Au hasard BalthazarUn film de Robert Bresson Produit par : Argos Films Genre(s) : Fiction - Durée :
1h 20mn
Sortie en France :
25/05/1966
Année de production :
1966
Réalisateur Acteurs Synopsis Balthazar c'est le "patira", le souffre-douleur, chacun de ses maîtres incarne un vice de l'humanité : et par chacun de ses maîtres, Balthazar souffrira d'une souffrance différente. Ce qu'il pense, nul ne le sait. mais il a l'œil d'un juge. Sa vie sereine s'oppose à celle des hommes, tumultueuse. il finit par mourir, car il porte leur péché : l'or dont l'ont chargé des contrebandiers en route vers la frontière espagnole. Propos
Quand, en 1966, Bresson réalise Au hasard Balthazar, il a déjà derrière lui une solide réputation et quelques films imparables (Pickpocket, le Procès de Jeanne d'Arc) sur des voleurs et des saintes, et ce n'est sans doute pas sans un certain humour noir qu'il donne cette fois le premier rôle à un âne, comme par un tour de vis supplémentaire à son dégoût des comédiens. Balthazar raconte donc, à la manière d'un roman picaresque, la vie d'un âne passant de main en main, battu, malmené, harassé à la tâche, sous le soleil ou la neige, tour à tour qualifié selon les maîtres de «rétrograde et ridicule», «satan», «camarade», «génie» de cirque ou «saint». Bresson dresse, via l'oeil stoïque et «admirable» de la bête, un panoptique des vices qui accablent les hommes; l'orgueil, la luxure, l'ivrognerie, l'avarice traversent le film, diversement incarnés par des corps raides aux voix monocordes: une jeune fille, un maître d'école, un voyou, un vagabond, un marchand («La vie n'est qu'un champ de foire...»). Balthazar, loin des habituelles bestioles antropomorphes du cinéma en bas âge, ne gambade jamais hors des limites de son règne et c'est le coup de force du film d'obliger le spectateur à se régler sur un point de vue inhumain. En ce sens, il va plus loin encore lorsqu'Arnold, le vagabond soûlé à mort, s'adresse à une borne kilométrique sur le bas-côté d'une route («Adieu ma chère et pauvre amie, condamnée à passer ici le reste de tes jours, à voir se promener les mêmes imbéciles»), moment génial de panthéisme fou où il n'y a plus le moindre fragment du monde qui ne puisse être crédité. Source : Libération Production et distribution Production déléguée : Argos Films Producteur associé : Parc Film, Athos Films Production étrangère : Svensk Filmindustri AB, Svenska Filminstitutet (Swedish Film Institute) Exportation/Ventes internationales : Roissy Films
Producteur délégué : Anatole Dauman Assistant à la réalisation : Jacques Kébadian, Claude Miller Adaptation et/ou dialoguiste : Robert Bresson Productrice : Mag Bodard Directeur de la photo : Ghislain Cloquet Ingénieur du son : Antoine Archimbaud Assistant opérateur : Emmanuel Machuel Cadreur : Jean-César Chiabaut Directeur de production : Philippe Dussart Attaché de presse (film) : André-Paul Ricci Monteur : Raymond Lamy Chef décorateur : Pierre Charbonnier
Long-métrage Genre(s) : Fiction Sous-genres :
Conte philosophique
Thèmes :
Métaphysique, Nature, Parabole
Langue de tournage : Français Nationalité :
Majoritaire français (France, Suède)
Année de production :
1966
Sortie en France :
25/05/1966
Durée :
1h 20mn
Etat d'avancement :
Sorti
Numéro de visa :
30705
Visa délivré le :
09/05/1966
Agrément :
Oui
Formats de production :
35 mm Type de couleur(s) :
Noir & blanc
Cadre :
1,66
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