En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]

Par-delà les nuages

Un Long métrage de Michelangelo Antonioni

Produit par Ciné B

Sortie en France : 24/01/1996

  • Sommaire

Acteurs (12)

Production et distribution (5)

Production Déléguée :

Ciné B

Productions Étrangères :

Cecchi Gori Group, Road Movies Filmproduktion

Distribution France :

Polygram

Coproductions :

Sunshine, France 3 Cinéma

Exportation / Vente internationale :

Pathé Distribution

Box Office : cumulé

Box Office : chronologie

Sorties à l'international (38)

PaysDistributeurAcheteurDate de sortie

Voir tout

Voir moins

Désolé, aucun résultat ne correspond à votre recherche.

Diffusions TV : Cumulé

Diffusions TV : détail par pays

Synopsis

Muni d'un appareil photo, un cinéaste promène son regard dans des villes de France et d'Italie. Sa quête intérieure lui inspire quatre histoires d'amour : Dans la première, un jeune homme est tellement épris d'une jeune fille qu'il ne peut se résoudre à sacrifier son désir au plaisir. Dans la deuxième, c'est la fascination du réalisateur pour une jeune femme qui lui avoue "J'ai tué mon père...". A Paris, des couples se déchirent. Deux ruptures. Une rencontre. C'est la troisième histoire. La sublimation de l'amour est le thème de la dernière histoire : un même coeur peut-il aimer Dieu et les hommes ?

Propos

"Un dimanche dans ma vie avec Michelangelo Antonioni

C'était la fin d'un été chaud, les journées étaient habillées de magnifiques jaunes soufre et de mauves lavande suivies de nuits bleues fraîches-froides. Nous étions tous réunis dans l'église St Jean-de-Malte à Aix-en -Provance, ville de fontaines et d'étudiants. Win Wenders, patient, proposait des plans qui n'ont eu pour seule réponse qu'un de ces fameux "No" suivi par "Dio Mio". La voix du maître résonnait sur les murs de l'église. Dans un coin, la déco accrochait un crucifix géant. Les religieux aidaient, tout fiers d'avoir sous leur toit un génie du cinéma. Michelangelo maintenant endormi donnait le ton. L'église était un lieu serein, où l'urgence du tournage semblait mal placée et un brin vulgaire. Mastroianni confirme que sur "La Notte" il prenait toujours de courtes siestes sur le plateau, c'était une manière de chercher dans le monde des rêves des solutions de tournage, il fallait qu'il dorme ses 10 minutes sur le décor. La tension commençait à se faire sérieusement senti quand soudain le maître redresse la tête, cherche de la main un bras ou une épaule sur laquelle s'appuyer. J'entends un "Vieni". L'équipe se masse en témoin silencieux. Entre les colonnes internes du flanc droit de l'architecture spirituelle, mon vieil ange s'arrête, désigne du doigt le ventre de l'église, plonge son oeil dans mes yeux et reste là, silencieux, confiant (nous nous sommes parlés tant de fois dans le silence des mots). Il savait et je savais. Ses yeux étaient d'un sérieux redoutable, il finit son geste avec un "Bello" insistant sur l'importance du moment : "Bello". Antonioni avance jusqu'à la prochaine halte, cette fois son index accuse l'immense crucifix fraîchement posé : "Bello"... presque tristement. Quelques pas supplémentaires et c'est le chant du choeur qu'il conduit de la main, accompagné d'un... "Bello" admiratif. Nos pas maintenant résonnent et habitent l'église. Il me demande de m'asseoir, de fermer les yeux comme pour m'endormir, ce que je fais. Derrière mes paupières, une larme puis une autre. Mes yeux s'ouvrent et je vois pour la première fois, Michelangelo debout sans l'aide de qui que ce soit, un sourire aux lèvres, les larmes aux yeux... Le dernier geste est pour l'équipe : "Le travelling là, comme cela, plus à droite, c'est trop...". Il le changera plusieurs fois de quelques centimètres pour finalement filmer une réflexion sur Dieu. Un jour à Venise, j'ai dit en parlant avec Michelangelo qu'il savait le cinéma. Il le sait et le saura toujours"
(Vincent Pérez)

Générique détaillé (13)

Producteurs délégués :

Stéphane Tchalgadjieff, Philippe Carcassonne

Scénaristes :

Michelangelo Antonioni, Wim Wenders, Tonino Guerra

Ingénieur du son :

Jean-Pierre Ruh

Monteurs :

Claudio Di Mauro, Michelangelo Antonioni

Auteur de la musique :

Laurent Petitgand

Mixeur :

Thierry Lebon

Régisseur général :

Yorick Kalbache

Auteur de l'œuvre originale :

Michelangelo Antonioni

Directeur de la photo :

Alfio Contini

Directrice de production :

Arlette Danis

Décorateur :

Thierry Flamand

Costumière :

Esther Walz

Photographe de plateau :

Donata Wenders

Mentions techniques

Long métrage

Genre(s) :

Fiction

Sous-genres :

Comédie dramatique

Langue de tournage :

Français, Italien, Anglais

Origines :

France, Italie, Allemagne

EOF :

Inconnu

Nationalité :

Majoritaire français (France, Italie, Allemagne)

Année de production :

1995

Sortie en France :

24/01/1996

Durée :

1 h 44 min

Etat d'avancement :

Sorti

Numéro de visa :

84.460

Visa délivré le :

25/01/1996

Agrément :

Oui

Formats de production :

35 mm

Type de couleur(s) :

Couleur

Cadre :

1,66

Format son :

Dolby SR