ProfilActivités : Réalisatrice, Scénariste, Adaptation et/ou dialoguiste, Actrice, Directeur de la photo, Monteuse
Derniers filmsCoupable(2007), de Laetitia Masson
Un grain de beauté(2004), de Odile Abergel
Pourquoi (pas) le Brésil(2004), de Laetitia Masson
La Repentie (2001), de Laetitia Masson
Love Me(2000), de Laetitia Masson
À vendre(1998), de Laetitia Masson
Je suis venue te dire...(1997), de Laetitia Masson
En avoir (ou pas)(1995), de Laetitia Masson
Vertige de l'amour(1995), de Laetitia Masson
Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (Les)(1993), de Laurence Ferreira Barbosa
Toute la filmographie
BiographieEtudes à la Fémis (1988-1992).
1993 : réalisation d'un moyen-métrage, "Nulle part", avec Hélène Fillières et Julien Rassam. Récompensé par le Grand Prix du Festival de Pantin, il s'agit d'un road-movie sous influence "Bonnie and Clyde" d'Arthur Penn. [peu visible jusqu'à présent, le film a été intégré aux bonus DVD de "Coupable", dernier film en date de Laetitia Masson].
1994 : Masson participe à l'opération "3000 scénarios contre un virus" avec le court “Vertige de l’amour”. Une jeune fille (Estelle Perron) y refuse de coucher sans préservatif. En ouverture, les premiers vers de "Réversibilité", le poème de Baudelaire.
de 1995 à 2000 : LM tourne trois longs-métrages aux côtés de Sandrine Kiberlain - César du meiilleur espoir féminin 1996 à ce titre - dans ce qu'officieusement on pourrait appeler une trilogie. Ce sera "En avoir (ou pas)", inspiré par le roman d'Hemingway et son adaptation par Hawks ; "A vendre", son plus grand succès critique et son oeuvre la plus connue ; et enfin "Love me", en compétition officielle au festival de Berlin, film rock'n'roll dans sa structure (éclatée) comme dans le choix de son interprète (Johnny Hallyday). Au fil de la trilogie, le style de la réalisatrice se précise : s'écarter de toute forme de réalisme documentaire pour lui substituer une relecture de la réalité, à l'aune de sa poésie naturelle. En somme, il suffit d'exercer son regard et de donner à voir les choses sous un angle particulier ou point de vue.
1997 : parallèlement à la préparation de son film "A vendre", la réalisatrice tourne pour Documentaire Sur Grand Ecran un essai épistolaire, dans l'esprit du journal filmé. "Je suis venue te dire...", avec son titre gainsbourgien transposé au féminin, relate une histoire d'amitié-amour autobiographique entre deux femmes. Le montage, d'une grande sensibilité, mélange les supports, s'appuie sur des chansons de Bim Sherman et du groupe Lamb, intègre même une scène coupée d'"En avoir (ou pas)" où se meut son héroïne romanesque du moment, S. Kiberlain.
2001 : à l'issue d'une rencontre avec la productrice Michèle Halberstadt (ARP) et Isabelle Adjani, Masson orchestre le soi-disant "come-back" de cette dernière, après cinq années de silence. "La repentie", film de commande, n'obtient pas le succès escompté. Mais les thématiques de la cinéaste sont toujours au rendez-vous. En effet, Adjani campe ce qu'il convient d'appeler une héroïne "massonienne" : origines modestes, vision haute bien que désabusée de l'amour, inadaptation sociale (en ce qui concerne le travail), personnage décalé par son apparence et sa gestuelle... Aussi "ovni" soit-il dans la filmographie de la cinéaste, le film témoigne de ce que Masson est un auteur à part entière.
2004 : film de commande à l'origine, "Pourquoi (pas) le Brésil" est au final moins une adaptation illustrative du roman de Christine Angot "Pourquoi le Brésil ?" qu'une réflexion drôle, souvent pertinente, sur l'adaptation et le statut de cinéaste en France aujourd'hui. LM reçoit un bon accueil critique, en particulier du mensuel "Positif" qui depuis ses débuts lui consacre un entretien par film.
2005 : Elsa Zylberstein, qui vient d'être sa Christine Angot et son double dans "Le Brésil", propose à la réalisatrice de mettre en scène aux Bouffes du Nord un texte oublié : "Laissez-moi" de Marcelle Sauvageot. Là-aussi, Masson se réapproprie la matière écrite, change d'ailleurs le titre (la pièce s'intitule désormais "Commentaire") et tourne un film muet avec Zylberstein, Jonathan Zaccaï et Chiara Mastroianni pour illustrer, à l'arrière-plan de la scène, les émotions, pensées et fantasmes du personnage.
2007 : Masson écrit un scénario original, "Coupable", qu'elle tourne avec sa toute première actrice Hélène Fillières et son fidèle chef-opérateur Antoine Héberlé. La démarche esthétique de la cinéaste s'est radicalisée entre-temps, influencée par le dépouillement du "Dogville" de Lars von Trier.
Créations parallèles :
- réalisation de clips pour Francis Cabrel ("Le monde est sourd"), France Gall ("Privée d'amour") et Patrick Bruel ("J'te mentirais")
- réalisation d'un court-métrage, "Numéro 86" (2008), dans le cadre de l'exposition "Prenez soin de vous" de Sophie Calle. Les deux femmes sont interprétées par Calle et Aurore Clément.
- à la demande d'X-plicit Films, et aux côtés d'autres femmes artistes (Arielle Dombasle et Lola Doillon entre autres), LM a réalisé un court-métrage érotique à la lisière de la pornographie et au titre explicite : "Enculées". Présenté au dernier festival de Venise, il sera diffusé fin octobre 2008 sur Canal+ et disponible simultanément par téléchargement sur le site SecondSexe.
Ivan Hérard Rudloff