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Vivement dimanche !

Vivement dimanche !

Un Long métrage de François Truffaut

Produit par Soprofilms, Les films du Carrosse

Sortie en France : 10/08/1983

    Synopsis

    Julien Vercel, directeur d'une agence immobilière, se trouve soupçonné d'un double meurtre : celui de sa femme, Marie-Christine et de l'amant de celle-ci, Claude Massoulier. Les circonstances étant contre lui, Julien Vercel prend le large, afin de se soustraire à la police. Sa secrétaire, Barbara Becker, va mener l'enquete et s'efforcer de découvrir la vérité. Son "objectivité" lui interdit d'exclure Julien de la liste des coupables. Au cours de son enquete, Barbara rencontre une caissière de cinéma boulversée, un client tetu qui cherche à louer "un chateau en montagne les pieds dans l'eau", un avocat zélé, un photographe trop curieux qui est aussi son ex-mari, un noceur slave, une dactylo blonde qui pourrait etre une rivale, et surtout un commissaire pugnace. Pendant tout ce temps, les cadavres continuent de tomber...

    Acteurs (20)

    Production et distribution (4)

    Productions Déléguées :

    Soprofilms, Les films du Carrosse

    Exportation / Vente internationale :

    MK2 Films (ex MK2)

    Coproduction :

    Films A2

    Distribution France :

    Acteurs Auteurs Associés (AAA)

    Box Office : cumulé

    Box Office : chronologie

    Sorties à l'international (2)

    PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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    Diffusions TV : Cumulé

    Diffusions TV : détail par pays

    Propos

    Analyse

    Le générique est un long travelling arrière cadrant Fanny Ardant se rendant à son travail. La caméra découvre ensuite un marais brumeux au petit matin, un chasseur à l'affût se retourne ; un coup de carabine, le chasseur s'effondre, le visage ensanglanté. C'est le début de Vivement dimanche ! Massoulier est mort. Les familiers de l'œuvre de Truffaut le connaissent sans l'avoir jamais vu : son nom apparaît dès La mariée était en noir (Massoulier est cet ami de Corey dont le dialogue nous apprend qu'il "s'est fait" l'hôtesse sur le Montréal-Paris). Dans les Deux Anglaises, al femem photographe déclare à Claude Roc qu'elle aurait pu le rencontrer à une soirée chez Massoulier où on l'avait attendu en vain ; dans Le Dernier Métro, Nadine fait la même remarque à Bernard Granger. On retrouve aussi l'agence de détectives de Baisers volés et le pervers fétichiste de l'homme qui aimait les femmes. Comme dans la peau Douce, l'héroïne, Barbara, occupe la chambre 813 en hommage à Maurice Leblanc ; son nom de famille est Becker en hommage au cinéaste. Au début du film, tandis que la femme du patron gît assassiné, un plan fait référence à une phrase de Cocteau en cadrant sur le poignet du cadavre une montre qui continue à marquer les secondes ; à la fin, pour démasquer le meurtrier, l'inspecteur de police donnera au téléphone une recette de salade de pommes de terre sortie tout droit de La règle du Jeu. La déclaration de l'avocat : "la vie n'est pas un roman", joue elle sur le titre du film de Resnais.

    Le film est truffé de références et de citations des maîtres. L'usage du noir et blanc est destiné à évoquer les images du passé "Vivement dimanche ! s'efforcera de restituer l'ambiance nocturne, mystérieuse et brillante des comédies américaines policières qui, autrefois, nous enchantaient. Je crois que le noir et blanc nous aidera à retrouver le charme disparu", déclarait Truffaut dans sa correspondance.

    Avec cette comédie policière qui est du début à la fin un hommage à la fiction et à l'art de conter, Truffaut illustre de façon magistrale sa conviction qu'un film n'a rien à dire ou si l'on veut que la forme peut être un message. Le film à l'image de ses personanges exalte plus le goût du jeu qu'il ne préconise le goût des jouets. La première victime de cette obsession de la possession est Maître Clément trop attaché à la possession des femmes et qui tient dans le commissariat un discours sentencieux sur les enfants qui ne veulent pas partager leurs jouets.

    La seconde victime des jouets est Marie-Christine, la femem de Julien, qui n'aime le jeu que dans son rapport à l'argent. Les milieux qu'elle fréquente sont ceux des courses et de la prostitution. Cohérence de la mise en scène, Marie-Christine se considère comme un objet et sa mort sera filmée à la manière hollywoodienne, là où les stars n'étaient considérées que comme des objets : couleurs grises faiblement contrastées mais glacées, maquillage aussi clinquant que parfait, désordre ordonné…

    L'enjeu du film est de sortir Julien Vercel de ses jouets pour lui faire découvrir l'amour du jeu. Une grande partie de ses problèmes provient en effet de sa fascination pour les blondes platinées (scène de la secrétaire au doigt frappeur). C'est son fétichisme qui l'empêche de voir l'amour que lui ouvre Barbara. Le fétichisme étant ici donné comme un signe de déchéance (le noceur de l'ascenseur). Julien Vercel, personnage de cinéma, peut remonter à la surface de la vie alors que Bertrand Morane, L'Homme qui aimait les femems, écrivain, travaillait à s'enfoncer toujours davantage dans la mort. Ses grosses colères sont souvent l'occasion de sortir de lui-même et il parodie de manière enfantine le jeu des détectives (c'est moi qui suis le détective... non c'est moi…Attention, on décroche ensemble à la deuxième sonnerie, on cuisine l'un après l'autre la caissière du cinéma…). L'enthousiasme de l'enfance semble ici le catalyseur de l'amour et transforme Julien Vercel qui au début paraissait maladroit peu sympathique et engoncé dans le sérieux social.

    © Anne Gillain, "François Truffaut, le secret perdu", ed. Hatier, 1991.

    Photos (6)

    Générique détaillé (22)

    Producteur délégué :

    François Truffaut

    Auteur de l'œuvre originale :

    Charles Williams

    Scénaristes :

    François Truffaut, Suzanne Schiffman, Jean Aurel

    Ingénieur du son :

    Pierre Gamet

    Assistants opérateurs :

    Florent Bazin, Tessa Racine

    Attachée de presse (film) :

    Marie-Christine Malbert

    Assistante monteuse :

    Marie-Aimée Debril

    Scripte :

    Christine Pellé

    Auteur de la musique :

    Georges Delerue

    Costumière :

    Michèle Cerf

    Mixeur :

    Jacques Maumont

    Assistants à la réalisation :

    Suzanne Schiffman, Pascal Deux, Rosine Robiolle

    Producteurs :

    Armand Barbault, François Truffaut

    Directeur de la photo :

    Nestor Almendros

    Assistant son :

    Bernard Chaumeil

    Directeurs de production :

    Armand Barbault, Roland Thénot

    Monteuse :

    Martine Barraqué

    Assistants de production :

    Pascal Deux, Rosine Robiolle

    Décorateur :

    Hilton McConnico

    Bruiteur :

    Daniel Couteau

    Chefs maquilleurs :

    Thi-Loan Nguyen, Chantal Durpoix

    Secrétaires de production :

    Josiane Couëdel, Donatienne Demarestz

    Mentions techniques

    Long métrage

    Genre(s) :

    Fiction

    Sous-genres :

    Comédie, Thriller

    Thèmes :

    Meurtre

    Langue de tournage :

    Français

    Autre pays coproducteur :

    France

    EOF :

    Inconnu

    Nationalité :

    100% français (France)

    Année de production :

    1983

    Sortie en France :

    10/08/1983

    Durée :

    1 h 50 min

    Etat d'avancement :

    Sorti

    Numéro de visa :

    55509

    Visa délivré le :

    20/06/1983

    Agrément :

    Inconnu

    Formats de production :

    35 mm

    Type de couleur(s) :

    Noir & blanc

    Cadre :

    1,66

    Format son :

    Mono

    Affiches (4)

    Réalisateur

    Actualités (2)

    Sélections en festivals (4)

    The Alliance Française French Film Festival (Australie) - 2014

    The Alliance Française French Film Festival (Australie) (Australie, 2014)

    Sélection

    Tribute to a master : François Truffaut

    Festival international du film de Shanghai - 2012

    Festival international du film de Shanghai (Chine, 2012)

    Sélection

    Compétition officielle

    Mostra - Festival international du film de São Paulo  - 2009

    Mostra - Festival international du film de São Paulo (Brésil, 2009)

    Sélection

    Sélection Officielle internationale

    Les César du Cinéma Français - 1984

    Les César du Cinéma Français (France, 1984)

    Sélection (2)

    Meilleur réalisateur : François Truffaut

    Meilleure actrice : Fanny Ardant