En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]
Un homme sans l'Occident

Un homme sans l'Occident

Un Long métrage de Raymond Depardon

Produit par Palmeraie et Désert

Sortie en France : 15/01/2003

    Synopsis

    Adapté librement du roman de Diégo Brosset, le film raconte la vie d'un des derniers hommes libres du Sahara au début du XXème siècle.
    Homme du désert, adopté par des chasseurs, il devient un guide réputé et redouté qui tentera d'échapper à la colonisation.

    Acteurs (4)

    Production et distribution (3)

    Production Déléguée :

    Palmeraie et Désert

    Distribution France :

    Les Films du Losange

    Exportation / Vente internationale :

    Les Films du Losange

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

    Voir tout

    Voir moins

    Désolé, aucun résultat ne correspond à votre recherche.

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Point de vue

    Un homme sans l'Occident, c’est d’abord le titre d’un roman français de Diego Brosset. Un livre considéré comme la bible des méharistes - étaient ainsi nommés les militaires qui servaient en Afrique et qui utilisaient le méhari (un dromadaire domestique) comme monture. Ça nous ramène donc à l’histoire des colonies françaises au début du XXème siècle quand l’Occident cherchait à coloniser les tribus nomades du Sahara.
    Le personnage central de ce roman est Alifa, un jeune homme du désert qui, adopté par des chasseurs deviendra un guide réputé. C’est donc aussi l’histoire d’un homme qui grandit dans le désert, qui apprend le désert et s’en sert pour échapper à la colonisation.

    Mais Depardon ne fait pas une adaptation classique avec des personnages à qui il arrive toute une série de péripéties. Depardon est d’abord un documentariste et ce qui l'intéresse, c’est le réel. Et il n'oublie pas qu'adapter un livre, c’est prendre le risque d’enfermer le réel dans un scénario. Lui, au contraire, s'immisce dans les interstices du récit. Dans le creux de la dune. Il filme le désert, la matière du désert, le sable, le vent, la lumière, les animaux, mais aussi l’espace, le temps et le silence. Et la relation des hommes avec le désert. Un homme sans l’occident signifie un monde sans le bruit et la fureur de l’occident, sans sa modernité, sa haute technologie, son matérialisme. C’est donc surtout un film spirituel et méditatif.

    Mais c’est aussi ce qu’on pourrait reprocher à ce film. De s’enfermer dans un rapport trop contemplatif au désert. Par exemple, dans la façon qu’il a de filmer les touaregs. Il les regarde mais ne leur donne pas la parole. Il ne sous-titre pas leur dialogues, et de ce fait, ils sont comme désincarnés et nous apparaissent comme des icônes.

    Il y a 2 alternances dans la filmographie de Depardon. D’une part, les films de la "parole" comme Délits flagrants, Paris et plus récemment Profils paysans. Et puis, les films plus "visuels" comme New York, N.Y., La captive du désert. Un homme sans l'Occident est de ceux-là. C’est le film d’un Depardon photographe, avec une composition du cadre très étudiée. En noir et blanc, ciel et terre se confondent. Le désert est comme une page blanche pour un cinéaste.

    En même temps, autre chose attire Depardon vers le désert :ses origines paysannes !
    Dans La ferme du Garet, un ouvrage consacré à sa ferme familiale de Villefranche-Sur-Saône dans laquelle il a grandi, il répond son père, fermier, qui ne comprend pas ce que son fils va faire en Afrique :
    « Comme mon père m’avait alors demandé ce qui me pousserait à retourner en Afrique, je lui avais parlé des Toubous, ces éleveurs de chameaux du Sahara. Il me semblait que le travail des Toubous était assez proche des préoccupations de mon père. Combien de fois l’avais-je vu s’inquiéter pour un genou de taureau ou de vache ! Cette comparaison avait paru le rassurer. Il y a dans l’élevage un côté universel : ses préoccupations, sa fragilité, son instabilité… Cela génère, sans doute à travers les pays, des similitudes de caractère chez les hommes ».

    On retrouve dans Un homme sans l'Occident ce même rapport intime de l’homme avec les animaux :en ouverture du film, deux hommes sont perdus dans le désert, ils sont assoiffés, ils n’ont plus d’eau et vont se servir de la salive du chameau comme ultime breuvage. C'est grâce à cet animal que le jeune Alifa sera sauvé...

    Il n'y a pas de hiérarchie dans le désert. Les animaux sont filmés comme les hommes et le désert n’est pas un décor mais un personnage du film.

    Un homme sans l'Occident est un film paysan au sens le plus noble du terme.

    © Laurent Devanne

    Source: arkepix.com

    Photos (8)

    Générique détaillé (12)

    Productrice déléguée :

    Claudine Nougaret

    Scénaristes :

    Raymond Depardon, Louis Gardel

    Directeur de la photo :

    Raymond Depardon

    Assistant opérateur :

    Xavier Tauveron

    Monteur :

    Roger Ikhlef

    Auteur de la musique :

    Valentin Silvestrov

    Auteur de l'œuvre originale :

    Diego Brosset

    Voix off :

    Raymond Depardon

    Ingénieur du son :

    Nicolas Favre

    Attachée de presse (film) :

    Agnès Chabot

    Assistant monteur :

    Thomas Glaser

    Mixeur :

    Dominique Vieillard

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Aventure

    Thèmes :

    Exil

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    2002

    Sortie en France :

    15/01/2003

    Durée :

    1 h 40 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    90.037

    Visa délivré le :

    28/11/2002

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,85

    Format son :

    Dolby SRD