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La Femme spectacle

Un Long métrage de Claude Lelouch

Produit par Les Films 13 , Films de la Pléiade

Année de production : 1963

    Synopsis

    Mondo-movie sur le thème de la femme, à travers interviews et faux reportages : chirurgie esthétique, travestis, Victoria Nanquin strip-teaseuse, divorce et jalousie, cours de danse, école de mannequins, modèle nue, prostitution au bois, Mlle Françoise masseuse, concours de Miss Spaghetti.

    Acteurs (9)

    Production et distribution (3)

    Productions Déléguées :

    Les Films 13 , Films de la Pléiade

    Distribution France :

    Films de la Pléiade

    Exportation / Vente internationale :

    Cinexport

    Propos

    "La Femme spectacle est le seul et unique film de commande que j'aie réalisé dans ma carrière. Pierre Braunberger semblait sûr de mon talent. Il sortait de L'Amérique insolite, de François Reichenbach, qui avait très bien marché, et voulait entreprendre avec moi un film dans un registre identique. A l'occasion d'un dîner, il m'a demandé : "Lelouch, où voyez-vous aujourd'hui le plus d'insolite ?" Je lui ai répondu qye les femmes ne cessaient pas de me fasciner. Et il m'a proposé en rigolant de tourner un film sur ce principe. Sur le moment, j'ai trouvé l'idée formidable. J'ai donc accepté, en imposant néanmoins le principe de consacrer le film aux femmes que je n'avais pas envie d'épouser, celles qui me faisaient peur, celles qui me faisaient fuir... C'est ainsi que je me suis retrouvé à réaliser uun film misogyne. Sur le moment, je n'avais pas remarqué ce gros défaut. (...) Le film a d'abord été entièrement coupé par la commission de censure. A l'origine, il durait 45 minutes de plus. Nous avons donc refait un montage qui a été accepté. Les scènes coupées montraient des opérations chirurgicales assez pénibles à regarder, ainsi que des prostituées qui avaient accepté d'être filmées et qui mimaient devant la caméra ce que les clients leur demandaient de faire, avec des objets, avec des phrases, avec des positions. Il s'agissait de scènes assez choc. Une fois débarrassé de ces scènes-là, le film est devenu aseptisé. En outre, afin de donner des gages à la censure, une voix off débite un commentaire bien-pensant auquel je n'ai pas été associé. La Femme spectacle est donc un film raté tant sur le point de vue que je développe que sur son caractère faussement scandaleux."

    © Claude Lelouch, "Claude Lelouch, mode d'emploi", de Yves Alion et Jean Ollé-Laprune, Calmann-Lévy.

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    Point de vue

    Que les reportages soient bidonnés, après tout pourquoi pas, le genre même l’exige. Mais l’hypocrisie générale et le moralisme douteux qui semblent difficiles de considérer au second degré sont intolérables et odieux. Sur le monde des transsexuels, Claude Lelouch plaque un commentaire aberrant, décrivant « des êtres sans assises morales solides, os[ant] aller jusqu’à des actes contre-nature (…) Il serait hypocrite de passer sous silence ces inversions monstrueuses. Ces êtres dévoyés auraient en fait besoin du secours de la médecine. De la féminité à sa caricature grotesque, il n’y a qu’un pas. Que la société les condamne, certes. Mais que fait-elle pour les guérir ? De la beauté de la femme qui est aussi preuve d’équilibre et de santé à son travestissement grotesque et puéril, il y a un fossé d’obsessions dont ces êtres malheureux ne parviennent pas à se libérer par des voies normales. Leur allure nous choque. Mais que dire de leur langage, de leurs idées. Il serait trop faible d’affirmer qu’il nous déroute, qu’il nous révolte ! Le fossé qui nous sépare d’eux est un gouffre. » Lelouch n’a probablement pas expliqué sa démarche éducative aux artistes qui ont accepté d’être filmés par sa caméra. Même compassion pour le « strip-tease permanent » : « une course à l’érotisme le plus vulgaire. Seuls comptent le geste obscène, l’attitude provocante, le besoin de susciter le désir. Il est difficile d’imaginer conditions plus humiliantes pour une femme : le travail harassant, l’exploitation du vice lui ont fait perdre toute notion de pudeur. Son corps a été réduit à l’état d’objet. C’est un véritable enfer toutes les nuits. » Amen ! Lelouch aurait dû être curé. Il nous aurait au moins privés d’une œuvre frelatée dont la médiocrité ne fait même pas rire. Pour une fois, on serait tenté d’applaudir la censure qui interdit totalement le film. La dernière séquence est en scope couleurs (la mariée sur la Tour Eiffel).

    © Christophe Bier, "Dictionnaire des Films Français Erotiques et Pornographiques", Serious Publishing).

     

     

    Générique détaillé (5)

    Assistant à la réalisation :

    Pierre Uytterhoeven

    Directeur de la photo :

    Patrice Pouget

    Monteurs :

    Claude Barrois, Jacqueline Lecomte

    Producteurs :

    Claude Lelouch, Pierre Braunberger

    Directeur de production :

    Roger Fleytoux

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Documentaire

    Thèmes :

    Féminité

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1963

    Sortie en France :

    Durée :

    1 h 20 min

    Etat d'avancement :

    Numéro de visa :

    28779

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Couleur et noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono