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I... comme Icare

I... comme Icare

Un Long métrage de Henri Verneuil

Produit par V film

Sortie en France : 19/12/1979

    Synopsis

    Sur la terrasse d'un building, un homme ajuste un fusil à lunette. Debout dans sa voiture, le président répond aux ovations de la foule. L'homme appuis sur la détente de son fusil mais deux secondes s'écoulent avant que le président ne s'effondre, la poitrine inondée de sang. L'assassin présumé ayant été retrouvé mort. l'affaire serait classée si l'un des membres de la commission d'enquete, le procureur Volney (Yves Montand) ne refusait de cautionner le rapport de ses collègues. Intègre et scrupuleux, il estime qu'um mystère demeure. Très vite, il découvre que d'importants témoins ont trouvé, eux aussi, la mort après le drame. D'autres personnes mentent ou se dérobent. Volney est maintenant sur d'avoir affaire a un cerveau et non à un médiocre fou. Une expérience montre d'ailleurs qu'un individu normal peut accomplir des actes contraires à sa conscience s'il estime etre couvert par une autorité supérieure. C'est le test de "soumission aux ordres". A partir de cette ultime découverte, le procureur Volney sera désormais très près de la vérité, jusqu'à mettre sa propre vie en danger.

    Acteurs (43)

    Production et distribution (4)

    Production Déléguée :

    V film

    Exportation / Vente internationale :

    Roissy Films

    Coproductions :

    Antenne 2, Société Française de Production (SFP)

    Distribution France :

    AMLF

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Ce film imagine une situation fictive, fortement inspirée de la théorie d'un complot ayant conduit à l'assassinat de John F. Kennedy. Le nom du tueur, Daslow, est d'ailleurs l'anagramme du nom du tueur présumé de JFK, Lee Harvey Oswald. De nombreux autres éléments reprennent la thèse de Jim Garrison développée lors de son enquête sur l'assassinat de Kennedy.

    Ainsi on retrouve pour l'assassin :

        la mise en scène possible de l'arme du crime,
        la photo truquée avec le fusil,
        le 22 du mois (JFK assassiné un 22 novembre et Jarry le 22 mai).

    Mais sont également évoqués :

        la participation possible des services secrets,
        l'utilisation de la mafia comme intermédiaire,
        le rapport biaisé de la Commission Warren,
        la représentation probable de Jim Garrison dans le personnage du procureur Volney,
        le film de Zapruder,
        l'homme au parapluie (dans le film, le personnage de Carlos de Palma).

    Le film s'appuie sur l'allégorie d'Icare : à vouloir trop s'approcher de la vérité, on se brûle les ailes. Mais d'une manière générale, ce film est une critique féroce du pouvoir dans les sociétés modernes et approche particulièrement la manière dont un pouvoir, quel qu'il soit, peut amener un quidam à effectuer des actes d'une grande cruauté.

    Un passage du film recrée, à l'Université de Layé (anagramme de Yale), l'expérience de Milgram, qui fut conduite au début des années 1960. Un psychologue américain, Stanley Milgram, montra que deux volontaires sur trois peuvent être amenés, pour une somme dérisoire, à infliger un choc électrique dangereux, voire mortel, à une personne qu'ils ne connaissent pas, qui ne leur a rien fait et dont la seule faute est de s'être trompé dans un test de mémoire. Le cadre sérieux de l'université et l'autorité présumée des organisateurs de l'expérience suffisaient à légitimer, aux yeux des volontaires, une telle barbarie. L'expérience était truquée et aucune décharge électrique n'était réellement infligée. Cela n'empêcha pas les volontaires de croire sincèrement qu'ils punissaient les simulateurs.

    On peut remarquer que dans le film, toutes les victimes par arme à feu sont tuées d'une balle dans la tête et plus précisément dans l'œil : le président Jarry, Daslow, Nicolas Rosenko, Luigi Lacosta et le procureur Volney.

    Le film permet à Verneuil de mettre en scène les expériences de Milgram qui l'ont fasciné (ce dernier a d'ailleurs mis plusieurs années et plusieurs versions pour arriver au scénario final). Le film semble beaucoup reposer sur cette démonstration scientifique de la capacité humaine à se soumettre à l'autorité.

    Source : Wikipedia

    Générique détaillé (11)

    Producteur délégué :

    Henri Verneuil

    Scénaristes :

    Henri Verneuil, Didier Decoin

    Ingénieur du son :

    Serge Deraison

    Monteur :

    Henri Lanoé

    Auteur de la musique :

    Ennio Morricone

    Photographe de plateau :

    Vincent Rossell

    Assistant à la réalisation :

    Philippe Lopes Curval

    Directeur de la photo :

    Jean-Louis Picavet

    Cadreur :

    Charles-Henri Montel

    Décorateur :

    Jacques Saulnier

    Mixeur :

    Jacques Maumont

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Drame, Enquête métaphysique

    Thèmes :

    Science, Politique, Anticipation

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1979

    Sortie en France :

    19/12/1979

    Durée :

    2 h 10 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    51002

    Visa délivré le :

    05/11/1979

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Couleur

    Cadre :

    1,66

    Format son :

    Mono

    Affiches (1)

    Réalisateur

    Sélections en festivals

    Les César du Cinéma Français - 1980

    Les César du Cinéma Français (France, 1980)

    Sélection (5)

    Meilleur décor : Jacques Saulnier

    Meilleure musique originale : Ennio Morricone

    Meilleur scénario original ou adaptation : Didier Decoin, Henri Verneuil

    Meilleur acteur : Yves Montand

    Meilleur film