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Le Cercle rouge

Le Cercle rouge

Un Long métrage de Jean-Pierre Melville

Produit par Les Films Corona

Sortie en France : 20/10/1970

    Synopsis

    Corey, un malfaiteur incarcéré à la centrale des Beaumettes, est libéré; un de ses gardiens, avant qu'il ne soit rel ché, lui a proposé une affaire : dévaliser une bijouterie, place Vend me. Ailleurs, dans le train bleu, le commissaire principal Mattei, transfére de Marseille à Paris Vogel. Trompant la vigilance de son gardien, Vogel réussit à s'échapper et à trouver refuge dans le coffre de la voiture de Corey. Les deux hommes se lient d'amitié...

    Acteurs (25)

    Production et distribution (4)

    Production Déléguée :

    Les Films Corona

    Exportation / Vente internationale :

    StudioCanal Films Limited

    Productions Étrangères :

    Selenia Cinematografica, Euro International Film (EIA)

    Distribution France :

    Les Films Corona

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international (4)

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Anecdotes
    Jean-Pierre Melville avait initialement prévu une distribution totalement différente :
    Lino Ventura : commissaire Mattei ; Paul Meurisse : Jansen ; Jean-Paul Belmondo : Vogel.
    La séquence du casse dure 25 minutes sans aucun dialogue. À noter également que les 7 premières minutes ne comportent pas non plus de dialogues.
    C'est l'avant-dernier film de Bourvil, alors déjà victime de la maladie de Kahler, et également le seul film où il soit crédité au générique avec son prénom : André Bourvil.
    Une version director's cut fut projetée le 18 mai 2002 lors du Festival de Cannes.
    Un remake américain, dont la réalisation aurait été confiée à John Woo, était prévu en 2006 mais le projet a été abandonné.
    La Plymouth Fury III de 1966 utilisée par Delon, ainsi qu'une Pontiac Firebird blanche de 1969 que l'on aperçoit garée de nuit dans une rue de Paris (lorsque les cambrioleurs vont dévaliser la bijouterie), sont les autos personnelles de Jean-Pierre Melville. Il les placera également dans le film Un flic, en 1972.

    Source : Wikipedia
     

    Point de vue

    La citation placée en exergue, attribuée à Rama Krishna, incite à une lecture philosophique du film :

    " Çakyamuni le Solitaire, dit Siderta Gautama le Sage, dit le Bouddah, se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : " Quand des hommes, même sils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents, au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge (Rama Krishna)"

    Elle désigne la fatalité qui conduira Corey, Vogel et Jansen, réunis par le plus grand des hasards, à se retrouver dans la maison isolée où ils trouveront la mort sous les balles de la police.

    Il est toutefois probable que Melville englobe dans le cercle rouge non seulement les criminels mais aussi les policiers. Si Melville croit au destin des hindous, il croit, en judéo-chrétien, à la corruption de ce monde ci. Comme il l'exprima dans la citation d'ouverture du Deuxième souffle : "A sa naissance, il n'est donné à l'homme qu'un seul droit : le choix de sa mort. Mais si ce choix est commandé par le dégoût de sa vie, alors son existence n'aura été que pure dérision". Ne restent donc que des règles de vie qui conduisent à bien choisir sa mort.

    Seul Dieu prend la mesure de toute chose et se rit des efforts des humains pour aller de succès en succès alors que ne les attend que le plus grand des échecs : la mort. Il ne faut alors pas croire que seuls les criminels sont condamnés à l'échec parce que toujours à la merci d'une trahison : ce sont tous les hommes qui sont condamnés.

    "Tous les hommes, monsieur Matteï"

    C'est ici l'inspecteur général de la police qui porte ce discours. C'est à lui que revient la dernière phrase du film "Tous les hommes, monsieur Matteï" alors qu'il fait entrer tous les cars de police dans le cercle de la maison où Matteï s'est déjà engagé comme dans un enfer.

    "Tous les hommes, monsieur Matteï" est la morale que l'inspecteur général avait tenté d'imposer à Matteï lorsqu'il l'avait convoqué avec son directeur après la fuite de Vogel. Sur le pas de la porte il lui avait dit :
    "-Mais n'oubliez jamais : tous coupables"
    "-Même les policiers ?" s'était étonné Matteï.
    "-Tous les hommes, monsieur Matteï".

    Cette conclusion venait après la conversation suivante :
    "- Monsieur Matteï, vous ne saviez pas qu'un suspect doit être considéré comme un coupable ?
    - Pas pour moi, monsieur l'inspecteur général, il m'est passé entre les mains tant de suspects qui étaient innocents.
    - Vous voulez rire. Il n'y a pas d'innocents. Les hommes sont coupables. Ils viennent au monde innocents mais ça ne dure pas."

    Lorsque l'inspecteur général avait mis en cause les capacités de Matteï, son directeur avait fait valoir que Matteï avait les meilleurs états de service de la P. J. depuis quinze ans. En vain :" La belle affaire ! On change en quinze ans. Croyez-vous que je sois resté le même depuis 1955 ? Nous changeons tous... en mal."

    "- Il plaisante ou il croit à ce qu'il dit ? avait demandé Matteï à son directeur en sortant.
    - Il y croit. C'est sa grande idée : le crime vit à l'intérieur de tous, il suffit de le débusquer.
    - Curieux homme
    - Un homme redoutable.

    S'en était suivi une courte séquence, où l'inspecteur général avait appelé son factotum, caché derrière une porte et qui avait tout entendu pour lui demander le dossier de Matteï avec "les rapports des concierges", non pour examiner ses états de services mais pour chercher une explication au fait que : "Matteï, c'est Corse. Cheveux blonds, yeux bleus : pas normal pour un Corse!"

    Sans doute, l'inspecteur général cherchait-il dans la supposée bâtardise du commissaire la preuve d'une sublimation possible dans son métier qui le conduirait à une efficacité suffisante pour coincer Vogel. Sa dernière phrase vient alors confirmer son intuition et condamner Matteï à une vie de solitude.

    Gangsters et policiers

    Dès la première séquence dans la voiture, policiers et gangsters, Matteï et Vogel sont comme frères. D'ailleurs l'inspecteur général s'en était moqué : "Un voyage à deux, même interrompu ça crée des liens". Et, effectivement, déjà dans cette voiture, le mutisme des deux hommes, leur costume semblable, leur façon de courir ensemble jusqu'au train en fait plus deux complices qu'un policier et un criminel, ce que l'on découvre finalement lorsque Matteï fixe les menottes de Vogel au montant du lit du wagon.

    La première action du film, brûler un feu rouge parque l'on est pressé avait plutôt désigné les occupants de la voiture comme des gangsters s'apprêtant à commettre un coup. Preuve sans doute plus grande encore de la proximité des gangsters et des policiers, le fait que Jansen soit un ancien policier. Tous ces hommes sont réunis par un code de l'honneur qui est leur seul soutient face à un monde corrompu.

    Jansen ne souhaitera pas obtenir sa part du butin considérant que son retour de la déchéance alcoolique suffit à le payer. C'est néanmoins lui qui mettra involontairement le commissaire sur la piste du trio : tous coupables !

    © Jean-Luc Lacuve le 19/08/2009

    Source : cineclubdecaen.com

    Générique détaillé (15)

    Assistants à la réalisation :

    Bernard Stora, Pierre Tati

    Scénariste :

    Jean-Pierre Melville

    Ingénieurs du son :

    Jacques Carrère, Guy Chichignoud

    Assistants opérateurs :

    Jean-Paul Cornu, François Lauliac

    Directeur de production :

    Pierre Quefféléan

    Assistantse monteuses :

    Christine Grenet, Elisabeth Sarradin

    Auteur de la musique :

    Éric Demarsan

    Mixeur :

    Jean Nény

    Producteurs :

    Jacques Dorfmann, Robert Dorfmann

    Directeur de la photo :

    Henri Decaë

    Assistant son :

    Victor Revelli

    Cadreur :

    Charles-Henri Montel

    Monteuse :

    Marie-Sophie Dubus

    Scripte :

    Jacqueline Parey

    Chef décorateur :

    Théobald Meurisse

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Film noir

    Langue de tournage :

    Français

    Origines :

    France, Italie

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    Majoritaire français (France, Italie)

    Année de production :

    1970

    Sortie en France :

    20/10/1970

    Durée :

    2 h 20 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    36714

    Visa délivré le :

    09/10/1970

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Couleur