ProfilActivités : Réalisateur, Scénariste, Adaptation et/ou dialoguiste, Acteur
Date de décés : 19/11/2006
Derniers filmsUn ami parfait(2006), de Francis Girod
Mauvais genres(2001), de Francis Girod
Calino-Maneige(1999), de Jean-Patrick Lebel
Terminale(1998), de Francis Girod
Passage à l'acte(1996), de Francis Girod
Délit mineur(1993), de Francis Girod
Lacenaire(1990), de Francis Girod
Zanzibar(1989), de Christine Pascal
L' Enfance de l'art(1988), de Francis Girod
Descente aux enfers(1986), de Francis Girod
Toute la filmographie
BiographieNé à Semblançay (Indre-et-Loire), Francis Girod débute sa carrière dans le cinéma comme assistant-réalisateur aux côtés d’Alex Joffé ("Les Culottes rouges", 1962), Jean-Pierre Mocky ("Les Vierges", 1963), Roger Vadim ("La Ronde" 1964; "La Curée", 1966) et Pierre Grimblat ("Les Amoureux du France", "Cent briques et des tuiles"). En 1965, en tant que journaliste, il collabore au Nouvel Observateur et Combat tout en travaillant pour l’O.R.T.F : "Les Femmes aussi", "Dim Dam Dom" et "En toutes lettres".
En 1967 Francis Girod devient réalisateur TV : séries "Périscope" et "En toutes lettres" et se lance dans la production de films : "L'Horizon" (Jacques Rouffio, 1967), "Léa L’Hiver" (Marc Monnet, 1971), "La République est morte à Dien-Bien-Phu" (Jérôme Kanapa et Jean Lacouture, 1974) et "Sept Morts sur ordonnance" (Jacques Rouffio, 1975), "Beau Masque" (Bernard Paul, 1972), "Juliette et Juliette" (Rémo Forlani, 1974). Enfin, c’est en tant qu’acteur qu’il s’illustre dans "L’Horizon" de Jacques Rouffio, "Les Idoles" de Marc’O, "Pierre et Paul" de René Allio, "Camille" de Claude Miller, "Le Voleur de crimes" de Nadine Trintignant, "L’Italien des roses" de Charles Matton, "Le Jeu avec le feu" d’Alain Robbe-Grillet, "Saxo" d’Ariel Zeitoun, "Zanzibar" de Christine Pascal, "L627" de Bertrand Tavernier et "Mensonges" de François Margolin.
En 1974, Francis Girod réalise son premier long-métrage pour le cinéma : "Le Trio infernal", film d’humour noir, brillamment interprété par Michel Piccoli, Romy Schneider, et Andréa Ferreol. En 1977, "René la canne", son deuxième long métrage est de nouveau inspiré d’une affaire criminelle, puis, il adapte le célèbre roman de Georges Conchon sur la décolonisation, "L’État Sauvage". Tout au long de sa carrière, le réalisateur embrasse à la fois les thèmes du film noir, du film historique et de la critique sociale : "L’Etat sauvage" (1978) dresse le tableau d’une Afrique déstabilisée par l’indépendance ; "La Banquière", son plus gros succès (1980) est un film d’époque construit autour de la présence de Romy Schneider, alors au sommet de sa carrière. Inspiré du roman de Françoise Giroud, "Le Bon Plaisir" (1984) traite avec ironie des moeurs politiques. La vie de l’assassin poète "Lacenaire" (1990), est remarquablement servie par l’interprétation de Daniel Auteuil. En 1994, avec "Délit mineur", il revient vers le film noir, tout comme avec "Passage à l’acte" en 1996, puis "Terminale" en 1997. En 2001, Francis Girod signe son 13e long-métrage avec "Mauvais Genres", interprété par Richard Borhinger et Robinson Stévenin ( avec à la clé un César du Meilleur espoir en 2002°
Les films de Girod sont souvent truffés de références à l'actualité, à l'image de Terminale ou d'Un ami parfait (2006), un thriller sur la face cachée de l'industrie agro-alimentaire.