En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]
Les Grandes Manœuvres

Les Grandes Manœuvres

Un Long métrage de René Clair

Produit par Cinétel

Sortie en France : 26/10/1955

  • Sommaire

Acteurs (47)

Production et distribution (4)

Production Déléguée :

Cinétel

Production Étrangère :

Rizzoli Film

Production Associée :

Filmsonor Marceau

Exportation / Vente internationale :

TF1 Studio (ex TF1 International)

Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

En province, vers 1913, Armand de La Verne, lieutenant au 33e Dragon et véritable Don Juan, tient le pari de devenir l'amant d'une femme que le hasard désignera. Marie-Louise Rivière, belle jeune femme arrivée depuis peu de Paris pour ouvrir une boutique de modiste est « l'heureuse » élue, ignorant le pari dont elle est l'objet. Elle est d'abord réticente, connaissant la réputation d'Armand. Elle succombe pourtant à ses déclarations enflammées lorsqu'elle le croit tué au cours d'un duel. Un grand amour naît. L'existence du pari lui est alors révélée par un prétendant jaloux et dépité : Victor Duverger. La veille du départ d'Armand pour les grandes manœuvres, le jeune homme essaie de se justifier devant une Marie-Louise profondément blessée. Le lendemain, elle regarde s'éloigner l'homme qu'elle a tant aimé.

Source : Wikipedia

Propos

Point de vue

Un beau drame sentimental, parmi ce qui a pu se faire de mieux dans la veine romanesque au sein du cinéma français. Gérard Philippe de nouveau dans une grande figure de séducteur, qui campe ici un lieutenant au charme dévastateur et à la goujaterie étincelante comme le montre une mémorable entrée en matière où quittant une amante, il en trouve une autre dont il avait oublié la présence en rentrant chez lui. Sur un pari, il se lance dans une cours éfrennée de Michelle Morgan, un repas étant l'enjeu s'il la fait sienne. Cependant, loin des jeunes provinciales naïves (dont une toute jeune Brigitte Bardot) ou des femmes mariées esseulée auquel il a affaire d'ordinaire, Marie Louise Rivière est une femme distinguée venue de Paris qui voit clair dans son jeu.

C'est cette distinction et cette opposition qui va prendre en défaut le séducteur pris à son propre jeu, car c'est en tombant réellement amoureux et se dévoilant qu'il finit par progressivement gagner le coeur de Michelle Morgan. Sous l'aspect sentimental, le film s'avère d'une terrible cruauté dans sa description du mode de vie provincial bourgeois. Toutes les femmes se montrent défiantes et distante envers Michelle Morgan, jalouses de son allure et de sa beauté. Chaque faits et geste est épié, étudié et commenté par la communauté pour faire circuler la calomnie, notamment lors d'une belle séquence de ballade romantique totalement détournée car constamment perturbée par les voix des harpies observatrices en voix off.

Si la solitude entraînée aboutit au rapprochement du couple de héros, il sera aussi la cause de la rupture définitive car impossible de reparaître à la face du monde après avoir vu son nom bafoué. Michelle Morgan est magnifique d'assurance et de distinction, ce qui rend les moments où elle cède d'autant plus fort face un un Gérard Phillippe parfait qui montre bien l'impasse de son personnage prisonnier e sa réputation et ses mécanisme hypocrite. Visuellement c'est vraiment un des plus beaux films français de l'époque, couleurs chatoyantes, intérieur studios de tout beautés et filmage élégants de cette ville bourgeoise de province.

Une dernière scène poignante qui montre toute l'impasse ayant parcouru le film, les sentiments des personnages sont intact mais le poids des regards (les rires des camarades de régiment en fond sonore uand Gérard Philippe tente de s'expliquer durant l'avant dernière scène sont terriblement cruels) et la fierté à afficher empêche tout retour en arrière.

Source : chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr

Photos (5)

Générique détaillé (15)

Assistants à la réalisation :

Serge Vallin, Michel Boisrond

Producteur :

André Daven

Directeur de la photo :

Robert Lefebvre

Assistants opérateurs :

Robert Juillard, Daniel Diot

Directeur de production :

Jacques Planté

Scripte :

Francine Corteggiani

Chef décorateur :

Léon Barsacq

Régisseur général :

Jean Pieuchot

Adaptateurs / Dialoguistes :

René Clair, Jean Clouzot, Jean Marsan

Scénariste :

René Clair

Ingénieur du son :

Antoine Petitjean

Cadreurs :

Jacques Robin, Gilbert Sarthre

Monteuses :

Louisette Hautecoeur, Denise Natot

Auteur de la musique :

Georges Van Parys

Costumière :

Rosine Delamare

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Comédie dramatique

Thèmes :

Amour, Guerre, Histoire

Langue de tournage :

Français

Origines :

France, Italie

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Italie)

Année de production :

1955

Sortie en France :

26/10/1955

Durée :

1 h 47 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

16679

Visa délivré le :

17/10/1955

Agrément :

Inconnu

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

1,37

Format son :

Mono

Interdiction :

Aucune

Affiches (7)

Réalisateur

Sélections en festivals (2)

Festival du Film de Telluride - 2011

Festival du Film de Telluride (Etats-unis, 2011)

Sélection

Guest directore program

Palmarès

Prix Méliès - 1956

Prix Méliès (1956)

Prix

Prix Méliès