Ufi s'associe à la Journée de l'Hommage National aux victimes des attentats du 13 novembre.

Ufi s'associe à la Journée de l'Hommage National aux victimes des attentats du 13 novembre.

Ufi s'associe à la Journée de l'Hommage National aux victimes des attentats du 13 novembre.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

[En savoir plus][OK]

Chiffres à l'international

20 décembre 2002 à 13:02

2002 : ascension du cinéma français à l'international

Le record établi en 2001 sera renouvelé en 2002 : sur 11 mois, les films de langue française ont rassemblé 40,2 millions d’entrées dans les salles à l’étranger.

2002 conforte la tendance à la hausse, grâce au maintien du marché d’Europe occidentale ainsi qu’à l’essor des pays d’Europe centrale et orientale et de l’Asie.


Films de langue française : une tendance confirmée

En 2001, les films de langue française avaient rassemblé 37,4 millions de spectateurs dans les cinémas du monde (hors France), contre une moyenne de 17 les années précédentes. L’année 2002 confirme que les marchés étrangers sont dans une phase de réelle croissance pour le cinéma français : sur les 11 premiers mois, on décompte 40,2 millions d’entrées à l’étranger pour les films de langue française, pour un box-office de 218 M€. Le record de 2001 est donc battu, et ces deux années sont les meilleures que les films français aient connues depuis au moins 10 ans.

Evolution du Box-Office des films de langue française à l'étranger

1995 : 16,2 millions d'entrées (65 M€)
1996 : 16,2 millions d'entrées (72,1 M€)
1997 : 12,8 millions d'entrées (57,5 M€)
1998 : 13,1 millions d'entrées (66,6 M€)
1999 : 27 millions d'entrées (135 M€)
2000 : 16,6 millions d'entrées (108,9 M€)
2001 : 37,4 millions d'entrées (207,9 M€)

Ces résultats reposent sur des genres très variés de films. Si Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain domine le classement pour la seconde année consécutive, avec 10 millions d’entrées en 2002 (sur un total de 22 millions d’entrées), le Top 20 comporte des titres aussi divers que Astérix et Obélix, mission Cléopâtre, 8 Femmes, Wasabi, Tanguy, La Pianiste, Sur mes lèvres, L’ Auberge espagnole, Le Boulet, Ma femme est une actrice, Embrassez qui vous voudrez, etc. On note toutefois que les premières places du classement sont plutôt occupées par les productions orientées vers le public adolescent.

À L’Est, du nouveau

Le poids des diverses zones :
Europe occidentale : 53% des entrées (dont 35% pour les 4 grands pays)
Europe centrale et orientale : 13%
Amérique du nord : 18% (dont 14 % pour les Etats-Unis)
Amérique latine : 8%
Asie/Océanie : 7%

Deux tiers des entrées sont toujours enregistrées sur l’Europe au sens large, avec un poids déterminant des pays de l’Est qui pèsent autant que les États-Unis. Ces pays représentaient il y a 5 ans pour 6 à 8% des résultats. Ils ont donc presque doublé leur importance.

11 pays se situent à plus d’1 million d’entrées (langue française toujours) : avec une bonne tenue des 3 grands marchés européens (Allemagne, Espagne, Italie) et des pays francophones, et une montée en puissance des pays de l’Est (Russie et Pologne) et d’Amérique latine (Argentine, Brésil). Le grand “absent” est le Royaume-Uni, situé à la 18e place à l’échelle mondiale, avec seulement 470000 entrées pour les films de langue française.

Année en baisse pour les productions et coproductions de lancgue étrangère:
À fin novembre, les films français de langue étrangère accusent une baisse par rapport à 2001 : 11,8 millions d’entrées, contre environ 25 millions l’année précédente (12 mois). Les deux films qui se détachent du lot sont deux productions de langue anglaise, majoritairement financées par la France : Le Transporteur et Le Pianiste (Palme d’or à Cannes 2002). Il faut noter que les coproductions de langue étrangère suivent toujours une courbe en dents de scie, et qu’on ne peut a priori pas parler de tendance pour cette catégorie de films.

De nombreuses sorties annoncées pour 2003

Il apparaît déjà que l’année 2003 connaîtra un nombre important de sorties de films français, qu’il s’agisse de films ayant déjà entamé leur carrière internationale, ou de nouveaux titres. On peut par exemple citer : 18 ans après de Coline Serreau, À la folie, pas du tout ! de Lætitia Colombani, L’ Adversaire de Nicole Garcia, L’ Auberge espagnole de Cédric Klapisch, Belphégor, le fantôme du Louvre de Jean-Paul Salomé, Carnages de Delphine Gleize, Décalage horaire de Danièle Thompson, Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc, Etre et avoir de Nicolas Philibert, Le Fils des frères Dardenne, La Fleur du mal de Claude Chabrol, L’ Homme du train de Patrice Leconte, Irréversible de Gaspar Noé, Ni pour, ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch, Novo de Jean-Pierre Limosin, Petites coupures de Pascal Bonitzer, Le Pianiste de Roman Polanski, La Sirène rouge d’Olivier Mégaton, Swimming Pool de François Ozon, Taxi 3 de Gérard Krawczyk, Le Temps des loups de Michael Haneke, Les Tourtereaux de Francis Veber, Le Transporteur de Louis Leterrier, Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, etc.

Une tendance de fond

Le cap décisif pour le cinéma français à l’international a été franchi entre 2000 et 2001 : l’élargissement de l’offre de films, à savoir le développement des productions à destination du public adolescent, a permis de toucher une audience plus large que le cœur de cible traditionnel du cinéma français dans le monde. Un climat de confiance s’est rapidement installé auprès des distributeurs étrangers qui, en augmentant la taille des sorties pour les films français, ont contribué à l’explosion des résultats.
Une explosion qui s’explique aussi par le fait que, jusqu’alors, le cinéma français réalisait à l’international des scores très en dessous de son potentiel réel, contrairement à sa part de marché en France, où il bénéficie déjà d’une exposition médiatique et marketing très forte.
Si, dans l’Hexagone, le cinéma français devrait obtenir fin décembre une part de marché située dans la moyenne des années précédentes, à l’international, on observe en revanche une persistance des bons résultats, puisque 2002 surpasse même 2001. Cet apparent paradoxe est lié à la structure du marché mondial, constitué de pays très divers, dont les dynamiques fluctuent différemment dans le temps, et sur lesquels le calendrier de sortie des films français s’étale sur plusieurs années.
Ce fonctionnement confère au marché mondial une solidité dans le temps : il évolue sur la base de tendances à moyen terme, peu sensibles aux aléas du seul marché français. C’est en ce sens que la dynamique internationale engagée depuis 4 ans par le cinéma français est un réel atout pour l’avenir de la production en France.

Pour plus de détails sur les sorties en salles 2002 des films français à l'étranger, pays par pays, consultez notre rubrique "Infos mondiales".

Auteur : Service Communication

Dernière mise à jour : 23 avril 2009 à 13:02 CEST

Lié à cette actualité

Films liés (33)