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La Kermesse héroïque

La Kermesse héroïque

Un Long métrage de Jacques Feyder

Sortie en France : 03/12/1935

    Synopsis

    Le film se passe en 1616, du temps du peintre Jan Brueghel le Jeune, à Boom, petite ville de Flandre orientale pendant la domination espagnole. La cité se prépare pour sa kermesse annuelle, quand un garde vient annoncer l'arrivée de l'ambassadeur d'Espagne et de sa suite armée, se rendant aux Pays-Bas.

    C'est la panique chez les notables et les boutiquiers, qui ont encore en mémoire les pillages provoqués par les Espagnols quelques décennies plus tôt. Le bourgmestre, dont la qualité maîtresse n'est pas le courage, conseille à la population le calme, la prudence et l'obéissance et décide de faire le mort au sens littéral du terme. Sa femme, révoltée par sa couardise, décide, en compagnie des bourgeoises de la ville, de jouer les hôtesses de charme. Le duc d'Olivarès se révèle d'ailleurs plein d'égards et de déférence, et son escorte ne songe qu'à festoyer. De galants quiproquos émailleront leur passage, et le départ de l'envahisseur au petit matin laissera bien des regrets.

    Source : Wikipedia

    Acteurs (24)

    Production et distribution

    Exportation / Vente internationale :

    TF1 Studio (ex-TF1 International)

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Analyse

    Ce film ouvre, avec les deux longs métrages précédents de Feyder (Le Grand Jeu et Pension Mimosas), la veine du réalisme poétique qui sera ensuite approfondie par son assistant Marcel Carné.

    C'est aussi un hommage à la peinture des primitifs flamands, qui a inspiré les décors et la mise en scène. L'œuvre de Feyder rend compte du réalisme de cette peinture et met en exergue des personnages truculents, qui semblent tout droit sortis de ces tableaux. Les plans fixes sont nombreux, de façon à privilégier le point de vue que l'on peut avoir devant une peinture. La taille des décors est réduite, afin de laisser une place prédominante aux personnages, comme cela se faisait dans les tableaux des primitifs flamands. Feyder, d'origine belge, voyait dans ce film « le plus grand effort qui a été réalisé pour vulgariser et diffuser à travers le monde, l'art prestigieux des grands peintres de son pays natal. »2.

    La ville de Boom a été reconstituée, par le décorateur Lazare Meerson, dans la cour des studios d'Epinay-sur-Seine en France. Il a su reproduire, dans un style poétique, l'ambiance de la ville et des intérieurs flamands du XVIIe siècle. Son travail, avec l'aide d'Alexandre Trauner et Georges Wakhévitch, a fortement contribué à la beauté du film.

    Une réception tendue

    La Kermesse héroïque obtint, à sa sortie en Europe, un très grand succès dans les salles3. Mais le film suscita aussi des réactions de rejet en Flandre où on lui reprocha de présenter les Flamands comme des lâches et des collaborateurs. Lors de la première guerre mondiale, une grande partie de la Flandre était occupée par les Allemands. L'histoire pouvait dès lors peut-être évoquer indirectement un faible esprit de résistance des habitants pendant cette période et même de la complaisance envers l'occupant. C'est ainsi qu'il fut compris par des spectateurs de 1936, ce qui suscita des manifestations de protestation dans les grandes villes du nord de la Belgique. Georges Sadoul, historien du cinéma, se porta en faux contre cette interprétation : « Ce qui était sans rapport avec les intentions du réalisateur. Elles relevaient d'un pacifisme ancien, sans pour cela annoncer la "collaboration" dans laquelle, cinq ans plus tard, devaient se lancer les flamingants adversaires de La Kermesse ». Le film fit débat à la chambre belge qui repoussa la demande d'interdiction demandée par certains Flamands. La Kermesse fut cependant interdite à Bruges5. Le dr Goebbels, ministre allemand de la propagande, favorisa le film à sa sortie car il donnait, selon lui, une bonne image de l'occupation allemande en 1914-19182. Il le fit interdire plus tard en Europe occupée tout le temps de la guerre.

    Source : Wikipedia

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    Récompenses

    Grand Prix du cinéma français en 1936
    Prix de la meilleure mise en scène à la biennale de Venise en 1936
    Grand Prix du Cinéma International décerné par les critiques français
     

    Générique détaillé (13)

    Assistants à la réalisation :

    Marcel Carné, Charles Barrois

    Auteur de l'œuvre originale :

    Charles Spaak

    Directeur de la photo :

    Harry Stradling

    Assistant opérateur :

    André Thomas

    Directeur de production :

    Pierre Guerlais

    Décorateurs :

    Lazare Meerson, Alexandre Trauner, Georges Wakhevitch

    Costumier :

    Georges K. Benda

    Dialoguiste :

    Bernard Zimmer

    Scénaristes :

    Charles Spaak, Robert A. Stemmle, Jacques Feyder

    Ingénieur du son :

    Hermann Storr

    Cadreur :

    Louis Page

    Monteur :

    Jacques Brillouin

    Auteur de la musique :

    Louis Beydts

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie, Historique

    Langue de tournage :

    Français

    Origines :

    France, Allemagne

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    Majoritaire français (France, Allemagne)

    Année de production :

    1935

    Sortie en France :

    03/12/1935

    Durée :

    1 h 50 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    1814

    Visa délivré le :

    31/08/1940

    Agrément :

    Oui

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,37

    Format son :

    Mono

    Affiches (2)

    Réalisateur

    Sélections en festivals

    Mostra internationale de cinéma de Venise - 1936

    Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1936)

    Sélection

    Compétition Officielle

    Palmarès

    Mostra internationale de cinéma de Venise - 1936

    Mostra internationale de cinéma de Venise (Italie, 1936)

    Prix

    Prix international - Meilleur réalisateur : Jacques Feyder