
| Générique détaillé Productrice déléguée : Rosalinde DevilleRéalisateur : Michel DevilleScénariste : Michel Deville, Rosalinde DevilleAuteur de l'œuvre originale : Martin Winckler Acteurs : Albert Dupontel, Valérie Dréville, Dominique Reymond, François Clavier, Martine Sarcey, Christine Brücher, André Thorent, Étienne Bierry, Maria Verdi, Marie-France Santon, Mariane Groves, Philippe Lehembre, Jean-François Derec, Béatrice Bruno, Serge Riaboukine, Denis ChererDirecteur de la photo : André Diot Ingénieurs du son : Jean Minondo, Thierry DelorMonteuse : Andréa SedlackovaDécorateurs : Isabelle Arnal, Denis SeiglanAuteur de la musique : Jean-Féry Rebel Costumier : Catherine Boisgontier Exportateur : Nicolas Brigaud-Robert Production et distribution du film Chiffres Distribution internationale
: Sorties cinéma
Mentions techniques Long-métrage, Fiction, Comédie dramatique Langue de tournage : Français Nationalité : 100% français (France) Année de production : 1999 Sortie en France : 23/09/1999 Durée : 1h 47mn Etat d'avancement : Sorti Agrément : Oui Type de couleur : Couleur
Synopsis « La Maladie de Sachs » raconte le quotidien d'un médecin de campagne confronté à la souffrance, à l'angoisse, à la violence des rapports humains, à tout ce qui rend malade. La perméabilité à cette souffrance, qu'on pourrait appeler la compassion, la révolte contre l'arrogance du savoir médical, le sentiment de son insuffisance rendent secrètement le docteur Sachs malade de lui-même. C'est la maladie de Sachs.
Par petites touches, par petites phrases, les patients font le portrait du médecin. Le docteur Sachs existe d'abord par le regard d'autrui, le docteur Sachs n'affirme rien. Le docteur Sachs écoute. Et par un effet de miroir, la multitude des voix forme la trame du récit. Une mosaïque d'éclats de vie s'organise autour du cabinet médical.
Le docteur Sachs écrit. L'écriture est une thérapie, en tout cas un analgésique. Le docteur Sachs rencontre Pauline. Le docteur Sachs apprend à ne plus avoir peur de la souffrance, car elle est inévitable, ni du bonheur, car il est possible. Propos Le film de Michel Deville est un bonheur, et ceci à plus d’un titre.
Pour les lecteurs du roman, d’abord. Rosalinde et Michel Deville ont su
porter à l'écran l’essence du roman, en choisissant de centrer leur
scénario sur les relations parallèles entre le Dr Sachs et ses patients,
entre Bruno et Pauline. Parmi tous les spectateurs que j’ai rencontrés,
ceux qui avaient lu le livre étaient émerveillés de la fidélité du film,
ceux qui ne l’avaient pas encore lu avaient hâte de s’y plonger. C’est
aussi un bonheur pour ceux qui aiment les comédiens français. Aux côtés
d’Albert Dupontel (étonnant), et de Valérie Dréville (lumineuse), tous
sont impressionnants de vérité, d’autant plus que certains n’ont que
quelques secondes, ou quelques minutes pour s’imposer. J’ai un faible
pour les interprétations de Martine Sarcey, Dominique Reymond, Bernard Waver, Nathalie Boutefeu et Sandra Chérès, mais tous les comédiens du film sont remarquables, et habitent le film de leur humanité. Et puis, c’est un bonheur pour l’écrivain et le spectateur que je suis. Dévoreur de toiles depuis longtemps, j’ai toujours su que le cinéma était différent de la littérature, qu’on peut faire de grands films à partir de livres insignifiants, ou rendre sincèrement hommage à des livres
qu’on a aimés profondément. J’ai de la chance d’avoir vu mon livre
adapté à l’écran de manière juste et sensible par un cinéaste aussi
personnel et subtil que Michel Deville. "La Maladie de Sachs" est un
beau film, profond et émouvant, qui me rend heureux et fier.
Martin Winckler – Ecrivain, auteur de « La Maladie de Sachs » Sélections festivals Palmarès |
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