Ufi s'associe à la Journée de l'Hommage National aux victimes des attentats du 13 novembre.

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Festivals, événements

29 avril 2010 à 13:34

Stéphane Brizé raconte son déplacement en Chine

Stéphane Brizé faisait partie de la délégation française présente lors du 7e Panorama du cinéma français qui s'est tenu en Chine en avril. Il nous donne ses impressions.

Bien sûr je me souviendrai de notre arrivée dans le hall de l'hôtel de Canton grand comme un terrain de football, bien sûr je me souviendrai de la gare de cette même ville immense comme un aéroport, bien sûr je me souviendrai de Wuhan, ville gigantesque et inhumaine écartelée entre immeubles en noir et blanc et quartiers éventrés par des travaux titanesques, bien sûr je me souviendrai de ce petit îlot de tranquilité, sorte de village du prisonnier isolé de la ville déchiquetée de Wuhan, où Mao aimait venir se reposer et compter ses morts et où un hôtel coquet nous a accueillis. Bien sûr je me souviendrai de l'aéroport de Pékin qui fait ressembler nos aéroports parisiens à des gares de sous-préfectures. Bien sûr je me souviendrai du gigantisme interminable de la capitale chinoise et de ses 5 périphériques. Bien sûr je me souviendrai de cette discussion avec un patron de salles de cinéma en Chine, synthèse étonnante et effrayante du communisme et du capitalisme, qui n'a guère envie de laisser beaucoup de place aux films d'auteurs dans ses salles flambantes neuves. Bien sûr je me souviendrai de la cérémonie d'ouverture du Panorama du film français à Pékin transformée en évènement people à grand renfort de starlettes chinoises et retransmise à la télévision pour quelques dizaines de millions de spectateurs qui nous auront vu chanter Happy Birthday pour fêter l'anniversaire de Josiane Balasko. Bien sûr je n'oublierai pas le volcan islandais qui nous a bloqués cinq jours à Shanghaï pour nous permettre de prolonger ces moments de sincère et rare amitié entre tous les membres de la délégation.
Mais peut-être me souviendrai-je encore plus de ces deux heures passées à l'Académie de cinéma de Pekin avec Jia Zhang Ke où nous avons parlé tous les deux avec des étudiants. Un moment rare en compagnie d'un réalisateur démesurément doué et qui scrute dans chacun de ces films les liens entre les hommes et les femmes dans cette Chine qui a l'appétit d'un ogre. Un réalisateur qui me permet de comprendre ce que mes yeux ont vu. C'est à dire... un réalisateur nécessaire.

Auteur : Service Communication

Dernière mise à jour : 13 mai 2010 à 13:34 CEST

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