Générique détaillé Producteur délégué : Yves MarmionRéalisateur : Régis WargnierScénariste : Régis Wargnier, Sergueï Bodrov, Roustam Ibraguimbekov, Louis GardelActeurs : Sandrine Bonnaire, Catherine Deneuve, Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov Jr, Ruben Tapiero, Erwan Baynaud, René Féret, Grigori Manoukov, Tatiana Doguileva, Hubert Saint Macary, Joël Chapron, François CaronDirecteur de la photo : Laurent DaillandIngénieurs du son : Guillaume Sciama, Gérard HardyAttaché de presse (film) : Dominique SegallMonteur : Hervé SchneidDécorateurs : Vladimir Svetozarov, Alexeï Levtchenko Auteur de la musique : Patrick Doyle Costumier : Pierre-Yves GayraudEffets visuels numériques : Bruno MaillardMixeur : Dominique DalmassoPhotographe de plateau : Étienne George Production et distribution du film Distribution internationale Chiffres Mentions techniques Long-métrage, Fiction Langue de tournage : Français Nationalité : Majoritaire français (France, Russie, Espagne, Bulgarie) Année de production : 1999 Sortie en France : 01/09/1999 Durée : 1h 59mn Etat d'avancement : Sorti Visa délivré le : 20/07/1999 Agrément : Oui Formats de production :
35 mm Format de projection :
35 mm Type de couleur : Couleur
Synopsis Juin 1946. Staline lance une propagande de grande envergure à destination des Russes émigrés à l'Ouest. Il leur offre l'amnistie, le passeport soviétique et l'occasion de participer à la reconstruction de l'URSS d'après-guerre. Alexeï Golovine, émigré en France, répond comme beaucoup d'autres à cet appel et décide de rejoindre avec son épouse française et son fils, cette mère patrie qui lui manquait tant.
Sur le paquebot qui les emporte vers Odessa, les anciens réfugiés fêtent leur dernière nuit à bord. Mais lorsqu'ils retrouveront leur terre natale, ils devront faire face à la terrible réalité. Propos Quand j’étais enfant, le monde était réparti en deux blocs bien distincts, l’Est (les méchants) et l’Ouest (les bons). C’était simple… De l’autre côté du rideau de fer (que j’imaginais vraiment comme un haut mur en fer de plusieurs milliers de kilomètres), il n’y avait personne à sauver, pas une bonne âme… Depuis, on a appris des choses, on a nuancé les jugements. On a fini par distinguer les tortionnaires des victimes, et on se demande, incrédules, comment tous ces gens ont réussi à traverser ces années noires, et à vivre, tout simplement. Aujourd’hui les témoignages abondent, qu’ils soient réflexions, dénonciations, ou sujets de thèse… Et l’on n’a pas fini de lever le voile sur ces temps qui déclinent l’histoire du siècle… Les commentateurs se rejoignent tous sur un point, qui les épate : l’incroyable capacité humaine à survivre, à s’adapter, à résister. Plongé dans un bocal, l’homme nage. C’est quoi ce souffle irréductible, cette petite étincelle au fond de l’âme… ? C’est l’instinct de vie, présent, premier, mais que nul n’a jamais réussi à disséquer, ni à définir. Entre l’instinct de vie et la liberté, il n’y a qu’un pas, celui de la pensée. « Est-Ouest », c’est le mouvement, la circulation de ce souffle de vie, d’une personne à une autre, d’une pensée à une autre, d’un pays à un autre. Comme un flambeau qu’on se transmet, chacun attentif à ce que la flamme ne s’éteigne pas, et, en même temps prêt à la perdre s’il est assuré qu’elle brille déjà ailleurs, au cœur d’un autre…
Régis Wargnier – Réalisateur Sélections festivals |