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Daguerréotypes

Daguerréotypes

Un Long métrage de Agnès Varda

Sortie en France : 28/02/1978

  • Sommaire

Participante

Production et distribution (4)

Coproduction :

INA - Institut National de l'Audiovisuel

Exportation / Vente internationale :

Roissy Films

Production Étrangère :

ZDF - Zweites Deutsches Fernsehen

Distribution France :

L'Epée de Bois

Synopsis

1974-1975 à Paris : instants de vie et témoignages des habitants et commerçants d'un « morceau de la rue Daguerre, entre les numéros 70 et 90, à moins de 50 mètres de la porte d'Agnès-la-Daguerréotypesse » (sic).

Propos

Avec une caméra la plupart du temps statique, Agnès Varda filme la vie quotidienne de ses voisins. Sans revendications, en proie à des interrogations (qu'est-ce que ce film : un reportage, un hommage, un regret, une approche ?), elle effectue un travail qui relève à la fois du constat social et de l'essai poétique.

La déclinaison succincte de leur état civil par chaque commerçant constitue un fichier révélateur du flux migratoire : ces Parisiens de la rue Daguerre sont natifs d'Aquitaine, d'Auvergne, de Bretagne (les Bretons sont les plus nombreux, car la gare Montparnasse est à deux pas), de Normandie ou de Tunisie.

Chez ces commerçants flotte parfois comme un air de comédie musicale de Jacques Demy : on s'attend à entendre Rosalie Varda chanter « je voudrais de l'eau de Cologne pour une amie » à Léonce et Marcelle de la boutique Au Chardon Bleu, ou Yves le coiffeur chantonner « au revoir mon chéri, travaille bien » lorsque son fils vient l'embrasser avant de partir à l'école.

On note de grands bouleversements sociaux depuis 35 ans : Mystag le magicien utilise pour un de ses tours le journal France Soir où on lit sur 5 colonnes à la une « Avortement : c'est l'heure de vérité » (la loi Veil va être adoptée en janvier 1975). État des métiers disparus ou en voie de l'être : la bonneterie et « parfumerie au détail », le réparateur en horlogerie, le marchand de couleurs. Le boulanger fait encore cuire son pain au feu de bois à Paris en 1975 et témoigne de la pénibilité de son corps de métier. Les auditoires de la petite auto-école ou du spectacle de Mystag le magicien forment des rassemblements ethniques chaleureux : public captivé de Maghrébins, de noirs et de blancs.

Ce film résume l'ampleur du travail de fourmi d'Agnès Varda qui, depuis plus de 55 ans, grâce à son regard incisif, arrive à refléter, même au travers d'un microcosme comme celui-ci, les aspirations et les rêves essentiels des êtres humains.

Source : Wikipedia

Générique détaillé (8)

Directeurs de la photo :

Nurith Aviv, William Lubtchansky

Assistant son :

Bernard Chaumeil

Monteurs :

Andrée Choty, Gordon Swire

Auteur du commentaire :

Agnès Varda

Ingénieur du son :

Maurice Gilbert

Assistants opérateurs :

Christian Bachmann, Denis Gheerbrant, Michel Thiriet

Monteurs son :

Jean-François Auger, Antoine Bonfanti

Participante :

Rosalie Varda

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Documentaire

Sous-genres :

Portrait

Thèmes :

Voisinage, Commerce, Ville

Langue de tournage :

Français

Origines :

France, Allemagne

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Allemagne)

Année de production :

1975

Sortie en France :

28/02/1978

Durée :

1 h 20 min

Etat d'avancement :

Sorti

Agrément :

Inconnu

Formats de production :

16 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

1,37

Format son :

Mono