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Ridicule

Ridicule

Un Long métrage de Patrice Leconte

Produit par Epithète Films, Ciné@

Sortie en France : 09/05/1996

  • Sommaire

Acteurs (39)

Production et distribution (4)

Productions Déléguées :

Epithète Films, Ciné@

Exportation / Vente internationale :

The Bureau Sales

Coproduction :

France 3 Cinéma

Distribution France :

Polygram

Box Office : cumulé

Box Office : chronologie

Sorties à l'international (34)

PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

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Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

Versailles, 1780. La cour de Louis XVI et ses antichambres, où sont réunis le pouvoir et l'espoir : le pouvoir des ministres et des grands du royaume, l'espoir de centaines de solliciteurs issus de la petite noblesse. Car on distribue de tout, à Versailles : commandements, rubans et croix avec leurs pensions, titres honorifiques et charges administratives... A la cour, le nombre des privilèges à distribuer étant modeste en regard du nombre des solliciteurs, s'instaure une bourse de l'estime où chacun a sa cote. Et qu'est-ce qui peut faire fluctuer les cotes dans une société mondaine et oisive, sinon l'Esprit ? A moins qu'on ne trébuche sur le Ridicule...

Propos

"Madame, si je suis tué faites porter mon chapeau et mes éperons à ma mère, et donner le reste à vos pauvres à l’exception, bien sûr, des habits de cour qui ajouteraient le ridicule à leur misère. L’amant intrigant et causeur venimeux finirait donc par un coup de pistolet ? J’ignore quelle morale on en pourrait tirer. Peut-être mon tort est-il d’avoir jugé que des fruits naîtraient d’un arbre pourri ? Pour l’amant, il ne regrette rien. Nous nous sommes livrés sans passion et nous nous quittons sans regret mais j’ose croire, Madame, qu’entre les deux la volupté laissa un peu de place à l’amitié. "
Grégoire Ponceludon de Malavoy
Extrait de "Ridicule " Texte choisi par Rémy Waterhouse - Scénariste

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 Analyse

Ridicule montre l'aspect grotesque de la noblesse au XVIIIe siècle. La seule manière de s'adresser au roi est d'user d'esprit, d'intelligence et de beau langage. La rivalité est omniprésente dans les salons, les nobles s'humilient les uns les autres pour pouvoir augmenter leur estime auprès du roi. Le baron de Malavoy, bien qu'étranger à cet esprit, sera obligé d'y entrer pour pouvoir s'adresser au roi afin d'obtenir les fonds nécessaires à l'assèchement des marais de la Dombes. Il se découvrira très vite un don particulier pour le beau langage, mais ne parviendra cependant pas à obtenir une conversation avec le roi.

Le Comte de Bussy-Rabutin, dans ses mémoires sur le début du règne de Louis XIV, décrit l'aspect peu accessible du souverain, et l'extrême difficulté que celui-ci a à faire parvenir des messages au roi, alors qu'il est issu d'une des plus anciennes et influentes familles du Royaume.

Le Duc de Saint-Simon, dans ses mémoires relate son ambassade en Espagne pour le mariage de Louis XV et de l'infante Marie Anne Victoire d'Espagne, et apprécie les séances hebdomadaires où le roi d'Espagne reçoit tout demandeur, à la différence de ce qui se passe en France.

Norbert Elias décrit le phénomène de cour dans lequel se laissent enfermer Louis XV mais surtout Louis XVI, le roi ne devient presque plus accessible.

À cette époque des livres de saillies verbales circulaient régulièrement, et étaient appris et utilisés (vente Rothschild Sotheby's mai 2006, l'exemplaire personnel du Marquis de Marigny - frère de la Marquise de Pompadour).

Le Marquis de Malavoy quitte à la fin Versailles après avoir été sévèrement humilié (rappelons que la peur du ridicule est terrible dans ce milieu). Il finit par obtenir des fonds grâce à sa nouvelle qualité d'ingénieur du Génie Civil, et se lance dans son projet avec son épouse Mathilde. Ces informations sont dites par le marquis de Bellegarde, réfugié en Angleterre pendant la sombre période de la révolution française. Malavoy apparait alors comme purifié après avoir fui Versailles et sa noblesse ridicule, il a réussi à obtenir une somme d'argent pour son projet, et ce, non pas grâce à la volonté du roi (d'ailleurs mort, puisque nous sommes en 1794 à la fin du film), mais grâce au gouvernement révolutionnaire.

Bellegarde semble cependant nostalgique de cette période, et le décor final montre parfaitement son état d'esprit (un ciel anglais recouvert de nuages, un paysage mélancolique...).

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Récompenses

1996
Ouverture du festival de Cannes

1997
César du meilleur film
César du meilleur réalisateur - Patrice Leconte
César des meilleurs décors - Ivan Maussion
César des meilleurs costumes - Christian Gasc
Nomination : Oscar du meilleur film étranger
David di Donatello (Meilleur film étranger)
BAFTA (Meilleur film étranger)

Source : Wikipedia
 

Générique détaillé (18)

Producteurs délégués :

Gilles Legrand, Frédéric Brillion, Philippe Carcassonne

Scénaristes :

Rémi Waterhouse, Michel Fessler, Eric Vicaut

Ingénieurs du son :

Paul Lainé, Joël Rangon

Attachée de presse (film) :

Denise Breton

Monteur son :

Jean Goudier

Scriptes :

Marie Leconte, Marguerite Perlado

Auteur de la musique :

Antoine Duhamel

Costumier :

Christian Gasc

Photographe de plateau :

Catherine Cabrol

Assistants à la réalisation :

Grégoire Barachin, Michel Ganz

Directeur de la photo :

Thierry Arbogast

Directrice de production :

Michèle Arnould

Monteuse :

Joëlle Hache

Assistants monteurs :

Fanchon Brulé, Mathilde Butor, Stéphanie Gaurier

Décorateur :

Ivan Maussion

Bruiteur :

Pascal Chauvin

Mixeur :

Dominique Hennequin

Régisseur général :

Didier Abot

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Comédie sociale, Drame

Langue de tournage :

Français

Autre pays coproducteur :

France

EOF :

Inconnu

Nationalité :

100% français (France)

Année de production :

1996

Sortie en France :

09/05/1996

Durée :

1 h 42 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

86.063

Visa délivré le :

03/05/1996

Agrément :

Oui

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

Scope

Format son :

Dolby SR

Affiches (1)

Réalisateur

Actualités (2)

Sélections en festivals (6)

Festival du film français de Stockholm  - 2010

Festival du film français de Stockholm (Suède, 2010)

Sélection

Sélection de Films français

Festival international du film de Seattle - 2004

Festival international du film de Seattle (Etats-unis, 2004)

Sélection

Hommage à Patrice Leconte

Oscars du Cinéma - 1997

Oscars du Cinéma (Etats-unis, 1997)

Sélection

Nomination Oscar du Meilleur film en langue étrangère

Les César du Cinéma Français - 1997

Les César du Cinéma Français (France, 1997)

Sélection (12)

Meilleur film

Meilleurs costumes : Christian Gasc

Meilleur son : Jean Goudier, Dominique Hennequin, Paul Lainé

Meilleur décor : Ivan Maussion

Meilleur scénario original ou adaptation : Rémi Waterhouse

Meilleur montage : Joëlle Hache

Meilleure photo : Thierry Arbogast

Meilleure musique originale : Antoine Duhamel

Meilleur réalisateur : Patrice Leconte

Meilleur acteur dans un second rôle : Jean Rochefort

Meilleur acteur dans un second rôle : Bernard Giraudeau

Meilleur acteur : Charles Berling

Les Lumières - 1997

Les Lumières (France, 1997)

Sélection

Films français

Festival international du film de Cannes - 1996

Festival international du film de Cannes (France, 1996)

Sélection

Sélection officielle long-métrage

Palmarès (2)

Les César du Cinéma Français - 1997

Les César du Cinéma Français (France, 1997)

Prix (4)

César de la meilleure réalisation : Patrice Leconte

César du meilleur film

César des meilleurs costumes : Christian Gasc

César des meilleurs décors : Ivan Maussion

Les Lumières - 1997

Les Lumières (France, 1997)

Prix

Meilleur Film

Délégations

Les César du Cinéma Français - 1997

Les César du Cinéma Français (France, 1997)

Equipe (3)

Décorateur : Ivan Maussion

Réalisateur : Patrice Leconte

Costumier : Christian Gasc