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Le Caporal épinglé

Le Caporal épinglé

Un Long métrage de Jean Renoir

Produit par Les Films du Cyclope

Sortie en France : 23/05/1962

    Synopsis

    Un camp de prisonniers en juin 1940. Parmi eux, trois bons amis, le caporal, Pater et Ballochet. Lepremier ne songe qu'à s'évader, mollement suivi par les deux seconds. Un moment d'inattention des sentinelles et voilà le mur d'enceinte franchi. Mais la patrouille a tôt fait de les rattraper, et c'est la dure corvée du centre de triage.

    Seul, Caporal ne se décourage pas. Un jour, avec un autre copain, Penche-à-gauche, il parvient jusqu'à la frontière, où il se fait à nouveau épingler.

    Après plusieurs tentatives infructueuses, on retrouve les trois amis planqués dans un stalag "de luxe", où ils ont cigares et foie gras à volonté. C'est la belle vie, mais la jolie Erika, fille du dentiste, va faire renaître leur désir d'évasion : "J'aime, dit-elle, les hommes qui ne sont pas des esclaves". Nouvelle tentative, nouvel échec.

    Ballochet, lui, choisit la voie de l'évasion-suicide : une rafale de mitraillette dans la nuit, et c'en est fini. Caporal et Pater trouvent enfin la meilleure formule : sortir du camp au nez et à la barbe des Allemands, en faisant semblant de mesurer les lieux. Dans le train qui les ramène en France ils sont sur le point d'être repris, mais un bombardement les sauve. C'est la débandade générale. Ils retrouvent Paris occupé : il va falloir "remettre ça"...

    Source : cineclubdecaen.com

    Acteurs (16)

    Production et distribution (3)

    Production Déléguée :

    Les Films du Cyclope

    Distribution France :

    Pathé Consortium Cinéma

    Exportation / Vente internationale :

    StudioCanal Films Limited

    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Approchant de la fin de sa carrière, Jean Renoir reprend le sujet de La grande illusion, son film plus célèbre : une étude des conflits masculins et de la camaraderie sur fond d'évasion de prisonniers de guerre.

    Le caporal épinglé déplace l'action de la première à la seconde guerre mondiale et décrit des conflits sociaux qui se sont aggravés. La classe aristocratique décrite comme à l'agonie dans La grande illusion a ici bel et bien sombré. Le couple Boeldieu-von Rauffenstein qui s'estimait au-dessus des conflits armés est remplacé par celui des deux adjudants qui discutent de la meilleure façon de punir les "tire-au-cul".

    Renoir tient à l'utilisation du noir et blanc afin d'intégrer des images d'archives. Elles ouvrent le film et viennent en contrepoint des évasions successives des soldats. L'image d'archive montre le côté collectif et souvent mensonger de l'histoire officielle dans laquelle Renoir vient inscrire une vérité plus individuelle et plus humaine. A la signature de l'armistice dans le wagon de Rotonde succède pourtant l'impossibilité pour Emile de quitter le camp. Un splendide fondu-enchainé vient aussi relier le défilé grandiloquent des armées allemande et la conduite des prisonniers au stalag.

    L'évasion suicide de suicide de Boeldieu est ici rejouée sur le même mode du hors champ par Ballochet. Ce n'est plus l'aristocrate qui est sacrifié mais l'intellectuel, l'homme cultivé mais isolé, celui qui déclare "Le geste gratuit devient une action pratique. Don Quichote rejoint Sancho Panza. Celui qui a pour drapeau Gaz de France : fuite à tous les étages. Un personnage comme moi ne peut fuir que seul".

    Même la fuite pour rejoindre la France n'est pas donnée par Renoir comme un but valable pour tout le monde. Pater préférait déjà la fraternité du camp de prisonniers à la dureté de la lutte des classes dans le monde libre. Mais alors que dans La grande illusion Maréchal quittait Elsa pour rejoindre la Suisse. Ici le prisonnier français choisit l'Allemagne.

    En dépit d'un succès public incontestable, Le caporal épinglé n'a rencontré qu'un accueil critique assez mitigé. Les comédiens Jean-Pierre Cassel, Claude Brasseur, Claude Rich et Jean Carmet, tous presque débutants, ont reçu des éloges unanimes. Il n'en pas été de même pour la mise en scène dont le discours critique allait bien trop à l'encontre des idées bien pensantes qui plaçaient les combats pour la France et la résistance au dessus de celles de l'amitié et de la fraternité des peuples.

    Jean-Luc Lacuve le 05/04/2008

    Source : cineclubdecaen.com

    Générique détaillé (9)

    Assistants à la réalisation :

    Guy Lefranc, Marc Maurette

    Auteur de l'œuvre originale :

    Jacques Perret

    Directeur de la photo :

    Georges Leclerc

    Assistants opérateurs :

    Robert Fraisse, Jean-Louis Picavet

    Auteur de la musique :

    Joseph Kosma

    Adaptateurs / Dialoguistes :

    Guy Lefranc, Jean Renoir

    Producteurs :

    Adry De Carbuccia, Roland Girard, Georges Glass

    Ingénieur du son :

    Antoine Petitjean

    Monteuse :

    Renée Lichtig

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie

    Thèmes :

    Amitié, Liberté

    Langue de tournage :

    Français

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français

    Année de production :

    1961

    Sortie en France :

    23/05/1962

    Durée :

    1 h 35 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    25631

    Visa délivré le :

    28/04/1962

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,66

    Format son :

    Mono

    Affiches (1)

    Réalisateur

    Sélections en festivals

    Berlinale - 1962

    Berlinale (Allemagne, 1962)

    Sélection

    Compétition officielle