est que les voleurs sont obligés de séquestrer temporairement les personnes susceptibles de donner l’alerte. Flics, pompiers et jolies standardistes sont gardés par un malfrat le temps que ses complices dévalisent la ville. Ces confrontations entre des voleurs déterminés mais pas malveillants et leurs prisonniers donnent lieu à des scènes incongrues voire à des intrigues sentimentales sans pour autant faire verser le film dans la comédie. Simplement, Cavalier insuffle une épaisseur humaine à sa mécanique là où beaucoup de films du genre ennuient à force de montrer des types déjouer des systèmes d’alarmes et percer des coffres. L’aspect mélodramatique de Mise à sac, car il y un aspect mélodramatique dans Mise à sac, reste assez schématique car le développer aurait sans doute nuit à l’ensemble de la narration. Il pourra donc décevoir. Mise à sac n’en reste pas moins le meilleur film avec Michel Constantin, aux côtés du Trou. C’est du cinéma d’action purement français quoiqu’on n’en voit trop peu en France.

    Source : films.nonutc.fr

    Générique détaillé (12)

    Assistant à la réalisation :

    Marc Monnet

    Producteurs :

    Georges Dancigers, Alexandre Mnouchkine

    Directeur de la photo :

    Pierre Lhomme

    Cadreur :

    Gilbert Duhalde

    Monteur :

    Pierre Gillette

    Chef décorateur :

    Jean-Jacques Caziot

    Auteur de l'œuvre originale :

    Donald E. Westlake

    Scénaristes :

    Claude Sautet, Alain Cavalier

    Ingénieur du son :

    Jean Baronnet

    Directeur de production :

    Pierre Laurent

    Auteur de la musique :

    Jean Prodomidès

    Régisseuse générale :

    Margot Capelier

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Drame

    Langue de tournage :

    Français

    Origines :

    France, Italie

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    Majoritaire français (France, Italie)

    Année de production :

    1967

    Sortie en France :

    15/11/1967

    Durée :

    1 h 48 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    33101

    Visa délivré le :

    14/11/1967

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Couleur

    Format son :

    Mono

    Affiches (3)

    Réalisateur